« C'est une grande chose d'avoir, au sein même de l'Église catholique, la foi dans son intégrité »
-Saint Augustin

« L'ignorance est notre pire ennemi. »
-Saint Pie X

« La vérité vous rendra libre »
-Jean 8, 32

mardi 21 avril 2015

R.P. Henri Hello - Pour la vérité : Combats et Triomphes

I.
LE PRIX DE LA VÉRITÉ
IL FAUT LA RECHERCHER.
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Ego sumvia, veritas et vita. Je suis la voie, la vérité et la vie. 
(Saint Jean, XIV, 6).

Nous considérons trois choses :

I. Ce qu'est la Vérité.
II. Le prix de la Vérité.
III. Il faut rechercher la Vérité.

I
CE QU’EST LA VÉRITÉ

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Qu'est-ce que la Vérité ? Quid est Veritas ? Question de Pilate à Jésus. (Saint Jean, XVII, 38). Il n'attendit pas la réponse. Il n'avait guère souci de connaître la vérité.

Justin le philosophe eut faim et soif de connaître la vérité. Il la rechercha très, avidement. II consulta successivement les principaux représentants des écoles de philosophie de l'antiquité païenne ; il fut déçu. Son cœur demeurait inquiet ; il n'avait pas trouvé ce qui procure la paix. Un jour, sur le bord de ta mer, il rencontra un vénérable vieillard ; il s'entretint avec lui ; celui-ci comprit ses tourments, lui parla du vrai Dieu, des prophètes, du Messie, de la doctrine de Jésus-Christ. Justin avait enfin trouvé ce qu'il voulait: II se fit chrétien. À l'école de Jésus il devint disciple de la Vérité. Plus tard il en fut l'apologiste et le martyr.

- Qu'est-ce que la Vérité ?

1° Saint Denys répond : « Est Deus. C'est Dieu ».

Saint Augustin dit à son tour : « la Vérité, c'est Dieu lui-même, lui, la première Vie et la première essence, comme il est la première Sagesse ».

Par nature, Dieu est pur Esprit, Souveraine Intelligence, il est Lumière, Deus lux est. Il connaît parfaitement, infailliblement :

La vie divine, la sienne, dans toutes ses profondeurs. Omnia scrutatur, etiam profunda Dei. (I. Cor. II, 10).

Toutes les créatures. Il est la cause première de toutes, il les a tirées du néant. Son œil clairvoyant et pénétrant voit toutes les profondeurs des espaces, celles des abîmes de l'Océan, celles du cœur de l'homme. Rien ne lui est caché.

Il connaît la plénitude de sa souveraineté, tous les droits qui en découlent, les devoirs qu'ont envers lui les êtres doués par lui d'intelligence. C'est lui-même qui leur a dicté sa loi. Il sait quels hommages lui doivent les hommes non seulement individuellement, mais collectivement, les familles, les cités, les nations.

« Je suis le Seigneur, et il n'y en a point d'autre ». Ego Dominus, et non est alter. (Isaïe, XLV, 6). Ce qu'il est, il le sera toujours. « Je suis le Seigneur, et je ne change pas ». Ego Dominus, et non mutor. (Mal. III, 6). Telle est la vérité immuable. Les hommes passent, elle demeure. Les droits de Dieu sont les mêmes, toujours. Heureux celui qui le croit !

- Qu'est-ce que la Vérité ?

C'est Jésus-Christ, car il est le Fils de Dieu, consubstantiel au Père, Lumière de Lumière. Je suis, dit-il, la voie, la Vérité et la vie. (Saint Jean, XIV, 6). Il est la voie pour aller sûrement à Dieu, à la Béatitude, parce qu'il est la Vérité. C'est aussi pourquoi il est la Vie parfaite, la vie éternelle.

- Qu'est-ce que la Vérité ?

3° La Vérité, c'est la parole de Dieu. C'est la parole de Jésus, c'est son enseignement dont il a dit : Ma doctrine n'est pas de moi, c'est-à-dire, n'a pas une origine humaine, mais c'est la doctrine de celui qui m'a envoyé. (Saint Jean, VII, 16).

