« C'est une grande chose d'avoir, au sein même de l'Église catholique, la foi dans son intégrité »
-Saint Augustin

« L'ignorance est notre pire ennemi. »
-Saint Pie X

« La vérité vous rendra libre »
-Jean 8, 32

samedi 23 septembre 2017

Père Onésime Lacouture - 2-21 - Les paraboles de la miséricorde


VINGTIÈME INSTRUCTION
LES PARABOLES DE LA MISÉRICORDE.

«Les Pharisiens dirent à ses disciples.  Pourquoi votre Maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?  Mais, Jésus les ayant entendu, leur dit: Le médecin n’est pas nécessaire à ceux qui se portent bien, mais aux malades.  Allez donc et apprenez ce que veut dire: Je veux la miséricorde et non le sacrifice.  Car je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.» Mt.  9-13

Plan Son importance.  1e parabole: La Brebis perdue Luc 15.  2e parabole: La Drachme perdue Luc 15.  3e parabole:
L’Enfant perdu Luc 15.  4e parabole: Le Bon Samaritain Luc
10. 5e parabole: La Sanction: Le Serviteur sans pitié Mt.  18-23.

SON IMPORTANCE.  La miséricorde est une tendre compassion pour les pécheurs qui incline Dieu à leur pardonner leurs péchés quand ils regrettent leurs péchés.  Comme nous sommes tous pécheurs nous avons absolument besoin de la miséricorde divine pour être sauvés.  Il est donc important de l’étudier pour mieux connaître ses exigences tout en étant infinie.  Dieu n’a pas coutume de jeter ses perfections à ceux qui n’en veulent pas: Jésus dit qu’on ne jette pas des perles aux chiens, à plus forte raison Dieu ne jettera pas sa miséricorde sans certaine condition dans les pécheurs.  On dit qu’elle est infinie: c’est vrai, mais c’est en elle-même.  Ses effets en nous sont limités et par notre condition de créature limitée et par nos dispositions libres plus ou moins bonnes ou aptes à recevoir la miséricorde.  Nous pouvons abuser de la miséricorde comme de toutes les autres perfections de Dieu.  Ainsi, quand on sépare la miséricorde de la justice divine, on fait la même erreur que les jansénistes qui isolaient la justice de la miséricorde.  Les conséquences désastreuses sont aussi grandes dans un cas que dans l’autre.  Ainsi, à la rigueur des jansénistes on voit apparaître dans plusieurs pays un laxisme aussi traître que la rigueur des jansénistes; on est allé d’un excès à l’autre.  En France et aux Etats-Unis, on ne parle plus pratiquement de la justice divine: ce n’est que la miséricorde qui règne dans l’enseignement et dans la prédication en général.  On parle toujours de la bonté de Jésus, de sa miséricorde pour les pécheurs.  On va jusqu’à abandonner en pratique la prédication de l’enfer.  On n’en veut plus!  Moi-même j’ai missionné avec un missionnaire qui n’y croyait plus du tout!  C’est une exception sans doute; il avait le front de me le dire; combien agissent comme lui.  Est-ce qu’on y croit vraiment quand on ne veut plus le prêcher?  C’est rendu si loin aux Etats-Unis que le peuple même proteste énergiquement si un missionnaire a le front de donner un sermon sur l’enfer… et les curés auront soin de l’avertir qu’on évite ce sujet de nos jours!… et on l’évite!  Tous ces prêtres font donc avec la miséricorde ce que les jansénistes ont fait avec la justice divine.  C’est un abus criant et une erreur dans la foi.

