« C'est une grande chose d'avoir, au sein même de l'Église catholique, la foi dans son intégrité »
-Saint Augustin

« L'ignorance est notre pire ennemi. »
-Saint Pie X

« La vérité vous rendra libre »
-Jean 8, 32

mardi 4 juillet 2017

Père Onésime Lacouture - 2-20 - Les paraboles du royaume 2


DIX-NEUVIÈME INSTRUCTION
LES PARABOLES DU ROYAUME.

(IIème partie)

Plan Remarque.  2e parabole: Le semeur d’ivraie: La Philosophie substituée à la Théologie.  3e parabole: Le grain de sénevé: La force extensive du royaume de Dieu ou de la grâce.  4e parabole: Le Levain: La force extensive du royaume de Dieu ou de la grâce.  5e parabole: Le Trésor Caché et la Perle Précieuse: Notre amour pour Dieu est un amour de préférence sur toutes les créatures.  6e parabole: Le Filet: la parabole de la sanction.  

REMARQUE Pour comprendre l’importance de la deuxième parabole il faut se rappeler la haine des démons pour Jésus.  C’est Lui qui est la Parole divine par excellence.  Il est le grain de froment semé par le Père éternel dans un sillon de notre terre creusé par ses ennemis les démons qui l’ont tué par l’entremise des Juifs.  En parlant de lui-même Jésus dit, J.  1223, «L’heure est venue où le fils de l’homme doit être glorifié.  En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de froment ne meurt après avoir été jeté en terre, il reste stérile, mais s’il meurt il porte beaucoup de fruits.» Ailleurs il dit que l’homme vit de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.  Puisqu’il en est ainsi on voit tout de suite avec quelle rage les démons s’attaquent à la parole prêchée.  Les prédicateurs sont choisis pour donner Jésus au monde comme miette par miette pour ainsi dire.  Voilà pourquoi les démons se sont ingéniés à gâter toute la prédication autant qu’ils le peuvent.  Ils sont très intelligents et ils ont réussi à si bien tromper le clergé que la très grande partie de son activité est rendue stérile.

Comme les semailles du bon grain doivent se faire dans la mentalité ou dans les facultés spirituelles de l’homme, on peut s’attendre à ce que les démons sèment leur ivraie perfide aussi dans la mentalité ou par rapport à la mentalité.  Leur truc consiste à empêcher les prédicateurs et les professeurs de donner Jésus au monde; ils ont réussi à merveille comme on va le voir.

