« C'est une grande chose d'avoir, au sein même de l'Église catholique, la foi dans son intégrité »
-Saint Augustin

« L'ignorance est notre pire ennemi. »
-Saint Pie X

« La vérité vous rendra libre »
-Jean 8, 32

mardi 16 avril 2013

Liberté, Égalité, Fraternité dans l'État et dans l'Église




M. l’abbé Giulio Maria TAM
 
 Liberté, Égalité, Fraternité
dans l'État et dans l'Église

Histoire et développement
 (Cet exposé est la transcription d’une conférence; nous en avons conservé le style parlé)

« Deus caritas est» : Dieu est amour. C’est une grande grâce de pouvoir vous adresser ces quelques mots. Ce que vous allez lire c’est un peu comme une instruction d’apologie.

Pour entrer tout de suite dans le vif du sujet nous allons parler des étapes de la Révolution dans l’Église, et ensuite nous tâcherons de prévoir un peu l’avenir. Qu’est-ce qui nous attend ?

Mais avant de rentrer dans le thème, je voudrais commencer par quelques petits schémas; faire quelques rappels sur les grands tableaux de l’histoire de l’Église. J’ose même dire : l’histoire du monde. Avant l’histoire il y a Dieu, la Très Sainte Trinité, qui vit dans la pacifique possession de son bonheur. Cela doit beaucoup nous consoler parce que par la foi et la prière, par la vie intérieure, nous unissons notre âme à la vie de la Très Sainte Trinité. Avec cette vérité présente à notre esprit nous pouvons étudier les tempêtes qui ont bouleversé l’histoire, sachant qu’à la fin nous serons réunis à cette paix et à cet amour divin.

J’ose espérer que cet exposé, tout en traitant d’un sujet qui, bien sûr, nous fait souffrir – la crise de l’Église – finira par vous donner une grande confiance. Et toute notre confiance réside dans le fait que Dieu existe, il ne faut donc pas avoir peur.
 Schéma sur le sens chrétien de l'histoire


Le premier schéma 

La Très Sainte Trinité, avant l’histoire, vit dans une éternité de paix et d’amour.
A un moment donné Dieu fait la création; et saint Augustin demande : pourquoi Dieu fait-il la création ? Parce que Dieu est Amour. Il a voulu inventer, créer quelque chose en dehors de Lui. Des êtres intelligents et libres qui, par leurs mérites, puissent un jour jouir de ce même bien infini qu’est Dieu; et c’est la création. L’action de Dieu en dehors de Lui-même, c’est la création.
Voici donc ce premier schéma de l’histoire pour vous aider à comprendre la situation.
Il y a eu le péché d’Adam, le péché des Anges. Le graphique de l’histoire commence avec une chute terrible : c’est tout l’Ancien Testament… Alors, quand arrive la plénitude des temps, Dieu envoie son Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, la deuxième personne de la Très Sainte Trinité, et c’est l’Incarnation. A ce moment on voit le graphique de l’Histoire changer.
Lorsqu’on étudie un peu les caractéristiques sociales du monde préchrétien, on trouve le culte satanique; que ce soit dans la Rome païenne avec Jupiter, Minerve, Mars et tous les autres faux dieux, en Grèce avec Zeus, en Égypte avec les pyramides, au Mexique avec le culte du soleil des Aztèques. L’humanité était dans les ténèbres. Aujourd’hui on y revient, à ces ténèbres. La première caractéristique sociale, c’était donc ces cultes sataniques. Deuxième caractéristique sociale : les sacrifices humains. A Rome, quand on ne voulait pas d’enfant, ou que l’enfant était malade, ou encore, parfois, lorsque c’était une fille – car on préférait les garçons – on le tuait en le jetant du haut de la Roche Tarpéienne. La christianisation a apporté un grand changement.


Saint Pierre et saint Paul prêchent l’Évangile à Rome, et c’est la persécution; le démon ne veut pas lâcher Rome. Mais après trois siècles de sang des martyres, uni au sang de l’Agneau, Notre-Seigneur, c’est la conversion de l’empereur romain, Constantin. 

Ensuite l’empereur Théodose le Grand, en l’an 391, déclare par l’Édit de Thessalonique la religion catholique religion d’État. Désormais même l’État va reconnaître que N.S.J.C. est Dieu. Vous verrez que c’est là tout le combat de l’histoire. Il n’y a pas d’autre histoire. Saint Augustin parle des deux cités, saint Ignace des deux étendards. L’histoire, c’est la lutte entre deux volontés : la volonté de Jésus-Christ d’être adoré exclusivement, car il est Dieu, avec le Père le Saint-Esprit, et la volonté du diable de Le mettre sur le même plan que les faux dieux et les fausses religions. Alors l’empereur Théodose déclare la religion catholique religion de l’empire romain. 

 C’est très intéressant de voir comment le droit romain se change en droit romain chrétien, par exemple comment on va interdire les fausses religions, les différentes pratiques de magie, comment on enlève leur salaire aux prêtres païens, comment on commence à interdire l’infanticide, le divorce, l’esclavage… c’est un changement social très important. 

Mais avec la déchristianisation actuelle, ces monstres, que Notre-Seigneur avait enchaînés à sa Croix, se déchaînent à nouveau dans notre société. 

