« C'est une grande chose d'avoir, au sein même de l'Église catholique, la foi dans son intégrité »
-Saint Augustin

« L'ignorance est notre pire ennemi. »
-Saint Pie X

« La vérité vous rendra libre »
-Jean 8, 32

dimanche 16 novembre 2014

Adrien Arcand - Le Libéralisme : Poison diabolique


LE LIBÉRALISME : POISON DIABOLIQUE

Le LIBÉRALISME est la plus grande erreur des temps modernes en ce sens qu’il conduit infailliblement au matérialisme, à la négation pratique du péché originel, du bien et du mal, au socialisme d’État, au communisme athée. « Le SOCIALISME à le LIBÉRALISME comme PÈRE et le COMMUNISME comme HÉRITIER », dit S.S. Pie XI dans l’encyclique « QUADRAGESIMO ANNO ».
Le LIBÉRALISME, c’est cette erreur qui vient de la liberté mal comprise. Pour le LIBÉRALISME, la liberté, c’est le pouvoir de choisir entre le bien et le mal. Si c’est ça la liberté, si, parce que je suis libre, je peux choisir entre le bien et le mal, si Dieu m’a donné ce pouvoir, Il ne peut donc pas me condamner si je choisis le mal. C’est Lui qui fait ma liberté; c’est Lui qui serait responsable de mon choix. Dieu ne pourrait pas faire le reproche suivant à sa créature : « Pourquoi fais-tu le mal? » Elle Lui répondrait : « Seigneur, Vous m’avez donné la faculté, la possibilité, la permission, le privilège de choisir entre le bien et le mal. » Le péché, c’est agir contre la volonté de Dieu. S’Il a voulu me donner le droit de choisir entre le bien et le mal, je ne peux jamais aller contre sa volonté. Donc, il n’y a plus de péché avec une telle notion de la liberté. On ne peut faire de reproche à personne si on accepte ce sens du mot liberté.
Or, le LIBÉRALISME admet ce sens du mot liberté. Il détruit donc la notion du bien et du mal, enlève le péché originel : la Rédemption devient inutile avec le LIBÉRALISME, ainsi que la Révélation. Avec le LIBÉRALISME, l’homme est livré à la raison qui devient indépendante de Dieu, qui devient pratiquement Dieu, Le LIBÉRALISME détruit toute la religion, toute relation, tout lien entre le Créateur et la créature. Le LIBÉRALISME met sur un pied d’égalité le bien et le mal, laisse autant de latitude au mal comme au bien. Qu’arrive-t-il alors si l’on met sur un même niveau le bien et le mal? Nous, chrétiens, nous savons que c’est le mal qui va triompher si on donne autant de chance au mal qu’au bien. Pourquoi? C’est très facile à comprendre : il est plus facile de faire le mal que de faire le bien comme il est plus facile de descendre que de monter un escalier. Pour faire le mal, rien de plus facile : nous n’avons qu’à suivre nos instincts, nos penchants, nos passions, les inclinations de notre corps. Pour faire le bien, il faut livrer bataille à notre corps qui ne connaît pas Dieu : il est animal : il est incapable de penser; il ne connaît pas Dieu. Et il n’est pas soumis à l’âme qui seule peut connaître Dieu.
Le corps est incliné au bonheur : il faut qu’il ne lui manque rien : qu’il ait la plus grande chose auquel il est incliné : la complète satisfaction sexuelle. S’il n’était pas incliné à son bonheur, il serait incliné à sa destruction : ce qui est impossible, car l’être n’étant pas le néant, il ne peut tendre à le devenir. Le corps, pour être heureux, pour avoir son bonheur, doit tendre à réaliser ses plus grandes inclinations : celles du plaisir charnel.
Pour l’âme, au contraire, se satisfaire, avoir le bonheur, c’est-à-dire, ne manquer de rien, posséder la plus grande chose qu’elle connaît, c’est posséder Dieu, c’est avoir la jouissance de penser à Dieu. Si elle ne l’a pas, il lui manque quelque chose : elle est malheureuse. Elle compare toujours ce qu’elle a avec ce qu’elle peut avoir. Comme elle peut avoir le bon Dieu parce qu’elle Le connaît, elle n’est heureuse que lorsqu’elle pense à Dieu.
Telle que nous sommes faits, nous sommes mal faits parce qu’il y a toujours ce tiraillement, cette lutte continuelle entre les deux bonheurs, celui du corps et celui de l’âme. Or Dieu, qui fait bien tout ce qu’il fait, ne peut nous avoir fait ainsi au début de la création de l’homme. Il a créé l’homme avec cette parfaite soumission du corps à l’âme. La Révélation est là pour le prouver.