le semeur d’ivraie.  «Celui qui sème le bon grain est le Fils de l’homme, le champ est le monde.  Le bon grain ce sont les enfants du royaume et l’ivraie, ce sont les enfants d’iniquité.  L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable.» On sait que l’ivraie ressemble beaucoup au blé, mais est inutile.  Alors on peut s’attendre que l’ivraie du diable va ressembler beaucoup à la parole de Dieu, mais sera inutile pour le salut des âmes.  L’ivraie la plus perfide, à mon avis, est dans ce fait que, les démons aidant, les prêtres ont graduellement substitué la philosophie à la théologie.  Voici comment: St-Thomas dit, en parlant de la contemplation, dans Cont.  Gent.  2e ml-4, que le philosophe considère les choses en elles-mêmes, tandis que le théologien les considère en Dieu et donc en nous aussi pour le salut de l’âme.  Or comme tous les prêtres font quelques années de philosophie, il est bien naturel de vouloir garder la même méthode en théologie et considérer les vérités en elles-mêmes seulement.  Ce point de vue philosophique est non seulement utile en théologie, mais même nécessaire; il faut bien connaître les choses en elles-mêmes avant de pouvoir s’en servir pour soi ou pour les autres.  Jusque là tout va bien.  Mais voici où commence l’ivraie: c’est quand on se contente de ce point de vue en théologie et qu’on lui laisse le nom de théologie.  Elle est savante, ressemble beaucoup à la théologie en s’occupant des mêmes sujets, et des mêmes vérités, employant les mêmes mots que la théologie, les mêmes auteurs, parlant des mêmes doctrines et du même Dieu, des mêmes hommes et des mêmes actions.  Des milliers de prêtres se croient théologiens quand ils ne sont que de simples philosophes de la théologie!  Voilà la ressemblance avec le bon froment.  Toute cette philosophie est vraie, utile et nécessaire et très savante; de fait elle suffit pour contenter l’esprit humain au point de vue naturel et développe quand elle est seule un orgueil d’esprit dans la proportion qu’on s’en contente.  Voilà pourquoi tant de ces prêtres-philosophes sont très orgueilleux comme tout païen l’est naturellement.  Car cette philosophie est purement naturelle et donc païenne même quand elle s’occupe des perfections de Dieu et des vérités qu’il nous a révélées.
Malgré sa ressemblance avec la vraie théologie, cette philosophie est de la véritable ivraie et donc bonne à rien pour le salut des âmes ou pour la gloire de Dieu.  Par nature elle reste abstraite, spéculative, donc elle ne nourrit pas du tout le coeur de l’homme.  Je pourrais vous lire toute une conférence sur l’utilité de manger du poulet; tout pourrait être très vrai, très savant, mais si vous dépendez de ma conférence pour vivre, vous allez mourir de faim!  Voilà le mal de cette philosophie de la théologie; elle ne nourrit pas les âmes, elle ne leur donne pas la vie divine, tout en leur laissant l’impression que c’est une nourriture.  Elle est donc hypocrite, c’est du camouflage de religion ou un fantôme de religion.  Tout est vrai à son point de vue, de sorte que ces philosophes n’ont pas conscience d’errer en rien; ils sont sûrs d’eux-mêmes et ils ont raison comme philosophes.  Mais non seulement toute cette science laisse le coeur vide de toute vie divine, mais ses conclusions vraies pour elle, à son point de vue, sont absolument fausses, au point de vue théologique ou pour la pratique de la vie divine en nous.  Voilà pourquoi tous ces prêtres-philosophes sont les ennemis nés de tout prédicateur ou de tout professeur qui prêche ou qui enseigne le point de vue vraiment théologique pour le salut de l’âme et la gloire de Dieu.  Exemple: prenons l’usage des créatures.  En elles-mêmes elles sont toutes bonnes, ayant été créées par Dieu pour représenter quelques unes de ses perfections.  La conclusion de ce point de vue philosophique est que nous pouvons en jouir tant que nous voulons jusqu’au péché exclusivement, ou à l’abus.  C’est la seule règle de morale qu’elle donne à ce sujet.  Aussi elle fait le tour du monde, car elle fait l’affaire de tous les hommes; c’est justement ce qu’ils pensent tous selon la raison et donc au point de vue païen et naturel.  On entend les chrétiens comme les Chinois, comme les Mahométans, comme les Juifs, dire: il n’y a pas de mal à cela, faisons-le.  Ce n’est pas défendu, jouissons en!  Et tous les prêtres-philosophes acquiescent à cette règle de conduite parfaitement raisonnable au point de vue humain.  Les créatures sont considérées comme du dessert dont on veut le plus possible.  Mais au point de vue théologique ou par rapport à Dieu et donc pour le salut de notre âme, elles sont ou bien l’argent pour acheter le ciel comme Jésus l’enseigne dans la parabole de la perle précieuse ou la semence pour récolter le ciel, ce que Jésus enseigne quand il dit qu’on aura le centuple en cette vie et le ciel en proportion qu’on abandonne les créatures pour l’amour de lui.  C’est donc en se privant des créatures qu’on mérite le Créateur, pas du tout en jouissant.  Ainsi St-Paul dit qu’il s’est privé de tout, les regardant comme du fumier afin de gagner Jésus-C.  Pour les philosophes de la théologie, les créatures sont du dessert, pour St-Paul et les vrais théologiens, elles sont du fumier… Dessert, fumier… Voilà les deux conclusions diamétralement opposées selon ces deux différents points de vue, tous les deux vrais pourtant, mais contraires l’un à l’autre… Dès qu’un prédicateur vraiment théologien vient pour prêcher le mépris concret des créatures, soit pour acheter le ciel, soit pour récolter les plaisirs du ciel, on voit toute la bande des prêtres-philosophes se lever comme un seul pour dénoncer ce réformateur, cet innovateur qui donne une doctrine étrange et contraire aux traditions de l’Eglise, disent les philosophes.  Comme ils sont légions dans l’Eglise et que la masse des supérieurs ne sont que des philosophes aussi, le prédicateur des créatures-Fumier est vite bâillonne et exilé dans quelque désert pour repasser sa théologie!  C’est le triomphe de la philosophie sur la théologie, du paganisme sur le christianisme, du naturalisme sur le surnaturel!