Remarquons bien que la miséricorde agit quand on revient à Dieu!  Quand on regrette sincèrement ses péchés, et quand on a fini de pécher dans son coeur et donc qu’on ne veut plus jamais pécher.  C’est alors que la miséricorde se penche sur les pécheurs en proportion qu’ils sont bien disposés… et que la contrition est réelle dans le coeur!  Il faut insister sur ces dispositions concrètes surtout de nos jours.  Voici pourquoi.  C’est que les démons ont semé leur ivraie perfide dans le repentir comme partout ailleurs.  Leur diabolique philosophie qui ne parle des choses qu’en elles mêmes et donc d’une façon abstraite s’applique au sacrement de pénitence aussi.  Ils expliquent le sacrement «in se», par exemple, du moment qu’on accuse ses péchés, qu’on dit son acte de contrition, et qu’on récite sa pénitence, tout est fini!  L’âme est blanche comme de la neige d’écarlate qu’elle était avant.  Puis l’on voit nos missionnaires arriver avec leur zèle pour rendre la confession facile; ils facilitent tellement les choses que ce n’est plus qu’une formalité.  Les prêtres séculiers-philosophes sont entrés dans la partie avec le sacrement abstrait, exposant tout ce que Dieu peut faire dans le confessionnal, comme si les pénitents n’avaient plus rien à faire que de se laisser faire.  En tout cas, c’est bien passé chez les fidèles.  Quelle pitié dans les confessions!  On vient simplement se débarrasser d’une charge de péchés de temps à autre… pas avec l’idée même d’arrêter, mais simplement croyant que chaque confession liquide automatiquement tout le passé et donc qu’ils peuvent continuer ainsi jusqu’à la mort.  Là, du moment qu’ils auront un prêtre, tout est sauf!  Voilà «in se» ce que le sacrement peut faire.  Comme les gens pèchent facilement!  Comme ils se confessent cavalièrement!  On peut s’en convaincre en essayant de prendre des moyens pour les arrêter de pécher.  On ne les revoit plus!  On passe pour sévère et janséniste; on ne veut plus qu’ils pèchent… c’est absurde pour eux!  et ils vont à n’importe quel autre prêtre qui va régler son cas facilement… pour ne pas l’éloigner du confessionnal!  et il se félicite d’avoir un coeur miséricordieux comme Jésus… et il s’endort sur ce fameux principe qu’on fait circuler dans ces pays à la miséricorde: «on ne peut pas exagérer la miséricorde du bon Dieu!»… en ellemême?  Je le concède; en nous, ce n’est pas vrai!  On peut l’exagérer… comme la très grande masse des prêtres le font actuellement.  Cette maudite philosophie de la religion en est responsable!  Cette théologie païenne des diaboliques «in se» contrôle le sacrement de pénitence comme elle domine dans tout le reste de la religion naturelle que l’on donne actuellement au monde.  C’est ce qui explique la mentalité païenne et naturelle de la masse des prêtres et des religieux dans le monde entier.  On peut donc abuser de la miséricorde de Dieu!  L’Ecriture est remplie de textes qui proclament la miséricorde de Dieu.  En voici quelques-uns:
Ps.  103: «Mon âme bénis Yahweh et n’oublie pas ses nombreux bienfaits.  C’est lui qui pardonne toutes les iniquités, qui guérit toutes les maladies; c’est lui qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de miséricorde… Yahweh est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté.  Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande envers ceux qui le craignent… Comme un père a compassion de ses enfants, Yahweh a compassion de ceux qui le craignent, car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussières…» Remarquons l’expression: Il est miséricordieux à ceux qui le craignent!  il n’est pas dit à ceux qui continuent de l’offenser!  Luc 1-50: «Sa miséricorde s’étend de génération en génération sur ceux qui le craignent!» Remarquons encore pour qui il est miséricordieux: pour ceux qui le craignent!  Donc qui ne pèchent plus.  Ce n’est pas d’une façon arbitraire que Jésus prend ses sujets de paraboles, car il a créé ce monde précisément pour illustrer le monde de Dieu; c’est donc l’esprit de Dieu ou la manière de faire de Dieu que l’on retrouve dans la façon d’agir des personnes dans ces paraboles.  Ce sont des échantillons des sentiments de Dieu qu’il a mis au coeur des hommes pour nous faire connaître ses propres sentiments.  Peu importe la simplicité de l’exemple ou son insignifiance; il suffit pour nous donner une idée de ce que Dieu pense.  Ainsi on peut se faire une idée du soleil qui se réfléchit dans une goutte d’eau.  Jésus prend des exemples dans la vie commune et quotidienne des gens à qui il prêche.  Quel modèle pour nos prédicateurs!  On ne trouve jamais Jésus restant dans la stratosphère de l’abstrait et des «in se».  Il vit à terre avec les gens qu’il veut instruire.  Ainsi il va se servir de trois exemples dans la vie vulgaire du petit peuple ordinaire pour illustrer la miséricorde de Dieu et la joie au ciel du retour des pécheurs à Dieu: une brebis, une pièce de monnaie et un pécheur ou un homme.  la brebis perdue.  «Qui de vous ayant cent brebis, s’il en perd une ne laisse pas là les 99 autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée?  Et quand il l’a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules et de retour à la maison, il assemble ses amis et ses voisins et leur dit: Réjouissez-vous avec moi parce que j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue.» «Ainsi je vous le dis il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de repentir.» Il faut donc savoir que dans ce pays les troupeaux sont à peu près la vie du peuple qui est bien pauvre et naturellement qui estiment leurs troupeaux, leur seul moyen de vivre.  Les bergers les connaissent, les aiment et en ont bien soin.  Une brebis vaut beaucoup pour ces pauvres aussi quand une se perd, ils vont la chercher.  Alors c’est une vraie joie dans la famille et chez les voisins à qui ils ont raconté leur perte.