Aujourd’hui, si vous ouvrez les journaux, vous pouvez lire : laïcité de l'État, divorce, avortement, euthanasie, drogue, socialisme, libéralisme, pornographie. Que s’est-il passé ? C’est la Révolution, le graphique de l’histoire change, à cause des Révolutions successives : la Révolution humaniste, protestante, libérale, socialiste, la Révolution dans l’Église… et enfin la Révolution satanique. 

Schéma de la déchristianisation de la société temporelle
 
 


Deuxième schéma

L’époque de la Révolution ou de la déchristianisation

Je voudrais vous présenter un autre graphique de l’Histoire, qui décrit l’époque de la Révolution, ou de la déchristianisation. Il y a tout d’abord la chrétienté, c’est l’admirable civilisation du XIIIe siècle; «qui n'est plus à inventer» la soumission de la société au plan du Bon Dieu. L’itinéraire logique de soumission de l’homme à Dieu, c’est que nous connaissons Dieu par ses oeuvres. Ad invisibilia per visibilia. C’est par la raison qu’on sait qu’il y a une cause. C’est par la réalité qu’on arrive à l’existence de Dieu. Mais Dieu s’est aussi révélé. Dieu n’a pas seulement fait la création, comme le disent certains déistes.

Ensuite Dieu s’est fait homme et alors les individus et les sociétés se sont soumis à Jésus-Christ, exclusivement. Vous avez là la virginité de la foi qu’il faut encore maintenir aujourd’hui, en ces temps d’impiété et de pluralisme religieux. L’homme de la chrétienté s’est soumis exclusivement à l’Église catholique… L’Église nous donne tous les moyens surnaturels pour réparer la blessure du péché originel. Voilà pourquoi la chrétienté s’est élevée si forte, si puissante; c'est admirable !

Aujourd’hui nous vivons encore un peu de l’héritage de cette christianisation. La Révolution, du XIVe siècle à nos jours, est un processus logique de déchristianisation. La Révolution humaniste, par son esprit naturaliste, prive la chrétienté de ses moyens surnaturels. Les humanistes – Dante, Pétrarque, Boccace, Rabelais, Erasme de Rotterdam – sont les artisans d’une révolution culturelle. Leur vision du monde minimise les moyens surnaturels et véhicule une véritable révolution culturelle, très grave.

L’humanisme refroidit l’esprit surnaturel et l’humaniste Martin Luther, imprégné par les écrits d’Erasme, va opérer la deuxième Révolution : la Révolution protestante. Ceux-ci ne rejettent pas la réalité; Dieu : oui. Jésus-Christ : oui. Mais ils rejettent déjà l’Église catholique. (Je passe un peu rapidement : si vous voulez des livres comme référence, prenez les meilleurs manuels d’histoire de l’Église pour voir combien l’humanisme engendre le protestantisme).

A son tour, le protestantisme engendre le libéralisme. Lisez Le protestantisme et le capitalisme libéral de Max Weber. Il explique brièvement l’idée principale : comment Luther revient à l’idée de l’Ancien Testament, selon lequel le bien-être économique est un signe de la bénédiction de Dieu; une idée assez juive d’ailleurs… Par contre, Notre-Seigneur nous apprend que les vrais biens sont surnaturels, spirituels : Il est né dans une crèche, Il change toute la doctrine. Mais Luther revient à cette idée, et cela engendre une nouveauté formidable : ce phénomène économique historique qu’est le mercantilisme. Et lorsque cette révolution culturelle, à travers la philosophie, les encyclopédistes etc., a atteint son comble, c’est la Révolution dite française, la Révolution libérale qui explose en Europe en 1789.

Mais la Révolution ne se termine pas là. Vous savez bien que la Révolution a été faite au nom de ces trois principes : liberté, égalité, fraternité. Le livre de Pierre Gaxotte, La Révolution française, explique très bien comment les jacobins, avec à leur tête Robespierre, à la lumière du principe de l’égalité, voulaient déjà arriver à l’égalitarisme économique en supprimant la propriété privée qui est la cause des inégalités, mais on lui a coupé la tête et on a consolidé la Révolution libérale, bourgeoise. Cependant le principe est là, car pour la Révolution c’est un principe universel : l’égalitarisme à tous les niveaux. Quelques années plus tard, il y aura Baboeuf, avec la Commune de Paris, qui veut à nouveau l’égalitarisme économique. On arrive aussi à lui couper la tête, mais le principe est là. Au siècle dernier, c’est l’histoire de la lutte de l’Église avec le socialisme… Puis arrive Karl Marx, juif de père et de mère, qui dans son livre Le capital, impose sa théorie : «Non, le socialisme n’est pas utopique; le socialisme est scientifique.» C’est l’organisation de la société dans le cadre de l’égalitarisme économique. Et quand, des années plus tard, arrive un homme de la capacité de Lénine – d’ailleurs financé par les banques juives – éclate, dans les pays de l’Est, la Révolution socialiste, ou communiste.