Depuis Jésus-Christ que ces philosophes persécutent tous ceux qui prennent le point de vue de l’amour de Dieu.  On n’a qu’à lire la vie des saints pour s’en convaincre.  La doctrine pratique de St.  Ignace a été attaquée par eux, celle de S.  Jean de la Croix que ses confrères-philosophes ont mis en prison pendant neuf mois, etc.  etc.  La doctrine de l’imitation de Jésus-Christ qui est celle de S.  Paul a été attaquée par les philosophes de son temps et l’auteur a été réduit au silence pour le reste de sa vie par son évêque.  Toute la clique des scribes, des pharisiens et des grands-prêtres qui ont tué Jésus n’était que de purs philosophes du même calibre que les philosophes de notre clergé actuel.  Ils n’étaient pas tous des démons de méchanceté: plusieurs étaient très zélés pour la gloire de Dieu comme Saül, Gamaliel, Joseph d’Arimathie, etc.  Mais, par leur formation formaliste, philosophique, ils considéraient les choses en elles-mêmes, et alors ils avaient développé une science abstraite et spéculative de la loi de Moïse et des prophètes, qui les a fait passer absolument à côté de l’esprit du Messie, qu’ils n’ont pas du tout reconnu et qu’ils ont persécuté comme contraire à leur propre mentalité et ils l’ont tué.  Voilà la pire ivraie et la plus perfide que les démons pouvaient inventer.  Elle ressemble si bien à la vraie théologie que la masse des prêtres avant Jésus-Christ comme après et depuis vingt siècles se sont fait jouer par les démons.  La très grande majorité des prêtres séculiers et réguliers, ne sont que de simples philosophes de la théologie, ils sont de véritables pharisiens et font leur oeuvre de persécuteurs de la doctrine théologique de Jésus et ils la tuent aussi efficacement que les pharisiens ont tué Jésus en personne.  Aucun livre vraiment surnaturel et écrit au point de vue de l’amour de Dieu ne peut passer leur censure.  Notre Père Groulx disait cela il y a déjà 150 ans, et c’est aussi vrai de nos jours.  Il sort une foule de livres avec des titres catholiques mais pour passer il faut qu’ils traitent leurs sujets «en soi» et donc au point de vue philosophique.  On peut écrire des milliers de livres sur, par exemple, l’Eucharistie: ce qu’elle est en elle-même, les avantages en eux-mêmes, les dispositions pour la recevoir, etc.  etc.  Tout cela passe facilement.  Mais comme ces livres sont plats et insipides!  Les gens n’y trouvent pas de nourriture pour le coeur.  Ce sont de savantes analyses des vérités de la foi au point de vue abstrait… ce n’est donc pas pour en manger, pour s’en nourrir, mais c’est pour savoir!  Science vide!  insipide, inodore et incolore.  Qui veut lire ces livres qui sortent par centaines des presses?  Mais qu’on écrive un livre pour enseigner les conclusions pratiques du fait que Jésus est là en personne, et les dispositions qu’il faut pour en profiter devant Dieu et donc pour engraisser son âme: tout de suite les censeurs les condamnent comme entachés de jansénisme.  Ce livre devra dire qu’il faut mépriser les créatures même permises pour goûter Jésus dans la communion, ou dans sa messe, qu’il doit regarder tous les plaisirs comme du fumier afin d’avancer dans l’amour de Jésus!  Qu’il faut donc cesser d’aller aux vues, aux danses; de s’habiller modestement, de mener une vie retirée, de faire sa méditation tous les matins, d’aller faire souvent des visites au S.  Sacrement, etc.  On lui dirait tout de suite qu’il exige une trop grande perfection, qu’il est trop sévère!  que ce livre pourrait faire pour des Carmélites et que l’auteur montre peu de jugement en l’adressant au peuple!  etc.  Les démons ont eu soin de mettre des philosophes dans toutes les positions de commande dans l’Eglise en général d’où ils peuvent arrêter tous ceux qui donnent au monde le point de vue de la vraie théologie.

Ils ont envahi toutes les différentes branches de l’enseignement religieux pour les rendre à peu près nulles.  En Ecriture Sainte, ils aiguillent les prêtres sur tous les points de vue possibles excepté le seul pratique: chercher comment arriver à l’amour de Dieu par la doctrine divine cachée dans les Ecritures.  Qu’on me trouve un seul auteur qui fait valoir la doctrine des créatures-fumier de S.  Paul?  Qu’on trouve un seul prêtre-philosophe au mon qui la fait ressortir, qui exploite la «folie de la Croix» du même S.  Paul, ou que la vocation de tout chrétien est d’être traité injustement par ses supérieurs comme le dit formellement S.  Pierre!  Qu’on en mentionne un qui fait ressortir ce fait que Dieu prend la sottise humaine pour manifester sa propre sagesse divine?  Jamais de la vie un diable de philosophe donnera au peuple ces doctrines que S.  Paul appelle la force de Dieu et la sagesse de Dieu… il serait obligé de quitter son dessert pour le fumier!  En Morale, grand Dieu quelle farce!  Ils l’ont si bien séparée de la vraie théologie qu’elle est devenue la risée même des gens du monde!  Et quel étudiant de Morale n’est pas écoeuré par ce qu’on y donne ordinairement.  Tout est vrai «in se».  On traite toutes les questions «in se» comme de purs païens, de simples philosophes… et l’on est trop bête pour voir que leurs conclusions «in se» vont passer dans la vie pratique où elles font des ravages terribles et où elles sont absolument faussées et dangereuses et conduisent directement au péché.  Une fille demande à un prêtre si elle peut aller danser.  Voyons notre imbécile de philosophe lui répondre: la danse «en soi» n’est pas défendue.  Espèce de fou, qui danse «en soi»?  Cette fille s’en va danser dans les bras d’hommes en chair et en os et très souvent ne cherchant que les victimes pour leurs passions… et vous allez lui dire que la danse dans l’abstrait n’est pas mauvaise?  Cela ne répond pas du tout à sa question bien concrète de la danse vécue.  Comme un vrai païen, sa conclusion est qu’elle peut danser n’importe quelle danse qui n’est pas scandaleuse «en soi».  Qui sait la limite dans ces sortes de danses?  Pas un imbécile de philosophe le sait.  Cela ne règle donc pas la question de la danse.