Aux Juifs qui s'obstinent dans l'incrédulité il adresse , ce reproche : Si je vous dis la Vérité pourquoi ne me croyez vous pas ? (Saint Jean, VIII, 46). Refuser de croire à sa parole, c'est mépriser la Vérité.

II
LE PRIX DE LA VÉRITÉ

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- Qu'est-ce que la vérité? Saint Basile répond : C'est le bien le plus excellent. Est praestantissimum bonum.

Oui, assurément, puisque la vérité, c'est Dieu, c'est Jésus-Christ, c'est la parole de Dieu. Elle est donc pour l'homme d'un prix inestimable. Les considérations suivantes le feront mieux saisir :

1° Apporter la vérité du ciel sur la terre est l'objet premier de la mission du Fils de Dieu. A Pilate, qui l'interroge, il; répond : Je suis né et je suis venu, au monde pour rendre témoignage à la vérité. (Saint Jean, XVIII, 37):

Or la vérité que le Verbe fait chair est venu annoncer consiste principalement : a) dans la connaissance du vrai Dieu ; b) dans celle de sa mission pour le salut du monde ; c) dans la connaissance de la véritable béatitude, que l'homme ne trouve pas dans les honneurs, ni dans les richesses, ni dans les voluptés, ni dans les sciences humaines, mais dans le royaume des cieux; qui commence ici-bas, au sein de l'Église, par la foi, par la grâce, par l'espérance et la charité unissant l'homme à Dieu, et qui se consomme dans la vision béatifique.

Jésus est condamné à mort à cause du témoignage qu'il a rendu à la vérité.

Saint Jean, dans son Évangile, décrit admirablement les diverses phases de la lutte des ténèbres contre la vérité, c'est-à-dire de l'opposition toujours croissante des princes des prêtres, des docteurs de la loi, des pharisiens, à la doctrine de Jésus. Il est manifeste que son témoignage à la vérité est la principale cause de l'irritation de ses adversaires. Vous cherchez, leur dit-il, à me faire mourir, parce que ma parole n'entre point en vous. (Saint Jean, VIII, 37).

Saint Mathieu raconte (XXVII, 57-65) la scène de la condamnation officielle par le sanhédrin. Jésus est solennellement interrogé par le Grand Prêtre : Je t'adjure par le Dieu vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jésus répond par cette affirmation qui déchaîne toutes les fureurs de la synagogue : Tu l'as dit, je le suis. Après cet éclatant témoignage rendu à la vérité, Jésus est décidément condamné à la mort.

« Quand Jésus, dit, Saint Augustin, rend témoignage à la vérité, c'est à Lui-même qu'il rend témoignage, car c'est Lui-même qui est la vérité. »

Tout le procès qui se déroule devant le gouverneur romain a pour objet et pour effet de lui arracher la ratification officielle de la sentence portée par le sanhédrin. Il faut que Jésus meure, qu'il soit crucifié, à cause du témoignage rendu par Lui à la vérité, afin que, par la vérité, le monde soit sauvé !

C'est la Vérité, en effet, qui délivre et qui sauve.

C'est elle qui donne à l'homme la véritable liberté dont il use pour glorifier son Créateur, son Sauveur, et parvenir au bonheur céleste. Sans elle, il demeure plongé dans les ténèbres de l'erreur et du vice, esclave du péché. Car celui qui fait le péché est esclave du péché. (Saint Jean, VIII, 34). Mais la vérité délivre : « la vérité, dit le Seigneur, vous rendra libres ». (Ibid. 32).

La vérité est donc infiniment précieuse, puisque, la vérité, c'est Dieu, c'est Jésus-Christ, c'est sa parole ; puisque, pour nous en faire part, le Fils de Dieu est descendu du ciel ; puisqu'il est mort pour lui avoir rendu témoignage, et pour nous procurer, par elle, le salut éternel.

Rien n'est plus nécessaire que la vérité. Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il ne possède pas la vérité, et s'il vient à perdre son âme ?

La vérité, c'est la perle précieuse de l'Evangile. Pour l'acquérir, il est sage de renoncer à tout le reste, à l'exemple du marchand de perles cité par le divin Maître : il a trouvé une perle très précieuse : il vend tout ce qu'il a pour l'acheter : sa fortune est faite.