Et quel est le but de la Révolution socialiste avec son principe d’égalitarisme économique ? N’importe quel manuel de marxisme-léninisme vous le dit : c’est d’abord une Révolution philosophique; tout est matière. L’esprit n’existe pas, c’est une fausse structure qu’il faut enlever; l’esprit n’existe pas, l’unique réalité c’est la matière. Ils admettent la réalité, mais seulement matérielle : ils nient Dieu. C’est l’athéisme.
 
Voila, je voulais attirer votre attention sur les six derniers siècles d’histoire de l’Église, de l’Europe et du monde. Que voyons-nous ? Un itinéraire logique, total, de déchristianisation du monde chrétien. Les humanistes nous enlèvent les moyens surnaturels, les protestants nous enlèvent l’Église, la Révolution libérale nous enlève Jésus-Christ, et le socialisme prétend même porter les gens à l’athéisme total. Aujourd’hui la victoire culturelle de l’athéisme fait que les gens vivent sans Dieu. Ils se lèvent le matin, et ne font même pas le signe de la croix, ils vont se coucher le soir, ils ne se souviennent même pas de Dieu, une semaine sans Dieu, un mois sans Dieu… mais c’est l’apostasie générale, c’est la victoire du marxisme, cela ! Ne dites pas que le communisme est mort, c’est la victoire du socialisme; les gens sont sans Dieu, c’est l’athéisme, tout ou moins pratique. «Si l’on ne vit pas comme on pense on finit par penser comme on vit.»

Schéma de l'introduction de la liberté, égalité, fraternité dans l'Eglise catholique

 

Le troisième tableau

Maintenant nous allons voir le troisième tableau, le plus important. C’est l’introduction des principes révolutionnaires de liberté, égalité et fraternité dans l’Église.

D’abord, ils ont été introduits dans la société temporelle – on vient de le voir – et maintenant ils s’introduisent dans l’Église, dans la société ecclésiastique.

Ce schéma est le principal pour nous, parce qu’il y a peut-être beaucoup de gens qui sont contre le communisme, contre le libéralisme, ou même encore quelques-uns contre le protestantisme, mais peu ont compris la Révolution dans l’Église : le dernier front de la Révolution signalé par cet homme suscité par Dieu, Monseigneur Lefebvre. Dans son livre Un évêque parle, il dénonce textuellement trois bombes à retardement introduites dans l’Église : la liberté, l’égalité et la fraternité, et dit : «Attention ! Si vous les mettez dans Église, avec la liberté religieuse, la collégialité et l’œcuménisme… vous verrez la destruction de l’Église.»

La liberté. Sommes-nous contre la liberté ? Attention, il faut distinguer la liberté catholique de la liberté maçonnique ou libérale.

Alors qu’est ce que la liberté pour les catholiques ? La liberté c’est cette faculté que Dieu nous donne pour coopérer à son plan d’amour sans y être contraints, comme le sont le chien, le chat et tous les êtres dépourvus de raison. C’est une forme de perfection extraordinaire. Le but est obligatoire pour nous sauver : Dieu, Jésus-Christ («Celui qui ne croit pas en moi ne peut être sauvé»). Jésus-Christ n’est pas facultatif; mais le moyen c’est nous qui le choisissons. C’est la liberté catholique.

La liberté libérale ou maçonnique, fondée sur la philosophie de Descartes, nie l’existence de la vérité objective et fait de la pensée humaine subjective le critère de la vérité… mais je ne veux pas vous faire un cours de philosophie. Vous trouvez cela dans le Discours de la méthode, où il critique l’objectivité de la connaissance sensible : si tout est subjectif, tout est relatif; et si tout est relatif, tout est possible; alors l’homme est libre même par rapport à Dieu et à Jésus-Christ, à son Église, à son Ordre social, qui «est un dogme de foi catholique» (Pie XI).

Et vous verrez que liberté religieuse, liberté de culte et liberté d’expression signifient la même chose : que l’homme a le droit de faire et dire publiquement ce qu’il veut, l’unique limite c’est la tranquillité publique. A dix heures du soir il ne faut pas crier parce que les autres veulent dormir. Pourquoi voyons-nous aujourd’hui la liberté des sectes, de l’homosexualité, de la drogue, du divorce, de l’avortement ? Vous voyez donc la différence entre la liberté catholique et la liberté libérale.

L’humanisme engendre l’esprit de tolérance (= laxisme). Et c’est dans ce climat qu’explosera la Révolution protestante… Vous connaissez l’histoire de la secte protestante; vous savez comment Luther a introduit la liberté d’interpréter l’Écriture Sainte, avec toutes ses conséquences.

Et maintenant avec le Concile Vatican II, ces mêmes principes sont entrés dans l’Église. La déclaration Dignitatis humanae dit la même chose, pour la première fois dans l’histoire de l’Église : «En matière religieuse… que personne ne soit empêché d’agir publiquement selon sa conscience…»

Mais quelle est la différence entre la liberté religieuse catholique et la liberté religieuse libérale ? Les manuels de droit public de l’Église expliquent : comme l’Église est la vérité objective, quand elle est en état de persécution, elle a le droit de demander la liberté parce qu’elle est la vérité objective. Mais quand l’Église est au pouvoir, elle enlève la liberté à l’erreur car l’erreur n’a pas de droits. Vous voyez donc que nous sommes en face de deux “fondamentalismes”, pour ainsi dire : ou la vérité objective avec toutes ses conséquences ou le relativisme avec toutes ses conséquences. Aujourd’hui nous assistons au triomphe du relativisme.