Un prêtre catholique répondrait en lui montrant que les danses terrestres nous sont données pour ou bien acheter les danses célestes en les payant par des danses terrestres, ou en les récoltant au ciel et donc qu’il faut les semer sur la terre.  La conclusion du docteur en Israël est qu’elle peut danser tant qu’elle veut, et la conclusion du prêtre catholique est qu’elle doit s’en abstenir le plus possible, qu’elles soient défendues ou permises.  Les péchés «in se» ne coalisent pas pour faire du mortel.  Il y a une bonne dose de fausseté dans l’application concrète de ce principe abstrait.  Il y a une malice et une habitude qui se contractent dans n’importe quel péché répété.  Chaque familiarité peut bien n’être que vénielle, mais dans les deux animaux qui les font, chacune ajoute quelque chose à la suivante qui finissent toutes par l’acte mortel.  Toutes se sont ajoutées donc!  Ce n’est donc pas vrai dans le concret ce que disent les moralistes dans l’abstrait.  Or, les péchés se commettent dans le concret et dans un corps charnel plein de passions et de concupiscence.  Or nos imbéciles de philosophes raisonnent comme si nous étions de purs esprits!  Voici encore une erreur de tactique qui fait un mal immense dans l’Eglise.  Plusieurs moralistes soutiennent qu’un motif naturel est bon pour le ciel du moment qu’on est en état de grâce et que l’acte est bon de sa nature.  Il est évident que ceux qui le disent sont saturés de leur philosophie ou du point de vue «in se».  Ainsi Noldin et d’autres disent qu’on n’a pas à s’occuper du motif du moment que l’action est faite pour une fin honnête dans le sens de raisonnable.  Comme les démons doivent applaudir une pareille doctrine!  Elle dispense les fidèles de changer leur mentalité, ou de s’occuper des motifs.  De fait, la masse des chrétiens s’appuient sur de pareils moralistes pour se dispenser de transformer leur mentalité païenne en mentalité chrétienne.  Eh bien c’est contraire à tous les bons auteurs spirituels qui disent que tout le travail important de la sainteté est de se défaire de ses motifs naturels pour n’agir que pour des motifs surnaturels.  Noldin dit que c’est l’opinion qu’il préfère.  Or, pour le salut de l’âme personne n’a le droit de se servir d’une opinion probable: il faut qu’il prenne la plus sûre.  C’est donc en tant que philosophe que Noldin parle même à son insu peutêtre.  Il prend soin d’ajouter qu’il vaut mieux tout de même de répéter souvent son intention surnaturelle.  Mais, nos jeunes philosophes vont-ils remarquer ce conseil?  Ils gardent la première idée qu’on n’a pas à s’occuper des motifs et le mal est fait pour leur vie!… et pour tous ceux à qui ils prêcheront.  C’est cette opinion de Noldin et de bien d’autres qui empêchent les prêtres et par suite les fidèles de travailler dans le monde des motifs d’où la plus grande partie du mérite sort.  Jamais ils seraient allés à enseigner pareille doctrine s’ils s’étaient mis uniquement au point de vue de l’amour de Dieu et du salut de l’âme comme de vrais théologiens doivent faire.  Enfin, la plupart des moralistes ne sont que des casuistes qui enseignent aux gens à jouir le plus possible des créatures tout en gardant l’espérance d’aller jouir du Créateur après la mort.  Les fidèles sont saturés de cette morale qui consiste à aller le plus proche possible du péché sans le commettre.  C’est à qui jouerait au plus fin avec Dieu!  Il s’agit de flirter le plus possible avec les rivales de Dieu, les créatures tout en travaillant pour sauver son âme!  Exactement comme ces maris qui ont une maîtresse et qui essaient de garder de bonnes relations avec leur femme.  C’est assez pour montrer quels ravages fait cette ivraie au sein de l’Eglise!  Jésus-Christ en personne est éliminé de la vie de ces philosophes et de ceux qu’ils trompent même à leur insu.  Que c’est triste de voir des milliers de prêtres bien intentionnés, mais absolument aveugles sur les causes du paganisme général parmi les chrétiens et où sont les évêques même qui sont capables de mettre le doigt sur ces causes?  Combien sont capables de donner un bon coup d’aviron pour redresser la barque qui s’en va à la dérive du naturalisme?  On les a choisis parmi les philosophes en général: ils gouvernent en philosophes.  Parfois on va dire que les fidèles sont trop jouisseurs, qu’ils y a trop de naturalisme chez les fidèles, ou on va constater des fléchissements dans la foi ou dans les moeurs, on signale tel abus, etc… Mais quand peut-on aller à la racine du mal qui est le paganisme pratique des prêtres en général dû à leur seule philosophie de la théologie qu’ils ont reçue dans leurs maisons de formation… et qu’ils donnent au monde!