Dans l’ordre surnaturel les fidèles sont aussi impuissants, aussi sans dessein et aussi insouciants que des brebis le sont.  Elles sont à la merci de n’importe quelle bête sauvage et absolument incapables de se défendre contre leurs ennemis.  Eh bien, les hommes sont justement tout cela.  Un pécheur est absolument incapable de revenir à Dieu par lui-même.  «Sans moi, vous ne pouvez rien.» Il faut donc que Dieu aille le chercher lui-même, ce qu’il fait par ses prêtres surtout, par les événements et par toutes sortes d’épreuves pour le faire réfléchir.  Puis il mettra sur son chemin des amis et des prêtres qui essaieront de lui ouvrir les yeux pour le faire revenir à Dieu.  En arrière de ces instruments de sa miséricorde, il y a sa grâce qui est offerte au pécheur.  Elle excitera des remords de conscience; s’il veut bien les écouter, il reviendra à Dieu.  Plus le berger a eu de misère à retrouver sa brebis perdue et plus il est content quand il l’a ramenée au bercail.  On a de la peine à perdre une chose en proportion du prix qu’elle nous a coûté, la joie de la recouvrer est en proportion de ce prix qu’on a payé et de l’amour qu’on a pour cette chose, qu’on a montré dans la patience à la chercher.  Eh bien!  voyons maintenant ce que Notre suprême Pasteur a fait pour nous, ses brebis perdues à tout jamais par le péché.  Jésus a pris la peine de descendre du ciel pour venir se faire homme pour nous, prenant la forme de l’esclave de Souverain Maître qu’il était au ciel et sur la terre!  Il a été persécuté, a souffert une passion terrible et a été crucifié pour nous sauver!  Pour nous avoir avec lui au ciel.  Si nous prenions le temps de réfléchir sur ce que nous lui avons coûté, nous comprendrions mieux sa joie au ciel quand un pécheur revient à lui.  On sait quel zèle Jésus a montré pendant sa vie publique pour aller chercher les pécheurs.  C’est justement le reproche que les pharisiens lui font, d’être toujours avec les pécheurs.  C’est alors qu’il leur dit que ce sont les malades qui ont besoin du médecin et qu’il est venu précisément pour appeler les pécheurs à la vie divine!  Que de fois l’Ecriture dit qu’il manquait ses repas avec ses disciples tant il était occupé à discuter avec les pharisiens et à enseigner sa doctrine pour gagner les gens.  Il dit qu’il est le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis, qu’il les connaît par leur nom, qu’il leur trouve des pâturages et qu’il les défend de leurs ennemis.

Voilà le modèle des prêtres et d’une certaine façon de tout chrétien.  Jésus a choisi les prêtres pour continuer son oeuvre sur la terre et nous savons qu’il veut que nous soyons tous une seule chose avec lui.  Pour cela il faut donc vivre comme lui en tout, autant que nous le pouvons avec sa grâce.  Donc un prêtre, comme dit St-Paul, doit être un autre Christ de toutes les façons possibles.  Comme Jésus a laissé son ciel pour courir après nous, que les prêtres laissent leurs beaux presbytères pour aller à la recherche de leurs brebis perdues.  Avec tact et avec patience, qu’ils aillent les voir pour les gagner à Jésus-Christ.  Voici un bon conseil à ce sujet.  Il ne faut pas y aller en son propre nom, car alors on se froisse de leur mauvais accueil, ou de leurs insultes ou de leur insouciance.  Le mieux est de se présenter au nom de Jésus-Christ tout de suite et qu’on s’efface soi-même complètement.  Comme un collecteur se présente au nom de sa Compagnie pour collecter une dette.  On est bien plus dégagé, plus indépendant, plus calme; on n’est que le commissionnaire de Jésus.  Quand ils nous disent des bêtises, nous leur disons simplement que nous ferons leur message au bon Dieu qui nous envoie les inviter au ciel, que s’ils ne veulent pas y aller, c’est leur affaire.  Plus on s’efface et plus Dieu agit par sa grâce.  On a beau être éloquent, être fin et habile tous nos arguments ne valent rien sans la grâce de Dieu.  Cette pensée qu’il ne faut pas oublier est de nature à nous garder dans l’humilité et ainsi attirer les bénédictions du ciel sur notre ministère.  La visite de la paroisse est trop officielle pour valoir beaucoup auprès des pécheurs, il faut d’autres visites.  Il y en a qu’on ne peut voir qu’à l’heure des repas, eh bien!  qu’on y aille pendant leurs repas!  et l’on prendra le sien quand on pourra.  Si on visite une famille où se cache une brebis perdue et qu’elle est sortie; alors les «formalistes» disent: Je suis allé pour le voir et il n’y était pas, qu’il s’arrange!  Ohé non, c’est à vous à l’arranger!  Trouvez-le, il faut lui parler personnellement.  On ne fait pas son devoir en donnant la commission à sa femme ou à une autre personne pour en parler au pécheur.  La brebis ne revient pas si un autre lui dit que son berger la veut!  Jamais elle ne bougera!  Il faut aller chercher ses pécheurs soi-même; c’est aux prêtres à y aller.  Combien jouent au golf ou vont à la chasse, ou à la pêche, pour se distraire du ministère.  Eh bien!  à l’avenir vous irez courir après vos brebis perdues et vous en avez assez que vous serez tellement fatigué que vous n’aurez pas envie d’aller jouer au golf ou d’aller à la chasse ou à la pêche.  St-Jean dit que de même que Jésus a donné sa vie pour nous, nous devons être prêts à donner notre vie pour le prochain.  Au moins soyons prêts à donner nos aises, nos loisirs, notre santé et notre temps.  Peu de prêtres vont au peuple comme on dit, peu vont à la recherche des pécheurs.  Les démons ont sûrement semé leur ivraie là afin de briser ce contact de berger avec les brebis.  Car ils font une seule chose.  Des brebis seules se perdent infailliblement.  Les chrétiens abandonnés par les prêtres se perdent infailliblement.  Les grâces leur arrivent par les prêtres et pas seulement quand ils leur donnent les sacrements, mais en les préservant de toute ivraie que les démons sèment parmi le peuple.  C’est aux prêtres à toujours surveiller ce qui fait du tort a la vie spirituelle des fidèles et à ce qui pourrait l’augmenter.  Il faut qu’ils les nourrissent d’une doctrine solide et divinisante comme le mépris des créatures et le renoncement à son jugement et à sa volonté.