C’est la même chose pour l’égalité. Ne sommes-nous pas tous égaux ? Oui, nous sommes tous des hommes, mais nous avons tous une forme d’intelligence différente, des capacités différentes. Vous voyez que dans la création il y a les minéraux, ensuite à un degré supérieur, les végétaux, les animaux, les êtres humains et, entre nous et Dieu, il y a les anges. Saint Thomas explique très bien l’échelle hiérarchique. Pourquoi Dieu n’a-t-Il pas créé le monde et tous les êtres pareils, parfaitement égaux entre eux ? Il répond : «parce que dans l’harmonie de toutes ses inégalités, resplendit mieux la gloire du Créateur.» Le monde est hiérarchique par la création, même dans les minéraux, les végétaux, les animaux et même dans les êtres humains. Alors tout cela doit être ordonné même socialement, par une hiérarchie sociale.

Par exemple, vous avez le prêtre qui a une fonction particulière : il offre le Sacrifice. Si vous regardez la topographie d’une ville du Moyen-âge, vous avez au centre l’église, c’était la partie la plus importante. Pourquoi ? Parce qu’il y a l’autel, et sur l’autel il y a le Saint-Sacrement, la Présence Réelle, et pour nous c’est le centre de tout, c’est là que la terre touche le Ciel, à cet endroit géographique précis; et la chrétienté est bâtie tout autour de l’église. Il y avait donc, autour de l'Église, les magistrats, qui défendaient la chrétienté des ennemis internes, les ordres militaires de chevalerie, à l'extérieur, qui défendaient la chrétienté contre les barbares, l’islam; ensuite les paysans qui préparaient la matière du sacrifice : le pain et le vin. Chacun avait la même dignité au moment de la communion, mais avec des fonctions hiérarchisées.

La Révolution libérale arrive et dit : plus de hiérarchie, les hommes sont tous égaux. Et on voit comme l’enfer crache l’égalitarisme à tous les niveaux : Luther veut un égalitarisme interreligieux, la Révolution libérale française fait l’égalitarisme politique et social, et par un autre côté, civile. Elle soumet l’Église au droit commun, les prêtres sont des citoyens comme les autres, citoyen curé, citoyen magistrat, citoyen paysan… Et ensuite l’égalitarisme politique.

Mais alors, dans un monde où toutes les idées sont d’égale valeur, où tout est relatif, quelle est la seule formule politique possible ? C’est la démocratie à 51 %. Comment mettre d’accord des gens s’il n’y a pas une vérité objective ? Si toutes les opinions ont la même valeur ? Ah ! C’est le divin 51% qui va décider ce qui est vrai ou ce qui est faux, ce qui est bien ou ce qui est mal. Et depuis ce moment-là on voit “cette liturgie” se propager comme une traînée de poudre; on ne sait pas si le mariage doit être indissoluble ou si le divorce est préférable. Alors qu’est ce qu’on fait ? La cérémonie du vote ! On se recueille, très bien, on va voter; on ne sait pas d’avance ce qui est vrai ou ce qui est faux, cela va dépendre du 51%. C’est une belle tyrannie. Et vous voyez que ça marche ! Finalement, si tout est relatif, tout est possible.

Et vous verrez jusqu’où ira le 51% : il n’a pas de limite. On discute tout, on met tout en votation; mais cela n’est pas catholique. C’est la conséquence politique de la négation de la vérité objective. Rousseau l’a compris tout de suite. Il dit : s’il n’y a pas une vérité objective, comme le dit Descartes, alors l’unique façon de mettre d’accord les gens, c’est par la majorité. S’il l’on obtient le 51%, on admet le divorce, l’avortement et tout ce que vous voulez, mais le critère c’est le divin 51%. Désormais cette idée d’égalitarisme religieux, politique, social, économique, dans les écoles etc. a pénétré partout. Entre l’homme et la femme (“l’unisexe” dans l’habillement…) et enfin entre l’homme et l’animal : l'animalisme.

L’animalisme est une chose à étudier avec beaucoup d’attention. On a fait des lois : si vous utilisez du papier adhésif pour attraper les mouches vous êtes amendable, parce que les droits des animaux interdisent de les faire souffrir. Les droits des animaux ! L’égalitarisme ! Je touche à une autre vache sacrée : Léonard de Vinci. C’était un ésotérique, il faisait partie d’une société secrète. Il disait déjà : «Vous verrez, un temps viendra où les funérailles des animaux seront les mêmes que celles des hommes.» Et bien nous y sommes ! Il existe déjà le Panthéon des animaux et des cimetières pour animaux. Vous voyez passer un cortège funèbre, ce sont quatre écologistes qui vont enterrer le chat. Ceci pour mettre en œuvre l’égalitarisme entre l’homme et l’animal; cela devient un phénomène culturel, un phénomène idéologique qui a déjà passé au parlement ! C’est l’égalitarisme à tous les niveaux… L’égalitarisme est un explosif puissant, qui sert à développer la passion de l’orgueil : on refuse toute autorité, toute hiérarchie.