J’ai déjà montré dans les tentations de Jésus au désert comment Satan a fait son théologien, mais exactement comme nos théologiens-philosophes.  Il a cité des textes vrais «in se» mais avec une application fausse.  Eh bien!  Satan a fourni à tout le clergé de tous les temps, une théologie vraie dans l’abstrait ou «en soi» et enfin les fait passer de l’ordre abstrait à l’ordre concret avec les mêmes principes.  Dans l’ordre naturel, on devrait être capable de passer sans erreur de l’ordre abstrait à l’ordre concret.  Mais cela n’est plus vrai dans une foule de cas dans les choses surnaturelles.  Ainsi, j’ai montré que dans l’ordre abstrait les créatures sont bonnes et on peut en jouir du moment qu’on ne pèche pas.  Mais cette conclusion devient absolument fausse avec le plan de Dieu qui fait le contraire du bon sens et pour punir l’homme de son péché et pour avoir seul la gloire du salut de l’homme.  C’est cette sagesse divine de faire tout le contraire des hommes qui échappe complètement aux philosophes de la théologie.  Les «in se» ne marchent plus là du tout!  C’est une obligation stricte de semer les choses permises comme les défendues selon le plan de Dieu.  «Si quelqu’un ne renonce pas à tout ce qu’il possède, il ne peut être mon disciple!» Dans ce tout il y a une foule de choses permises.  «Si quelqu’un abandonne son père, sa mère, etc.; tout cela est du permis, et Jésus récompense ceux qui les sèment.  Or cela n’entre jamais dans l’idée des philosophes.  Pour eux il n’y a que les choses défendues à semer.  Ils ont menti!  Ce n’est pas vrai!

Voilà comment Satan trompe les prêtres et les plus savants comme les autres… et surtout les savants souvent si orgueilleux.  Ils ne veulent pas prendre la leçon des autres, mais comme ils sont ignorants dans la science de l’amour de Dieu pratique!  Ils n’approchent pas du tout de ce monde divin concret.  On n’a qu’à voir la mentalité de leurs victimes, les fidèles en général; comme ils sont tout aux choses du monde!  Comme ils ne parlent que des échantillons!  Donc leur coeur en est rempli!  Comme ils ne parlent jamais des choses de Dieu: donc elles ne sont pas dans leur coeur… et ils ont été formés par des milliers de prêtres-philosophes… qui eux aussi n’ont que les échantillons dans la bouche et donc dans le coeur.  Ils vivent en-dehors du monde de l’amour de Dieu sans aucun scrupule Quand ils pensent à leur science des choses de Dieu, ils ne voient pas d’erreur en elle, et de fait il n’y en a pas dans leur philosophie des choses de Dieu.  Le mal est que cette maudite philosophie ne donne pas la vie surnaturelle, ne donne pas Jésus-Christ à vivre comme une vie concrète!  Elle se contente d’en parler, la gueuse!  La preuve: les fidèles ne goûtent pas les sermons ordinairement!  c’est donc qu’ils ne donnent pas la voix et la nourriture du maître.  Jésus dit que ses brebis entendent la parole de leur maître.  Or puisque nos brebis ne goûtent pas la parole des prêtres en général, c’est donc qu’ils ne donnent pas la parole de Jésus.  Jésus dit à Satan que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu.  Eh bien!  nos gens se meurent au sein de l’Eglise: c’est donc que les prêtres ne donnent pas la parole de vie de Jésus, mais ce sont des exposés philosophiques et abstraits des dogmes qui ne nourrissent pas plus l’âme qu’une conférence sur du poulet nourrirait un auditoire.  Une objection.  On va dire, mais vous attaquez le magistère de l’Eglise.  Ce n’est pas vrai!  Le magistère de l’Eglise enseigne le point de vue théologique des dogmes comme les saints l’ont fait.  Mais ce sont les prêtres, qui ne sont pas infaillibles comme on le voit, qui se laissent tromper par les démons et par leur propre sens naturel qu’ils aiment à suivre pour mieux jouir de ce monde.  Quand la moitié du clergé est devenu païen, le Saint-Esprit n’avait pas quitté son Eglise, mais ce sont ces prêtres et ces évêques qui avaient quitté le Saint-Esprit et l’enseignement du magistère de l’Eglise.  A ceux qui disent qu’on ruine la réputation des prêtres en exposant leurs erreurs de tactique, je réponds la réputation de Jésus et le salut des âmes valent plus que la réputation du clergé.  Ensuite, exposer les causes qui nuisent justement à cette autorité est pour leur plus grand bien.  Les fidèles voient bien que les prêtres ne sont pas ce qu’ils devraient être en général de sorte qu’ils ne les estiment pas comme ils devraient.  Quand ils sauront la cause, ils les plaindront et essaieront de ne pas faire comme eux, s’amendant eux-mêmes.  Ils feront du bien au clergé indirectement.  Ce zèle pour sacrifier Jésus au profit de la réputation du clergé est un zèle bien mal compris.  Est-ce que des médecins feraient bien de cacher une maladie contagieuse pour sauver la réputation des gens?  Quand des prêtres et des fidèles regardent de l’ivraie comme du froment c’est le devoir de n’importe qui de les avertir et les victimes devraient se montrer fort reconnaissants à celui qui a le courage de le faire sachant d’avance ce qu’il peut attendre et des démons et des prêtres leurs instruments aveugles souvent.  Leur vie plus ou moins païenne nuit bien plus à leur réputation que tout ce que je puis dire pour leur ouvrir les yeux sur les trucs des démons pour rendre leur ministère stérile, ou à peu près.  Il y a encore bien d’autres sortes d’ivraie que j’ai déjà montrée dans la première série et que j’indique au cours de ces instructions.  C’est ce qui fait enrager les démons et c’est pourquoi ils suscitent tant d’opposition dans le clergé contre mes retraites qui défoncent les fortifications et leurs principales munitions pour détruire l’Eglise et la doctrine de Jésus.