Les démons ont si bien réussi à mettre un abîme entre les prêtres et les fidèles qu’il faut le signaler par des exemples que je connais personnellement.  Par exemple, en France, le clergé, en général, est toqué de cette abomination qu’il perd sa dignité en parlant à des gens du peuple.  Il n’y a pas un prêtre sur mille qui oserait, en France, parler à de pauvres gens sur la rue ou quand ils les rencontrent n’importe où.  Les démons leur ont mis cette maudite idée d’aristocratie dans la tête; ils sont au dessus du peuple et ce serait s’abaisser, se dégrader que de prendre contact avec les gens du peuple.  Est-ce étonnant que plus de trente millions (30 millions) de Français ne pratiquent pas du tout avec un clergé zélé mais aveuglé à ce point par les démons de l’orgueil.  Combien d’Américains ont été scandalisés de voir cette séparation entre le clergé et le peuple pendant leur séjour à la dernière guerre.  En Amérique, les prêtres sont démocrates, ils parlent à tout le monde, sont familiers avec leurs gens, c’est merveilleux!  Oui, mais, les démons sont en Amérique comme en France et ils sont aussi fins pour jouer les Américains que les autres races.  A quoi sert ce contact?  A rien du tout.  Nos prêtres américains parlent à tout le monde, mais des bagatelles du monde, des vues animées, des sports, de la bourse, et de tout sous le soleil… excepté de Dieu et de religion!  Le résultat n’est pas meilleur qu’en France.  Les autres pays d’après ce que j’ai pu voir et apprendre par des témoins fidèles, ce n’est guère mieux.  Le clergé ne s’occupe pas assez de ses fidèles qui lui sont confiés par Dieu.  Le prêtre devrait être plein de Dieu et des choses de Dieu et aller déverser le trop plein de son âme chez son peuple.  Ce n’est que lorsqu’il se présente comme venant du monde céleste qu’il captera l’attention et le coeur des coeurs.  Comme St.  J.  Baptiste venant du désert pouvait parler du royaume de Dieu avec autorité et avec fruit.  Mais nos «sports», qui viennent d’une joute quelconque ou qui en ont le coeur plein ne pourront pas donner le divin qui nourrirait les âmes qui leur ont été confiées et dont ils rendront un compte sévère à Dieu au jour du jugement.  Ce que je dis des prêtres, je le dis aussi des religieux.  Combien visitent leurs parents ou vont dans les familles et n’ont pas un mot de Dieu à leur laisser, ne leur font aucun bien, comme de vrais païens.  Quelle honte pour des prêtres et des religieux d’être tout aux choses du monde comme leur conversation le montre!  La bouche parle de l’abondance du coeur.  Quel aveuglement pour ces prêtres et ces religieux de croire qu’ils font leur devoir parce qu’ils sont familiers avec les gens du monde à la manière des gens du monde, parlant de toutes les bagatelles et les niaiseries du monde!… Les laïques aussi sont tenus selon le commandement de la charité de sauver leur prochain par les moyens à leur disposition.  C’est ce que les Papes ont appelé l’Action catholique.  Nous sommes tous frères et nous devons faire tout le bien que nous pouvons à nos frères comme Jésus nous a fait du bien… et cela aux dépens de nos aises de notre réputation même, de notre bourse, de notre temps.  St-Jean dit que nous devons être prêts a mourir s’il le faut pour sauver notre prochain comme Jésus est mort pour nous sauver.  C’est surtout le respect humain qui arrête cet apostolat laïque; on a peur de se faire passer pour un bon catholique, pour un fervent.  C’est aux parents et amis intimes à faire du bien à leurs membres malades spirituellement mais souvent un étranger réussira mieux.  Que chacun fasse ce qu’il peut pour l’amour de Dieu!