Alors vous voyez comment l’égalitarisme se développe à tous les niveaux de la société. Comment tous les phénomènes culturels d’égalitarisme sont à étudier attentivement. Et aujourd’hui ces principes ont pénétré dans l’Église elle-même, avec la collégialité.

Quelques références de théologie de l’Église

Vous savez que Notre-Seigneur a fondé son Église monarchique et hiérarchique. Il avait cent vingt disciples et il en a pris douze pour qu’ils restent avec Lui, Il leur a donné le nom d’apôtres, c'est une hiérarchie, et parmi ces douze, Il choisit Pierre auquel il promet le primat : «Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai…» Et après la Résurrection : «Pierre m’aimes-tu ? – Oui, Seigneur, je vous aime. – Pais mes brebis.» Et ensuite Il lui dit : «Pais mes agneaux et mes brebis.» Alors Pierre est constitué chef des apôtres. Donc, l’Église est monarchique. C’est la Divine Constitution de l’Église. Jouissez de cette grande vérité : on ne peut plus la changer.

Qu’ont-ils donc fait à Vatican II ? Ils ont voulu démocratiser un peu la structure monarchique de l’Église, ils ont mis autour de l’autorité monarchique du pape les conférences épiscopales; ils ont édifié la collégialité, les conférences épiscopales, les conseils presbytéraux, les conseils pastoraux; il y en a dans chaque paroisse. L’objectif égalitariste final et radical, c’est la communauté de base. En certains endroits c’est une véritable puissance. Tout cela n’existait pas avant.

De quoi s’agit-il ? Eh bien, tout le problème du modernisme (c’est pour cela qu’il s’appelle modernisme), c’est de vouloir adapter l’Église au monde moderne; résultat de la Révolution judéo-maçonnique que nous venons devoir; soit la doctrine de l’Église, soit la structure de l’Église. Mais le monde moderne est démocratique, alors comment le concilier avec cette structure sacrale médiévale, monarchique ? Ça ne peut pas marcher !

Et vous verrez jusqu’à quel point est arrivé le mal. Les conférences épiscopales deviennent une autorité alternative, démocratisant l’autorité du pape. On voit que les évêques, par les conférences épiscopales, veulent prendre une autorité même sur le plan doctrinal, alternative à celle du pape. Bien que, aujourd’hui, le pape soit moderniste, ils veulent aller encore plus loin. C’est la collégialité qui détruit l’Église.

Au niveau de la paroisse, au niveau cellulaire, on oblige tous les prêtres à consulter le conseil pastoral. (Le conseil pastoral est composé des représentants de tous les groupes présents dans la paroisse).

Et comme aujourd’hui tout le monde est catholique : féminisme catholique, homosexuels catholiques… on demande que le curé, dans le conseil pastoral, ait une seule voix comme les autres membres. C’est l’explosion de l’Église. Et nous trouvons ici l’influence du modèle des États-Unis : l’américanisme.

En Italie, dans les années 50-60, on considérait les États-Unis comme un phénomène de catholicisme formidable. Il y avait beaucoup de conversions. Sur la première page de Famiglia Cristiana, qui était la revue de toutes les familles catholiques italiennes, il y avait toujours la photo d’une famille américaine, comme si nos familles n’étaient pas belles ! C’était de la propagande. Comment sont-ils arrivés, par le Concile, à introduire ces idées dans l’Église ? Parce qu’ils ont enthousiasmé le clergé pour ces idées dans la sphère temporelle. C’est cela qu’il faut bien comprendre. Une fois le clergé enthousiasmé pour la démocratie américaine, il a commencé à désirer les mêmes “avantages” pour l’Église.

La fraternité : Voyons maintenant l’œcuménisme qui est l’application du principe de la fraternité maçonnique. Quelle différence y a-t-il entre la fraternité catholique et la fraternité maçonnique ? La fraternité catholique est l’unité dans la doctrine; nous sommes frères parce que nous professons et nous aimons la même doctrine, tandis que la fraternité maçonnique consiste à s’appeler “frères” tout en professant des doctrines différentes; on ne croit pas à la vérité objective.

Or l’Église est jalouse de ses enfants et veut protéger leur foi. C’est le don le plus précieux. Quand nous avons été baptisés dans l’Église, la première question que le prêtre a posée à nos parrain et marraine a été : «Que demandez-vous à l’Église ? – La foi. – Que vous donne la foi ? – La vie éternelle.» C’est le plus grand don que le Bon Dieu nous ait fait. Et l’Église est jalouse de la foi de ses enfants. Jusqu’à Pie XII, tous les papes interdisaient aux catholiques d’aller prier avec les non-catholiques à cause du danger, par ce contact, de perdre la foi.