Adam et Ève, avant leur péché, étaient complètement nue et cela les laissait indifférents, n’était d’aucune conséquence, comme pour deux enfants de six mois complètement nus, dont les passions ne sont pas éveillées encore, sont comme endormies. Immédiatement après leur péché, cette parfaite soumission du corps à l’âme leur a été enlevée puisqu’Adam et Ève ont été se cacher après leur péché. « Où es-tu? » a dit Dieu à Adam dans le paradis terrestre. (Genèse 3,9) « J’ai entendu ta voix, dans le jardin, et j’ai eu peur, car je suis nu; et je me suis caché ». (Genèse 3,10) : voilà sa réponse à Dieu. Et Dieu de dire à Adam : « Qui t’a appris que tu es nu? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger? » (Genèse 3,11). « Dieu fit à Adam et à sa femme des tuniques de peau et les en revêtit ». (Genèse 3,21). « Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus; et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures ». (Genèse 3,7) Depuis le péché d’Adam et d’Ève, nous devons revêtir notre corps parce qu’il n’est plus soumis à l’âme : il force l’âme à penser aux seules choses qui l’intéressent : les choses sexuelles, charnelles, sensuelles : son bonheur : la plus grande chose à quoi il est incliné. Il faut que l’âme lutte sans cesse contre son corps; autrement elle ne sera pas libre mais esclave de son corps; elle ne pourra jamais penser à Dieu, s’occuper de son bonheur propre à elle : Dieu. Et si elle n’habitue pas son corps à se priver, même dans les choses permises, elle sera incapable de ne pas le satisfaire dans les choses défendues. Le corps deviendra le maître de l’âme. C’est Notre-Seigneur qui disait dans l’Évangile de saint Jean : « En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet le péché est esclave du péché ». (Jean 8,34)
Le libéralisme, c’est cette erreur de la liberté mal comprise. « Laisser au mal la même latitude qu’au bien » : ce principe qui est appliqué en démocratie ne peut qu’engendrer beaucoup de mal parce que le peuple n’est pas composé d’une majorité de saints. Des saints, on n’en a pas à la douzaine. Et comme pour faire le bien, il faut souffrir la persécution de ceux qui font le mal (« tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ Jésus auront à souffrir persécution ». 2 Timothée, 3,12), puisque le peuple n’est pas saint, ce peuple faible sera influencé par les puissances occultes de l’argent et de l’erreur et c’est le mal qui triomphera. Ce qui se passe dans la vie pratique est là pour prouver cette assertion.
Le libéralisme est un mal qui atteint tout le monde. Plus ou moins inconsciemment, par la lâcheté à combattre pour les droits de la vérité, nous sommes tous inclinés à donner des droits au mal et à le laisser faire. Plusieurs prêtres, au lieu de lutter contre cette inclination mauvaise du libéralisme, vont jusqu’à accepter l’école neutre publique pour les agnostiques, les sans-Dieu. Leur libéralisme les fait travailler pour le triomphe des athées.
Il ne s’agit pas d’empêcher de force le mal commis privément. Jésus lui-même a dit qu’il faut laisser l’ivraie pousser dans le même champ que le bon grain, jusqu’à la fin du monde : « Laisser croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et au temps de la moisson je dirais aux moissonneurs : Ramassez d’abord l’ivraie, et liez-la en bottes pour la brûler; quant au froment, amassez-le dans mon grenier ». (Matthieu 13,30) Mais lorsqu’il s’agit du mal public, les chrétiens ont le devoir de le combattre pour empêcher la perte d’un grand nombre. Autrement ils deviennent complices et responsables du mal public. Jésus nous donne l’exemple à ce sujet : « Race de vipères, comment pourriez-vous dire de bonne paroles, étant mauvais? Car la bouche parle de l’abondance du coeur ». (Matthieu 12,34) Il lutte contre le mal public des Juifs et Pharisiens qui corrompaient et opprimaient le peuple. S’Il ne l’avait pas fait, Il aurait accepté par son silence leur mal.