Cette plus grande joie dans le ciel ne veut pas dire que ce pécheur converti est plus parfait que les autres ou qu’il glorifie Dieu mieux que les autres.  Voici un exemple pour faire comprendre ce que Jésus veut dire.  Une famille s’amuse sur le bord de l’eau.  Voilà qu’un des enfants en se baignant s’éloigne des autres tellement qu’il ne peut plus revenir et il va se noyer.  Il crie au secours; les autres vont à son secours et ont beaucoup de difficulté à le ramener.  La mère surveille toutes les péripéties avec une anxiété terrible et on le lui ramène sans connaissance après qu’il a été sous l’eau quelque temps.  Des hommes font des exercices pour le faire revenir à lui.  Enfin, le voilà revenu à sa connaissance; il est sauvé!  Quelle joie pour la mère!  Elle n’a pas cette joie pour les autres parce qu’ils n’ont pas été dans le danger comme lui, mais celui-là était comme mort et le voilà en vie!  C’est donc le danger qu’il a couru qui donne tant de joie quand il est hors de danger.  Eh bien, le pécheur était sur le bord de l’abîme infernal, il était sur le point d’être perdu pour toujours et voilà que quelqu’un le sauve du feu de l’enfer où il s’en allait sûrement.  Voilà ce qui donne une si grande joie à Jésus et aux élus dans le ciel.  Le manque de zèle vient du manque de foi.  Celui qui voit tout: au point de vue des sens et de la raison trouve que les gens sont bons, ont bon coeur et veulent le bien.  Mais tout cela est au point de vue naturel.  Le genre de prêtres-philosophes évidemment trouve que tout va bien dans le monde; les gens sont polis, reçoivent bien le prêtre et suivent leur conscience.  Mais ce n’est pas du christianisme cela!  Comme ces philosophes ne suivent que la loi naturelle et donc mesurent tout au péché, il est évident que nos gens ne sont pas toujours à commettre des crimes.  Dès que ces gens ne tuent pas, ne courent pas les femmes, ces philosophes n’ont plus rien à leur demander.  Mais celui qui est vraiment théologien et qui mesure tout sur Dieu et sa sainteté que nous devons reproduire dans notre vie, voit d’énormes lacunes partout, dans le clergé, chez les religieux et chez les fidèles.  Alors il veut leur faire du bien; il va les voir, il leur parle de perfection divine et se montre très exigeant en tout.  Il est renversé de voir tant de gens agir comme de vrais païens avec des motifs naturels et d’avoir tant d’affection pour les choses créées.  Alors il cherche dans son esprit des moyens pour leur venir en aide, pas seulement pour les sortir de l’adultère, mais pour les rendre semblables à Jésus-Christ dans toute la force du mot.  «Soyez saints conte moi je suis saint!» Quand vous voyez un prêtre sans zèle, soyez sûr que c’est un philosophe!  Il est de travers avec le plan de Dieu, ce n’est pas surprenant que les choses de Dieu ne l’intéressent pas plus.  La philosophie dont il est plein ne le conduit qu’aux créatures comme de vrais païens.  En proportion qu’un prêtre est théologien et qu’il rapporte tout à Dieu et compare tout avec Dieu, il est exigeant et zélé pour diviniser le plus possible de gens.  Quand est-ce que les prêtres feront de la vraie Théologie selon les dons du S.  Esprit qui donnent le goût des choses divines.

la drachme perdue.  «Ou bien quelle est la femme, qui, ayant dix drachmes, si elle en perd une, n’allume sa lampe, ne balaye sa maison et ne cherche avec soin jusqu’à ce qu’elle l’ait trouvée?  Et l’ayant trouvée, elle convoque ses amies et ses voisines, disant: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue.» «De même je vous le dis il y a joie parmi les anges de Dieu pour un pécheur qui se repent.» Ce n’est pas pour rien que Jésus donne un exemple si insignifiant. 