A Vatican II, on introduit la fraternité libérale maçonnique dans l’Église et c’est l’œcuménisme. Au Congrès interreligieux d’Assise, le pape a invité toutes les fausses religions afin de prier pour la paix. Si le pape invite les bouddhistes, ceux-ci ne vont pas prier Notre-Seigneur, ni la Sainte Vierge; ils vont prier leurs idoles. On s’unit malgré les différences doctrinales. Telle est la grande idée à saisir. Ce que l’enfer veut, c’est unir en dehors du Christ. Tous les journaux nous ont dit que c’était la première fois que le pape réunissait d’autres religions pour prier. C’était la première fois en 2000 ans ! Mais alors, les autres papes n’avaient jamais pu ou n’avaient jamais voulu faire cela ? C’était aussi la première fois que le pape mettait les pieds à la synagogue. C’est effrayant ! Alors les 264 papes précédents n’avaient jamais pu ou n’avaient jamais voulu mettre les pieds à la synagogue ? C’est la question qu’il faut se poser.

La réforme liturgique

Même si je l’ai laissée en peu en retrait, la réforme liturgique est une des choses les plus importantes. C’est ce qui frappe le plus gravement les fidèles. Pourquoi ont-ils fait cette réforme liturgique ? Pour la question du latin ? Non, et Mgr Lefebvre le répétait souvent. Si cela n’avait été qu’une question de latin... Mais ils ont changé le rite. Qu’est-ce que la liturgie ? Ce sont les paroles et les mouvements qui doivent caractériser le dogme et la doctrine. Nous sommes catholiques alors nous célébrons la messe, qui n’est rien d’autre que le Saint Sacrifice du Calvaire, renouvelé réellement sur l’Autel de manière non sanglante; donc la liturgie doit caractériser l’idée du Sacrifice. Il y a la croix sur l’autel; le prêtre fait beaucoup de signes de croix. Ce sont les mouvements qui doivent caractériser le dogme et la doctrine. Les protestants nient que la messe soit un sacrifice. Ils disent que c’est un repas. Dans la nouvelle messe, pour faire cette union des religions, beaucoup de signes de croix ont été supprimés. La croix a disparu des autels; on la mettait à côté, maintenant, elle n’est même plus à côté.

Et la Sainte Eucharistie ? Nous, les catholiques, nous croyons qu’au moment de la consécration, le prêtre fait le miracle de la transsubstantiation. Comment caractériser par des mouvements et par des paroles cette vérité, ce dogme ? Après la consécration, il n’y a plus le pain, mais Notre Seigneur Jésus-Christ. Après avoir touché l’hostie consacrée, les doigts du prêtre sont réservés, et ensuite ils sont purifiés. S’il est vrai que dans l’hostie il y a Dieu, l’Être Supérieur, moi qui suis infiniment inférieur je me mets à genoux, et tout spécialement pour la communion ! La liturgie, ce sont les mouvements qui doivent caractériser notre Credo, notre dogme, notre doctrine.

Pour terminer ce petit tableau, qui est malgré tout assez important, il suffit de voir tout ce qu’ont dit les papes, le Magistère romain, contre ces principes de liberté, égalité, fraternité. Vous avez Quanta cura (Pie IX) et tous les documents du Magistère, je n’insiste pas. Alors qu’allons-nous faire ? C’est notre drame. A qui allons-nous désobéir ? Jusqu’à Pie XII, les principes de liberté, égalité et fraternité ont été condamnés. De Jean XXIII jusqu’à Jean-Paul II, c’est la louange croissante à la liberté, à la collégialité et à l’œcuménisme. A qui donc va-t-on désobéir ? C’est ce problème que Mgr Lefebvre pose historiquement et auquel il a donné la solution : «Continuer à croire et à faire ce qui a toujours été cru et fait, par tous et partout.» C'est la Tradition catholique, voilà ce que nous sommes.

Quelques mots sur les hypothèses futures. (Ce sont des hypothèses, bien sûr).

Gardez à l’esprit les grands principes de la Révolution mondiale; et soyez certains que ces grands principes ne changeront pas; depuis six siècles ils suivent cet itinéraire logique. L’observation de tout ce passé historique nous permet de prévoir, avec des variantes, certes, mais tout de même assez clairement, quel sera l’aboutissement de la révolution dans la société et dans l’Église.

Jusqu’à Pie XII, l’Église ne s’adapte pas doctrinalement aux principes du monde moderne. Alors la révolution persécute durement l’Église. Ce sont les Cristeros, au Mexique, la guerre d’Espagne, le génocide des peuples catholiques au Vietnam… Pourquoi ? Parce que le pape ne veut pas introduire les principes modernes dans l’Église. Avec Vatican II disparaissent les grandes persécutions. Il y en a des petites, comme au Liban : dix ans sans perdre ni vaincre. Après le Liban, la Croatie, sans perdre ni vaincre. Nous pouvons dire que les grands génocides de l’Église catholique sont terminés. Pourquoi ? Parce que l’Église a introduit ces principes modernes en son sein.

Que pouvons-nous prévoir ?

Dans les années 60 – les années de Vatican II – en Espagne et en Italie il n’y avait ni divorce, ni avortement. L’Amérique latine n’était pas submergée par une multitude de sectes. Actuellement dans les années 90, dans ces pays, l’Église s’est adaptée à la révolution; mais entre temps, la révolution a accéléré sa marche et a introduit le divorce, l’avortement, l’euthanasie et la laïcisation à tous les niveaux.