Les chrétiens doivent se débarrasser du libéralisme, de cette erreur qui donne autant de droits au mal qu’au bien, parce que le mal n’a aucun droit et pour empêcher la masse de se corrompre. Autrement, on donne de la force au mal, on affaiblit les bons en les désarmant, en leur enlevant leur conviction de supériorité sur ceux qui font le mal, en leur donnant un complexe d’infériorité lequel entraîne jusqu’au respect humain, jusqu’à cette fausse honte de faire le bien. Depuis que le libéralisme s’est installé parmi nous dans son château fort : la démocratie, beaucoup de bons ont honte de faire le bien; ils se cachent même souvent pour faire le bien. Les méchants, eux, sans aucune pudeur, semblent être fier de faire le mal; ils n’ont pas peur et ils le font ouvertement. Devant le mal qui semble exalté, celui qui fait le bien, parce qu’il n’est pas saint et que des saints, il n’y en a pas à la douzaine, a peur de passer pour un arriéré, ne s’engage pas dans la voie de la prudence et il succombe plus facilement dans le péché.
Avec le libéralisme, on rend la liberté synonyme de licence. Le mal a autant de droit que le bien et cela non seulement au point de vue économique mais aussi au point de vue morale et politique. La démocratie est un produit du libéralisme. Elle donne autant de droit à un parti de gauche qu’à un parti de droite, c’est-à-dire à un parti qui est pour le Christ, à un parti chrétien, qu’à un parti qui est contre le Christ, comme le parti socialiste, communiste. Tout a droit de cité avec la démocratie libérale : le bien comme le mal, l’erreur, le mensonge, comme la vérité.
Le libéralisme ne lutte pas contre le mal : il fait l’oeuvre de Satan, car Jésus a dit : « Qui n’est pas avec moi est contre moi » (Matthieu 12.30). Aux catholiques qui disent au parti libéraliste ou libéral : nous ne pouvons pas faire partie du parti libéral parce que notre religion établit une différence bien marquée entre le bien et le mal et nous oblige de lutter contre le mal, ce même parti libéral répond : faites une différence entre votre vie privée et votre vie publique; mettez un mur très étanche entre les deux. Appliquez le libéralisme, soyez de vrais libéraux seulement dans votre vie publique. Dans votre vie privée, continuez à suivre vos traditions : faire le bien et éviter le mal. Le libéralisme ne veut donc pas mélanger, mêler la religion à la politique, Dieu à la politique. La politique devient indépendante de Dieu tout comme les rabbins qui sont indépendants de Dieu dans le gouvernement juif, dans la réalisation de leur rêve : le gouvernement mondial juif, suivant une parole du catéchisme des Juifs appelé : « LE TALMUD » : « Dieu se tient debout au ciel lorsque les rabbins discutent ensemble ».
Peut-on suivre deux maîtres : un dans sa vie publique et l’autre dans sa vie privée? Le Fils de Dieu Jésus-Christ, au jugement dernier ne fera pas un jugement spécial pour la vie privée et un autre pour la vie publique de chaque homme. Chacun de nos actes, même s’ils sont accomplis dans un cadre social, constitue pour chacun de nous un acte personnel dont nous sommes personnellement responsables et Jésus jugera les personnes et non pas les groupes, les sociétés parce qu’Il récompensera ou punira les personnes et non les groupes, les sociétés. Tous nos actes sont accomplis d’une façon personnelle s’ils sont vraiment humains, c’est-à-dire que nous en sommes responsables, non pas un autre, et Dieu doit les jugers comme tels : « Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors Il rendra à chacun selon ses oeuvres ». (Matthieu 16,27)
Il faut travailler pour Dieu dans chacune de nos actions même dans notre vie publique, en politique. La politique doit être sous le contrôle de Dieu, sous son autorité, comme d’ailleurs toutes choses, tous les êtres dans l’univers entier. Autrement, Dieu n’est plus Dieu; la politique est Dieu. Jésus n’a-t-Il pas dit dans l’Évangile : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut ». (Jean 19,11); « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28,18); « …il n’est pas d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été établies par Dieu ». (Romains 13,1) Et si l’on n’admet pas la Révélation, on est rationaliste : la raison devient Dieu : c’est du panthéisme pratique. Il n’y a qu’un seul et unique Dieu Maître de chacune de nos actions, même dans notre vie publique. Autrement la vie publique ne serait pas sous le contrôle de Dieu mais, d’un autre et cet autre, c’est Satan.