Je conseille aux prêtres d’avoir une grande dévotion au Saint-Esprit et de réciter le Veni Creator au moins sept fois par jour afin d’être préservés des illusions du démon.  Il leur faut aussi les dons du Saint-Esprit complètement négligés dans la philosophie des prêtres.  Qui s’occupe des dons?  Qui les explique au peuple et qui les demande constamment?  Or, les dons poussent tout de suite n’importe quel fidèle à la vraie théologie, au vrai point de vue de l’amour de Dieu.  Il oriente tout à son salut, au bon plaisir de Dieu et se met tout entier uniquement aux choses de Dieu.  L’absence des dons et dans le clergé et dans les fidèles est une lacune inconcevable à des chrétiens.  C’est comme rejeter ou négliger la troisième personne dans la Sainte Trinité!  On n’a pas plus des deux autres Personnes que de la troisième.  Le clergé qui ne manifeste pas les dons ne manifeste pas plus Jésus-Christ, et pas plus le Père.  Or, il est bien certain que l’activité des dons fait lamentablement défaut chez la plupart des prêtres et encore plus chez les fidèles; ils n’ont donc pas plus des deux autres Personnes.  Comme tout ce monde est loin de Dieu!…bien loin de Dieu!  Et les pauvres malheureux qui s’attachent à leur misérables «in se» pour se sauver!  Quelle pitié!  Quel aveuglement!… et des imbéciles vont nous dire de nous taire!  de ne pas nuire à la réputation du clergé??!  Est-ce que les prêtres restés fidèles à la vraie foi se sont abstenus d’attaquer les Ariens parce qu’un grand nombre de prêtres étaient compromis?  Est-ce qu’on n’a pas dénoncé le gallicanisme, l’américanisme et bien d’autres erreurs qui se glissent dans des centaines et des milliers de prêtres et d’évêques parfois?  Ce n’est pas manquer non plus à la charité quand on dénonce une erreur générale ou à peu près qui fait un tort immense à l’Eglise: il faut 1e dire!  Est-ce que ce serait charité que de cacher à mes frères une maladie contagieuse de ma mère pour sauver le bon renom de ma mère?  Pas du tout!  Eh bien!  j’ai le d’oit de faire de même pour l’Eglise.  le grain de sénevé.  Cette parabole fait ressortir la force extensive du royaume de Dieu ou de la grâce.  Si la parabole de l’ivraie était de nature à décourager les fidèles, et les prêtres, celle-ci doit les encourager à travailler malgré tous les obstacles de nos ennemis.  Dieu envoie des contrariétés précisément pour nous montrer que c’est lui qui fait progresser les âmes.  Il faut semer de son activité ici comme ailleurs afin que la récolte soit l’oeuvre de Dieu seul, et notre travail n’est qu’une condition ou une cause morale de l’action de Dieu qui est la seule cause efficiente dans le surnaturel.  le levain.  Cette parabole montre le travail imperceptible de la grâce et sa force intensive.  L’Eglise a bien montré cette force en croissant malgré les persécutions et les oppositions des puissants contre elle.  Que de fois ses ennemis ont dit: elle est finie!  et la tempête passée, elle redresse la tête et continue son travail comme avant.  Il en est ainsi pour notre propre sanctification qui se fait imperceptible mais sûrement si nous suivons la doctrine de Jésus et les commandements.  Quand Dieu arrête un ouvrier évangélique d’une façon ou d’une autre, s’il se décourage et dispute, c’est donc qu’il comptait sur sa propre activité, puisqu’il pense la grâce arrêtée parce que lui ne travaille plus.  C’est une erreur.  Sa soumission à la volonté de Dieu fera marcher tout comme avant et encore mieux par son sacrifice.  le trésor caché et la perle précieuse.  C’est clair comme de l’eau de roche dans ces deux paraboles que notre amour pour Dieu est un amour de préférence sur toutes les créatures au monde, et pas seulement des créatures défendues comme les prêtres philosophes l’enseignent faussement.  C’est la contre-partie du premier commandement: puisque Dieu prend tout notre amour, il n’en reste plus pour les créatures, et Jésus l’affirme d’une façon bien concrète dans ces deux paraboles.