Les dernières nouvelles du front de la révolution, c’est la légalisation de l’homosexualité en Irlande. Il y a trois mois, le Parlement d’Irlande a légalisé l’homosexualité à 17 ans. On va donner les mêmes droits aux couples homosexuels qu’aux couples hétérosexuels : l’assistance sociale, les hôpitaux... Et de même en Russie, en janvier dernier, la légalisation de l’euthanasie. Maintenant les malades, les personnes âgées : tâchez de ne pas trop aller à l’hôpital…

Que vont faire les hommes d’Église ? C’était peut-être facile d’adapter l’Église au monde révolutionnaire des années 60. Mais maintenant, la révolution se montre de plus en plus satanique. Il reste peu de choix. Ou le pape continue à se taire, c’est-à-dire à s’adapter au monde moderne qui devient chaque jour plus révolutionnaire – et dans ce cas, il va perdre son identité de catholique – ou alors les hommes d’Église entrent en conflit avec le monde moderne. (On est dans le domaine des hypothèses, je peux donc me tromper…)

Où en sommes-nous maintenant ? Actuellement j’ai l’impression que les hommes d’Église, d’après ce que nous pouvons lire dans les journaux, commencent à se rendre compte que l’on ne peut continuer ainsi avec le monde d’aujourd’hui.

A ce moment-là, c’est-à-dire si les hommes d’Église entrent en rupture, il faudrait savoir dans quelle proportion; les progressistes eux, vont continuer de justifier le monde moderne : ils seront donc en paix avec le monde; il y aura, peut-être, une aile conservatrice qui se ralliera à l’Opus Dei, à Comunione e Liberazione, à Légionnaires du Christ, enfin, à certaines forces qui se rattachent un peu à Ratzinger et qui pourront entrer en rupture avec le monde. Mais dans quel pourcentage ? On sent qu’il y a de la rupture dans l’air. C’est aussi intéressant de connaître notre destinée. Il est certain que la Révolution tâchera d’attaquer la Fraternité, soit du côté du monde laïque, comme fondamentaliste, soit du côté moderniste, pour faire une pseudo-restauration, car on voit depuis quelques temps que cette tendance s’accentue. C’est, par exemple, l’interview du cardinal Ratzinger dans “Il Sabato”, où il dit qu’il faudra revenir à l’autel tourné dos aux fidèles. «Ce n’est pas pour maintenant, dit-il, mais certainement il faudra y revenir.» Que vont-ils faire ? Ils vont essayer de nous enlever tous les arguments possibles, sans toucher aux points fondamentaux. Dans “30 Giorni”, ils ont commencé à critiquer le Credo de Paul VI et même la nouvelle messe.

Ensuite, il y a eu toute une campagne de presse – en Italie, en France… et même en Amérique latine – de criminalisation des fondamentalistes. Pour le moment on attaque certaines religions hindoues, certains fondamentalismes islamiques. Mais au fait, de quoi les accuse-t-on ? On commence par l’identification doctrinale. Qui est le fondamentaliste ? celui qui croit à la vérité objective et qui croit avoir la vérité dans la poche. Mais c’est nous ! On parle des hindous, des islamistes… et de nous, mais on ne le dit pas encore; ainsi, on prépare le terrain, on suggère…

On a mis hors-la-loi certaines religions hindoues, après ce seront les islamistes, et l’on peut croire que le Nouvel Ordre Mondial en envisage d’autres… certainement la Fraternité. Déjà en France pendant plusieurs années, on a empêché la Fraternité de recevoir les legs. C’est une façon d’empêcher son développement. C’est une hypothèse; mais c’est intéressant de la suivre, toutefois pour le moment ils ont d’autres problèmes à résoudre.

Mais quel sera pour eux le grand problème ? C’est une autre hypothèse, mais elle est tout de même fondée. Le Bon Dieu envoie toujours quelque chose contre quoi les hommes ne peuvent rien faire ! Ils étaient en train de bâtir leur tour de Babel. Ça marchait très bien... Et le Sida est apparu. C’est grave le Sida ? Non, c’est très grave ! Non, c’est gravissime ! Ce n’est pas moi qui le dit, mais L’Osservatore Romano. L’O.R. peut échapper un peu au contrôle des grands centres d’information. Dans l’un de ses articles, il dit qu’en Asie, en l’an 2000, sur quatre Asiatiques, un sera séropositif. Ils sont 3.500 millions. Qu’est-ce qui est en train de se passer ? Les hommes essayent de faire la tour de Babel pour éliminer toutes les discriminations, et le Sida va introduire la pire des discriminations. Il va faire une division transversale : il ne tiendra compte ni des communistes, ni des socialistes, ni des libéraux. Il va traverser toutes les divisions.

Il y a une autre hypothèse : pendant la Révolution française, les Jacobins répétaient souvent : «ou nous allons refaire la France à notre façon, ou nous en ferons un cimetière.» Nous avons affaire à l’enfer ! Nous ne sommes pas en face de quelques bourgeois qui défendent leur libéralisme. Nous avons affaire au diable ! L’histoire, c’est la lutte entre Dieu et le diable. Le diable est menteur et homicide dès le commencement. Le problème est que ces révolutionnaires, se rendant compte, par exemple, que le Sida ou un autre châtiment, risquent d'empêcher la construction de leur tour de Babel, voyant que le Bon Dieu envoie quelque chose pour les empêcher de faire leur république universelle maçonnique, vont modifier la situation pour arriver à une déstabilisation de l’Europe, à une guerre civile conventionnelle, qui peut se terminer par une guerre nucléaire. Car le démon est tout de même le maître de toutes ces grandes puissances socialistes et libérales. Les bombes atomiques sont aux mains du libéralisme satanique américain et du socialisme satanique de l’est.