S’il y a tant de joie pour avoir retrouvé un sou, que doit être la joie dans le ciel pour avoir retrouvé une âme immortelle que Jésus a aimée jusqu’à mourir pour elle!  Les gens devaient être encore plus pauvres en Palestine au temps de Jésus que de nos jours.  Or on voit les pauvres faire des milles dans l’espérance d’avoir quelques sous.  Je me suis fait poursuivre quelques milles par une fillette dans une promenade que je faisais le long du lac de Génésareth sur la route entre Capharnaüm et le Jourdain.  Je ne voulais rien lui donner près du village, car j’aurais eu tout ce monde à mes trousses.  Quand je lui donnai son pourboire, elle sauta de joie et bondit comme une flèche vers le village en criant à tue-tête que je lui avais donné quelque chose.  Quelques minutes après arrivait une grande fille à la course pour me demander l’aumône.  Alors Jésus a du voir des cas semblables souvent.  Tout ce remue-ménage pour trouver la pièce de monnaie n’est qu’un échantillon du remue ménage que Dieu fait autour du pécheur pour le faire réfléchir.  Que de contrariétés, que de remords de conscience, de reproches de la part des autres, que de lumières il allume dans son esprit pour lui faire voir son triste état.  De là la joie au ciel après tous ces efforts de la grâce pour le ramener à Dieu.  
Tous ceux qui veulent faire plaisir à Dieu et donner cette joie au ciel travaillent sérieusement à la conversion du monde, à améliorer les bons, à empêcher les faibles de tomber, à ramener les pécheurs.  Pour cela il faut aller parmi eux et les fréquenter personnellement.  C’est le plan de Dieu des sauver le monde, les hommes par les hommes; écrire des livres et des revues ne suffit pas.  C’est comme la radio, c’est bien bon, mais elle n’a pas d’âme; elle ne remplacera jamais le contact personnel.  Mais qu’on se préserve d’une illusion: de descendre au rang des pécheurs, en suivant leurs moeurs plus ou moins, ou leurs habitudes.  Par exemple, suivre le même débraillé dans les habits, fréquenter les clubs de nuit, aller danser, etc.  Ces prêtres trop accommodants sont exposés à se faire prendre au lieu de prendre les autres.  Ces hommes et ces femmes savent bien apprécier la vertu et ils n’aiment pas à voir ceux et celles qui passent pour des modèles faire comme eux.  Il y a d’autres endroits pour rencontrer ces filles ou ces hommes que dans des endroits louches et dangereux.  Celle qui s’habille comme les mauvaises filles ne les gagnera pas en les imitant.  Que de prêtres et de religieux ont pris ce prétexte pour aller à toutes sortes de joutes!  Combien ont jamais fait d’apostolat sérieux là?  Mais la plupart se sont fait prendre et ont développé une passion aussi grande que les mondains qu’ils voulaient convertir en les suivant aux sports.  Aller avec les pécheurs, c’est imiter Jésus, il allait avec eux; mais jamais en incitant leur façon de faire.  Et quand il était avec eux, il leur parlait des choses de son royaume constamment.  C’est lui qui dirigeait la conversation, pas eux.  Que les prêtres l’imitent en gardant leur coeur bien loin des habitudes des gens du monde!

l’enfant prodigue.  Voici l’histoire ordinaire de la plupart des pécheurs.  Cet enfant n’est pas satisfait de la vie calme et heureuse dans sa famille, il veut jouir davantage.  Il demande sa part d’héritage et s’en va au loin le gaspiller, dans toutes sortes de plaisirs et jusqu’au péché mortel.  Combien de fils et de filles de cultivateurs qui vivaient heureusement sur la terre avec leurs parents, s’ils s’étaient contentés d’une vie chrétienne dans la sobriété et dans la tempérance, sachant qu’ils sont en ce monde, pas pour jouir le plus possible, comme des païens, mais pour gagner leur ciel par le sacrifice des plaisirs de la terre; combien, dis-je, ont quitté leur famille pour s’en venir dans les villes afin de s’enrichir plus, pour jouir plus des échantillons.  Puis, comme les Israélites au pied du Sinaï se mirent à banqueter et à danser, puis tombèrent dans l’idolâtrie qui est un péché mortel.  Eh bien, ces jeunes gens qui viennent dans les villes pour jouir plus, de fait s’amusent d’abord dans les choses permises, puis dans les choses plus ou moins louches et finalement dans les choses défendues et pour gagner plus d’échantillons ils perdent le bonheur éternel du ciel.  A mesure que la passion des choses créées entre dans le coeur, l’amour des choses divines s’en va.  La vie de l’âme avec ses vertus qui nous rendent semblables à Dieu diminue au profit de l’animal et de la corruption des moeurs.  Si Dieu n’intervient pas d’une façon spéciale ces pauvres gens sont perdus à jamais.  Comme pour l’enfant prodigue Dieu, leur envoie des épreuves, ils perdent leur position, ils deviennent pauvres, ils tombent malades, puis, avec ces deux choses si désagréables à la nature humaine, les amis disparaissent et laissent nos pécheurs seuls et dans l’ennui.  Ils commencent à réfléchir sur la vanité des biens de ce monde; ils voient leur vie ruinée, ils n’ont plus rien en ce monde et ils sont en train de perdre le ciel.  Il est vrai que plusieurs pour éviter la pauvreté sont capables de faire des transactions malhonnêtes pour tenir leur rang.  Tant pis pour eux: Dieu leur envoyait la pauvreté pour leur enlever leurs moyens de l’offenser; ils en prennent d’autres pour continuer de l’offenser; ils sont les seuls responsables!  Le prodigue descendit jusqu’à l’abîme de l’humiliation; il gardait les pourceaux et enviait leur nourriture qui était meilleure que la sienne Ce n’est qu’une image de la dégradation des pécheurs qui vivent dans le péché mortel.  Ils descendent non pas au niveau des pourceaux, mais des démons!