Jésus indique clairement que les créatures sans exception sont l’argent pour acheter le ciel.  Il n’est pas question de péché du tout, mais uniquement d’achat.  Quand on dit en allumant une cigarette: ce n’est pas péché!  C’est vrai, mais cet homme est un imbécile selon le plan de Dieu.  Que les créatures soient permises ou défendues ne règle pas du tout le salut de l’homme.  Que dirait-on d’un cultivateur qui irait demander à son curé si c’est péché ou permis de semer?  Cela ne règle pas du tout sa vie temporelle.  Quand même ce n’est pas péché de ne pas semer, il va se ruiner en ne semant pas.  Le chrétien qui ne marche que d’après le péché ou le permis est aussi bête.  Même si fumer n’est pas péché, quand on fume une cigarette on mange cette semence et si fumer n’est pas péché, quand on fume une cigarette on mange cette semence et l’on perd la récolte correspondante au ciel.  C’est ainsi qu’on peut ruiner son éternité en jouissant des choses permises.  Si on mange tout son grain on n’a plus de récolte que ce soit péché ou non!  Jamais les cultivateurs s’arrêtent à cette question sotte si c’est péché ou permis de semer.  La question pour eux est celle-ci: est-ce que je veux une récolte ou non?  Si je veux une récolte il faut semer.  Eh bien!  le fumeur devrait avoir autant de jugement.  Quand il a sa cigarette en main, il devrait se demander s’il veut une récolte céleste de cigarettes ou non, et alors il agit en conséquence!  Qu’il fasse de même en tout!  Que c’est triste de voir tant de prêtres et de fidèles si en dehors du plan de Dieu!  Les créatures sont l’argent pour acheter le ciel ou la semence pour le récolter: voilà le plan de Dieu!  L’autre, si elles sont permises ou défendues n’est qu’une bien petite partie de ce plan.  La question du péché ou du permis serait toute notre morale si nous étions sur le chemin des limbes dans l’ordre naturel.  Dans ce cas des milliers de prêtres et de religieux n’auraient rien à changer dans leurs idées actuelles; ils pourraient tous continuer de pratiquer et d’enseigner leur doctrine actuelle: est-ce péché, est-ce permis?  et tout se réglerait d’après ce principe absolument païen.  Mais, comme nous sommes appelés non pas à une récompense seulement comme pour voir Dieu face à face, le ciel n’est pas seulement cela: c’est une participation à la vie intime de la Trinité: c’est non seulement avoir la vie divine mais c’est aussi penser comme le Verbe et aimer comme le Saint-Esprit.  Or, est-ce que les Personnes de la Sainte Trinité se demandent si fumer une cigarette est péché ou permis, et que si c’est permis qu’elles passent leur temps à déguster ce suçon?  Elles mettent leur bonheur dans les perfections infinies de Dieu.  Eh bien, voilà ce que nous devons faire tout de suite sur la terre, voila le plan de Dieu et les créatures ne sont que des échantillons pour nous faire penser et estimer ces perfections, puis elles sont l’argent pour les acheter ou la semence pour les récolter.  Dans ce plan le péché n’entre pas du tout.  Dieu a certainement arrangé son plan pour le bonheur de l’homme en dehors de tout péché: Dieu ne pouvait pas le vouloir dans son plan.  Maintenant parce que le péché de fait est arrivé cela ne change pas du tout son plan primitif de nous faire préférer Dieu à toute créature.  Jésus répare le péché, puis tout doit revenir au plan primitif où il n’y avait pas encore du péché.

Les démons ont donc réussi à faire aiguiller la très grande masse des prêtres en dehors du plan divin avec leur maudit péché comme base de tous leurs raisonnements.  Il n’y a que les démons qui gagnent à toujours mettre cette question de péché en avant.  La masse du clergé et des chrétiens se trouvent à toujours raisonner exactement comme ils le feraient dans l’ordre naturel et sur le chemin des limbes.  Quel aveuglement terrible!  En partant de ce faux point de vue, ce n’est pas surprenant qu’ils soient à peu près tous contre ceux qui prêchent la doctrine véritable de Jésus et que tous les saints ont prêchée… et que tous ces philosophes païens ont toujours persécutés!  La preuve que les démons ont obtenu des prêtres juste ce qu’ils voulaient, c’est que pas un démon ne se montre le bout du nez dans les choses de la religion.  Tout marche à merveille pour eux!  Ils sont tous sur le chômage, les gueux: Le clergé fait leur besogne aussi bien qu’eux avec la philosophie que le démon leur a préparée!  Jésus et les Apôtres avaient toujours cinquante mille démons dans les jambes!… et les prêtres de nos jours croient à peine à l’existence des démons tant ces misérables sont disparus du monde!  Les démons viennent en ce monde pour attaquer Jésus et ses membres mystiques: puisqu’ils n’y viennent pratiquement plus, c’est donc que Jésus et sa vraie doctrine ne sont plus donnés par les prêtres.  La preuve est que dès qu’un prédicateur revient à la façon de prêcher de Jésus et des Apôtres, des légions de démons se livrent pour lui faire la guerre exactement comme à Jésus et à S.  Paul en se servant de leurs meilleurs instruments, les prêtres philosophes, comme ils se sont servi des scribes, des prêtres juifs et des pharisiens pour persécuter Jésus au nom de Moïse et des prophètes.  Nos prêtres le font aussi au nom de Jésus et de l’Eglise.  Le fait que l’Eglise les a condamnés plusieurs fois en canonisant leurs victimes ne leur ouvre pas du tout les yeux.  Ils se croient et se disent l’Eglise.  Ils constatent bien parfois que les supposés chrétiens sont bien jouisseurs et païens, mais ils les blâment seuls; ils ne voient pas ou ne veulent pas l’avouer qu’ils sont les vrais coupables.