Nous ne sommes donc pas libres de faire le mal. Nous sommes obligés de faire le bien, d’aimer Dieu parce que nous sommes obligés de vouloir être heureux et que le véritable bonheur de notre âme, c’est Dieu ou Sa volonté, car il n’y a pas des distinctions en Dieu, puisqu’Il est sans limites. La liberté ne réside pas dans le fait, qu’il nous est permis, si Dieu veut nous laisser faire et ne pas nous écraser, nous faire mourir avant de Lui désobéir, de résister à Sa volonté. La liberté n’est pas une permission de faire le mal. Il est admis que Dieu ne veut pas toujours empêcher le mal et dans ce cas, nous donne la force physique pour accomplir nos actions mauvaises, en attendant de nous punir et de nous condamner au jour du jugement, à moins que nous ayons regretté, expié nos péchés. Mais Dieu ne peut pas vouloir nous donner le choix indifféremment de Lui faire la peine ou de ne pas Lui faire de la peine (le Fils de Dieu dans sa nature humaine, comme homme, a eu de la peine, a souffert au Jardin des Oliviers, dans sa Passion : Il voyait à ce moment tous les péchés de tous les hommes et chacun de ces péchés en particulier, depuis le premier homme jusqu’au dernier, à l’exception de sa Mère, la Vierge Immaculée, sans aucune tache, pas même la tache originelle; depuis Sa Résurrection, aucune souffrance n’est possible en Jésus), de Lui désobéir ou de Lui obéir, de faire le bien ou de faire le mal : Dieu ne peut pas vouloir se détruire Lui-même. La liberté n’est pas la permission d’une désobéissance à Dieu ni une licence de notre part, un caprice de notre volonté pour se conduire comme si elle était indépendant de Dieu.
La vraie liberté, c’est le pouvoir qu’a la volonté de choisir entre deux choses ou plusieurs, pourvu que ces choses puissent conduire à Dieu que je dois connaître et aimer pour être vraiment heureux avec mon âme, la partie la plus importante de mon être, qui est obligée de chercher de toutes ses forces à être heureuse. Le plus grand mal du monde actuel, c’est de ne pas connaître la vraie notion de la liberté. Puisse le Concile Vatican II lui venir en aide par une définition claire de la liberté! (1) Voilà le plus beau cadeau que ce Concile pourrait apporter au monde pour le délivrer de l’erreur la plus pernicieuse de tous les temps justement parce qu’elle entraîne toutes les autres erreurs y compris le communisme : LE LIBÉRALISME.
On parle toujours de progrès dans le libéralisme du parti libéral. Selon les libéraux, la Province de Québec est arriérée en éducation surtout parce qu’elle n’a pas d’école neutres comme toutes les autres provinces du Canada. Le progrès, selon les libéraux, c’est accorder autant de droits au mal qu’au bien, reconnaître aux sans-Dieu, le droit de vivre comme des sans-Dieu, d’avoir des écoles sans-Dieu, d’imposer leur système à toute une province même s’ils ne constituent qu’une faible minorité; le progrès pour les libéraux, c’est faire comme s’Il n’existait pas, vivre comme si l’homme gouvernait le monde par lui-même, ne pas enseigner l’existence de Dieu, ne pas supporter le crime de parler de Dieu dans une classe d’élèves même quand il y a un seul enfant athée; ça c’est du progrès pour eux. Voilà le progrès qu’ils veulent nous obtenir. Eh bien, ce progrès, tout chrétien a le devoir grave de le condamner de même que le parti libéral qui veut le promouvoir : le parti du LIBÉRALISME.
Bien des gens affirment, chez nous dans Québec, que le LIBÉRALISME condamnable et condamné formellement par l’Église n’a rien de commun avec le LIBÉRAISME POLITIQUE CANADIEN. Le plus grand théoricien et praticien du LIBÉRALISME POLITIQUE CANADIEN, le Très Hon. Ernest Lapointe, affirmait à la Chambre des Communes du Canada, en 1929 (session 1929) : « Il faut laisser à l’Erreur la même latitude qu’à la Vérité ». Voilà la quintessence du LIBÉRALISME le plus naturaliste, le plus rationaliste, le plus condamnable. Réprouver un enseignement aussi malsain, si semblable à l’arbre de la science du BIEN et du MAL, est pour tout chrétien authentique, un cas de conscience.
Adrien Arcand

(1) Cet article risque d'avoir été écrit dans les débuts des années 60 donc il n'a pu savoir tout le mal qu'a créé ce Concile (Conciliabule).

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