Mais en ce monde quelque bas que soit un pécheur, Dieu descend toujours jusqu’à lui par sa grâce pour exciter des remords de conscience et des désirs de sortir de ce triste état.  Le prodigue fut assez heureux pour écouter cette voix intérieure qui lui rappelait son ancien état de pureté et de bonheur dans la maison de son père.  Il se décida de revenir à son père, mais cette fois comme un simple mercenaire, car il se trouvait indigne d’être traité comme un fils.  Pendant tout ce temps son père allait souvent sur la grande route pour voir si son fils ne revenait pas.  C’est parce qu’il l’aimait beaucoup, qu’il avait une grande peine de le voir parti, qu’il eut tant de joie quand il l’aperçut au loin.  Du moment qu’il revient, son père est tellement heureux de le revoir, qu’il ne songe plus à ses fautes et l’admet tout de suite dans la famille et lui redonne tout comme s’il ne l’avait jamais quitté.  Il le traite si bien que son frère en est scandalisé et froissé et il lui dit: Vous ne m’avez jamais rien donné et maintenant que ce pécheur revient nous lui donnez plus qu’à moi qui suis toujours resté avec vous.  C’est alors que le père lui dit: Ton frère était perdu et il est retrouvé; il fallait donc nous réjouir.  Tandis que toi tu étais toujours avec moi et tout ce que j’ai est à toi… Par ces trois paraboles Jésus nous insinue que comme brebis nous devons chercher nos pâturages selon l’obéissance à notre Suprême Pasteur représenté par l’Eglise; que comme drachmes, nous devons connaître ce que nous avons coûté à Jésus; et comme fils, nous devons toujours nous hâter vers notre Père céleste.

le bon samaritain.  A un scribe qui demande qui est son prochain, Jésus répond par cette parabole.  «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba entre les mains des brigands qui le dépouillèrent, le couvrirent de plaies et s’en allèrent le laissant à demi-mort.  Il se trouva qu’un prêtre descendait pur ce même chemin; mais, l’ayant aperçu, il passa outre.  De même un lévite qui survient en ces lieux et qui le vit passa outre.  Mais, un Samaritain en voyage arriva près de lui; à sa vue il fut rempli de compassion, il s’approcha, banda ses plaies et versant de l’huile et du vin; puis l’ayant mis sur sa propre monture, il l’amena à l’auberge et il y prit soin de lui… lequel des trois te semble avoir été le prochain de l’homme tombé entre les mains des brigands.  Celui qui a eu pitié de lui.  Jésus lui dit: va toi aussi et fais de même.» Cette parabole regarde la miséricorde de l’homme envers l’homme.  Mais, d’après ce que Jésus veut que nous pratiquions on peut mieux comprendre ce qu’il fait lui-même pour nous.  Il ne s’agit pas de péchés ici, mais de misères humaines qui touchent le coeur de Notre-Seigneur.  S’il est si compatissant pour les blessures du corps, combien plus il l’est pour les blessures faites à l’âme par les démons et les pêchés!  Est-ce par hasard que Jésus montre que ni le prêtre ni le lévite ont eu compassion de ce pauvre homme blessé?  En tout cas ce n’est pas glorieux pour le clergé!  Est-ce que beaucoup de prêtres ne passent pas ainsi tous les jours a côte des misères humaines sans les soulager?  Beaucoup sont très durs pour les pauvres, non seulement ne leur donnent rien, mais les disputent, leur adressent des injures. 

Dans une seule journée j’ai vu un curé refuser à manger à un pauvre parce qu’il venait durant le dîner.  «Tu viendras plus tard.» Il revient à trois heures.  «On ne vient pas entre les repas!» Puis il revient pendant le souper et le pauvre homme fut renvoyé sèchement parce que c’était pendant le repas!  Quel animal que ce prêtre!  Je ne voudrais pas être à sa place quand il se présentera pour le banquet divin!  Jésus peut bien lui dire comme il a dit à l’autre: «Ne viens pas me déranger pendant mon repas!» et comme ce repas est éternel… quand ce pauvre diable de curé va-t-il se présenter????…et ce curé était un religieux qui avait fait voeu de pauvreté!