Beaucoup de prédicateurs ont une peur bleue de la persécution.  Ils savent bien que dès qu’ils entrent dans le plan de Dieu pour prêcher le mépris concret des créatures permises comme des défendues, les démons vont leur susciter une vraie persécution et ils n’ont pas le courage de la subir à l’exemple de Jésus.  Alors, habilement ils aiguillent leur prédication sur toute autre chose que cela; et alors les démons et leurs voisins leur laissent la paix… Mais la paix selon le monde, la paix dans la lâcheté, la paix dans le sacrifice de Jésus au lieu de son propre sacrifice, la paix à la Pilate!  Ils se réfugient dans les attaques contre le péché favorisées par tous les démons!  oui, les démons aiment qu’on attaque les péchés, pendant ce tempslà on n’enseigne pas aux gens le sacrifice des choses permises selon le plan divin, les gens se donnent corps et âme aux choses permises, et finalement tout leur coeur est là… et les démons les ont quand même avec la belle prédication et les tonnerres d’éloquence contre les adultères et les impuretés… et ces gens perdent le ciel!  Parce que les démons savent mieux que les prêtres que l’on a beau tonner contre les péchés, si les gens ne veulent qu’éviter le péché et qu’ils jouissent comme à l’ordinaire le plus possible des choses même permises, ils vont tomber dans ces péchés presque inévitablement comme l’expérience le montre trop.


Si les prêtres avaient une once de sagesse, ils sauraient qu’en prêchant selon le plan primitif de Dieu avant et en dehors de tout péché, et donc en prêchant la préférence de Dieu sur les échantillons, ils rendraient un immense service aux fidèles qui éviteraient sûrement les péchés et en plus vivraient dans le plan de l’amour de Dieu.  Ils achèteraient le ciel et le récolteraient en donnant les créatures permises comme les autres.  Vivant ainsi de foi, ils auraient la victoire sur le monde.  Voilà ce que Jésus et les Apôtres ont prêché… et les saints les ont imités.  le filet.  Voici la parabole de la sanction.  Nous pouvons résister a l’enseignement de Jésus, mais le règlement des comptes vient à l’heure de la mort et du jugement.  Là, ceux qui n’ont pas voulu se soumettre à l’amour de Dieu, vont tomber seuls sous la Justice divine.  Les anges feront le triage et les méchants seront jetés au feu éternel.  Ils n’ont pas voulu se priver des jouissances sensibles, eh bien, ils en seront privés éternellement et en plus ils seront torturés dans des supplices indicibles pour toujours.  Quelle responsabilité pour les prêtres qui ont été choisis pour indiquer aux fidèles le chemin du ciel… et que donnent une doctrine du chemin des limbes de fait, une doctrine simplement naturelle, même quand ils emploient des mots surnaturels et parlent des vérités surnaturelles avec leur diabolique point de vue «in se» ou purement philosophique… et il n’y en a pas un sur mille, je parle des prêtres, qui s’en aperçoit.  Quelle terrible ivraie dans l’Eglise que cette infernale philosophie de la religion!  Que le Saint-Esprit ouvre les yeux aux prêtres sur leur aveuglement!  Qu’il donne une once d’humilité aux professeurs de ce qui devrait être de la théologie, mais qui n’est qu’une philosophie, afin qu’ils aient la grâce de voir leur erreur, non pas dans une vérité isolée, mais dans leur point de vue imparfait de philosophes quand ils devraient prendre le point de vue théologique avec le point de vue de l’amour de Dieu requis dans l’ordre surnaturel qui consiste à mépriser dans le concret les créatures même permises afin d’acheter le ciel avec les créatures ou le récolter avec ces mêmes créatures… et donc en les sacrifiant pour l’amour de Dieu!  Que la sainte Vierge vienne en aide au clergé pour l’amour du bon Dieu!

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