L’Église a toujours dénoncé les sectes secrètes. Les grands chefs sont initiés au culte du maître du monde : le démon. C’est là que l’analyse scientifique et les hypothèses rejoignent certaines révélations. Mgr Delassus, dans son livre Le problème de l’heure présente, dit que le Bon Dieu a toujours annoncé les grands événements de l’histoire. Prenons seulement les grandes révélations reconnues par l’Église : Fatima, La Salette, les grands saints.

Il y a d’autres révélations. Il y a quelques années, Mgr Williamson a fait une conférence sur des apparitions à Akita, au Japon. Et maintenant cette apparition est reprise par “30 Giorni” qui est un journal important. Une dizaine d’évêques sont allés là-bas. L’évêque diocésain a reconnu le surnaturel de l’apparition. C’est tout de même l’autorité destinée à reconnaître ou à nier le surnaturel d’une apparition. C’est sur cela que s’appuyait Mgr Williamson. Dans le journal “30 Giorni”, vous pourrez lire que les messages donnés par la Sainte Vierge à Akita se résument en quatre points :

1. Le démon est entré dans l’Église

2. Il y a trop de péchés.

3. Le feu descendra du ciel.

4. Les 2/3 de l’humanité vont disparaître.

Ce n’est pas la première fois que la Sainte Vierge a dit cela. A La Salette, la Sainte Vierge a annoncé des châtiments, Elle a dit aussi que Paris sera brûlée et Marseille engloutie... Plusieurs saints ont parlé des 3 jours de ténèbres : saint Gasparo del Bufalo, Anna Maria Taigi… C’est l’analyse que nous pouvons faire avec la raison éclairée par la foi. Une partie de l’analyse est scientifiquement certaine; dans l’autre partie ce sont des hypothèses. En connaissant l’histoire de l’Église et les grandes lignes de la Révolution nous pouvons prévoir ce qui se prépare pour demain.

D’après ce que nous voyons, le Bon Dieu s’approche du monde avec ses châtiments. L’Islam est en train de s’infiltrer massivement en Europe, et nous savons comment cela se terminera. Le Bon Dieu qui nous aime nous châtiera un peu mais ce sera pour nous sauver. L’unique vrai châtiment, c’est de voir tant d’âmes s’éloigner de Dieu, ne pas aimer le Bon Dieu, devenir méchantes. De les voir mourir avec le démon dans l’âme et ainsi aller en enfer, comme la Sainte Vierge l’a montré aux enfants de Fatima. C’est définitif; c’est terrible ! Il vaut mieux que le Bon Dieu nous châtie sur cette terre, comme le dit saint Augustin : «Mon Dieu, ici brisez-moi, mais sauvez-moi pour l’éternité.»

Nous avons commencé cette conférence en disant «Deus caritas est» : Dieu est amour et c’est par là que je voudrais terminer.

N’ayez pas peur, Dieu est amour, Dieu est Père, Dieu est fort et Dieu sauve. Voyez un peu l’histoire du monde, l’histoire de l’Église, ce qui se passe actuellement… Dieu est le commencement et la fin de l’histoire. Il est le Maître de l’histoire.

Notre Maman du Ciel nous prévient. Ne craignez rien; il y aura un quart d’heure un peu fort, un peu difficile à passer; mais attachez vos ceintures… Ce sera tout de même pour le bien. Pensez à cette prophétie de Fatima reconnue par l’Église : «Mais à la fin, mon Cœur Immaculé triomphera.» Il faut croire que l’intervention de Dieu sera admirable. Pourquoi ? Parce que Dieu est l’Être supérieur et nous sommes des êtres inférieurs. A cause de notre infériorité nous ne pouvons prévoir ce que le Bon Dieu fera, mais ce sera de toute façon admirable; nous verrons comment la Sainte Vierge et le Bon Dieu interviendront.

Unissons notre âme à la Très Sainte Trinité, Elle nous sauvera si nous avons la bonne volonté et si nous prions. Même au milieu de cette tempête. C’est comme dans la mer : à la surface il y a la tempête, mais si nous descendons à cent mètres, là tout est calme, immensément calme. Gardez votre âme unie à N.S.J.C. par la vie intérieure, et vous participerez déjà à cette pacifique possession du Bien Infini. Mais combattons aussi le combat de Notre Seigneur. Ayons une grande confiance. Tout est entre les mains de Dieu et de la Sainte Vierge, la plus humble, la plus puissante et la plus aimantes des créatures. Comme le disait sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : soyons des enfants en sachant que notre Père est fort, que notre Père est grand et qu’il sauve par Notre-Seigneur et par la Sainte Vierge.

Ainsi soit-il.


O Jésus, Roi d'Amour
j'ai confiance en votre miséricordieuse bonté


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