La raison de cette dureté dans beaucoup de prêtres, je crois, est due à leur philosophie.  Ils connaissent parfaitement leurs devoirs envers les pauvres et les pécheurs, et ils se contentent de cette connaissance de tête comme ils font dans tout le reste de la religion.  Comme tant de religieux qui se glorifient d’appartenir à un ordre glorieux, qui vantent les qualités de leur fondateur et sa sainteté… et qui ne font rien pour la reproduire dans leur propre vie.  C’est exactement l’esprit des pharisiens et de beaucoup de juifs qui se glorifiaient de la loi de Moïse et des merveilles que Dieu avait opérées en leur faveur… et qui n’étaient pas agréables à Dieu comme le dit S.  Paul, dans l’épître de la Septuagésime.  Ce n’est pas ce qu’on sait qui donne du mérite, c’est ce qu’on fait.  Dieu jugera selon les actes, non selon la science, excepté que ceux qui l’auront eue rendront un compte plus sévère à Dieu s’ils n’ont pas agi selon leur connaissance.  Cette parabole est pour tous les chrétiens sans distinction; en proportion qu’ils veulent être avec Jésus, ils doivent agir comme lui pour soulager les infirmités que Dieu met sur leur chemin.  C’est difficile de soulager les autres.  Que de pauvres, de malades et d’infirmes sont hargneux, ingrats et exigeants!  Ce n’est pas par méchanceté, mais Dieu arrange tout pour que les bienfaiteurs fassent le bien uniquement pour l’amour de Dieu.  Il y a du vrai dans ce fait que les pauvres regardent le bien qu’on leur fait comme leur dû, mais les bienfaiteurs n’ont pas toujours l’esprit de foi pour le voir ainsi, surtout dans les débuts.  Il n’y a donc pas de consolation humaine ou naturelle à faire du bien aux autres, au moins en général.  Il faut donc un grand esprit de foi pour continuer les oeuvres de miséricorde.  Sachons que notre mérite dépend de notre esprit de foi et non de la manière que le bien est reçu.  le serviteur sans pitié.  Dans cette parabole Jésus veut nous montrer que si nous ne sommes pas compatissants par amour de lui, il ne le sera pas pour nous.  Il veut que nous soyons prompts à pardonner comme Dieu lui-même est prompt à nous pardonner.  «Un roi remet à son serviteur une dette de dix mille talents.  En sortant ce serviteur rencontre un compagnon qui lui doit cent deniers.  Il lui saute à la gorge en lui disant: paie-moi ce que tu me dois et il le fait jeter en prison.  Quand le roi apprend cela il le fait venir et lui dit: Serviteur méchant, je t’avais remis toute ta dette parce que tu m’en avais supplié, ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon comme j’ai eu pitié de toi?  Et son maître irrité le livra aux exécuteurs jusqu’à ce qu’il ait payé toute sa dette.  Ainsi vous traitera mon Père céleste si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du coeur.» Tout chrétien doit donc essayer de ressembler à Dieu pour être compatissant et miséricordieux envers tous les affligés et les misérables au monde en autant qu’il le peut.  Pour aller avec Dieu il faut être une seule chose avec lui, donc agir comme lui.  Certains disent: nous ne refusons personne!  Cela ne suffit pas.  Il faut aller chercher les pauvres et les malades et les affligés.  Jésus dans son ciel ne s’est pas contenté de dire: je ne refuse pas les hommes!  Il est venu sur la terre nous chercher à ses propre dépens et même de sa vie.  Si le pasteur doit courir après sa brebis perdue, tout chrétien doit aussi courir après les perdus de toutes les façons au monde.  S’il veut ressembler à Jésus il doit faire des démarches pour aller au secours des autres.  C’est aux bien portants d’aider les malades; aux riches de soulager les pauvres, aux instruits d’enseigner les ignorants, etc.  N’oublions pas cette parole de Jésus: «Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens c’est à moi que vous le faites.» Cette pensée de foi, que nous soulageons les membres souffrants de Jésus est la seule qui donne de la force de se dévouer pour les autres et qui rend ce travail agréable surnaturellement.


C’est en proportion qu’on vit de Jésus qu’on peut l’imiter dans les oeuvres de miséricorde et corporelles et spirituelles.  Comme nous avons tous besoin de la compassion et de la miséricorde de Dieu, nous ferons bien de nous dévaluer pour le prochain et de le soulager si nous voulons que Dieu le soit pour nous.  Faisons donc tout le bien possible aux autres dans l’avenir!

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