Heureux celui qui possède la vérité ! Qu'il ne cesse d'en rendre grâces au Seigneur ! Saint Vincent de Paul aimait à remercier Dieu avec effusion de la lui avoir fait connaître et de l'avoir préservé des erreurs alors répandues dans le monde, spécialement du poison janséniste.

Quand viendra la séduction universelle, avec de grands prodiges et des choses extraordinaires, jusqu'à séduire, s'il se pouvait, les élus eux-mêmes (Saint Math. XXIV, 24),

C'est l'amour de la vérité qui sauvera le petit nombre des élus (IL Thess. II. le), alors que périra la multitude de ceux qui « n'auront pas ouvert leur cœur à l'amour, de la vérité pour être sauvés ». (Ibid).

III.
IL FAUT RECHERCHER LA VÉRITÉ

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Puisque la vérité est si précieuse, il faut être avide de l'acquérir et de la posséder. «Quiconque est de la vérité, dit le Seigneur, écoute ma voix». (Saint Jean XVIII. 37). Être de la vérité, c'est avoir un extrême désir de la connaître, de la rechercher, de l'embrasser, de s'y attacher par dessus tout, pour toujours, dans le temps et dans l'éternité.

1° Il faut appliquer son esprit à la connaître, avec ardeur et constance. Pour cela, il est nécessaire de lire

a) les Saintes Écritures, de les méditer, de s'en nourrir, de s'en assimiler la doctrine.

Elle est la lumière qui éclaire l'intelligence, le sel qui sauve de la corruption, le lait très pur et l'aliment très substantiel des enfants de Dieu, le banquet de l'âme conviée au royaume des cieux ; elle fournit aux soldats de Jésus-Christ leur puissante armure.

Voici en quels termes S. S. Benoît XV invite les évêques à recommander à tous les fidèles l'étude de la Sainte Écriture, surtout du Nouveau Testament :

« Pour nous, Vénérables frères, à l'exemple de Saint Jérôme, nous ne cesserons jamais d'exhorter tous les chrétiens à faire leur lecture quotidienne principalement des très Saints Évangiles de Notre Seigneur, ainsi que des Actes des apôtres, et des Épîtres, de façon à se les assimiler complètement ».

Il faut encore lire b) les principales lettres apostoliques des Pontifes romains, de Pie VI à Pie XI, contre les erreurs de notre temps.(1) Elle constituent un merveilleux arsenal pour la défense de la Vérité contre les doctrines pestilentielles de la Révolution qui propagent de toutes parts les ténèbres dans les esprits, la corruption dans les cœurs et dans les mœurs.

Selon l'utilité de chacun, il faut lire c) les auteurs anciens - ou modernes qui sont connus pour n'être en opposition avec la doctrine catholique dans aucune des branches des connaissances humaines. Sans doute, celui qui a la charge d'instruire les autres, de réfuter les mensonges, d'éclairer l'opinion publique, est souvent obligé de lire des publications entachées d'erreurs, mais ; il faut que lui-même soit d'abord nourri de la saine doctrine et fortement muni de l'armure de la Vérité.

2° Il faut vouloir parvenir à la possession de la Vérité, le vouloir avec un grand cœur et une volonté fermement résolue, corde magno et animo voienti, avec une ardeur persévérante qui ne se laisse décourager par aucun obstacle, à l'exemple de tous les vrais serviteurs de Dieu.

3° Il faut prier aussi, prier sans cesse, car, sans la grâce divine, nous ne pourrons pas être les disciples de la vérité. Mais le Seigneur a dit : Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez et on vous ouvrira. Le Seigneur est fidèle à ses promesses.

En terminant, disons avec Saint Augustin : Seigneur, notre cœur demeure dans l'agitation tant qu'il n'a pas trouvé en vous son repos !

En effet, c'est seulement dans la vérité que notre cœur peut se reposer. Mais c'est vous, ô mon Dieu, qui êtes la Vérité !

Déjà, ici-bas, vous donnez la paix à notre cœur par la foi vive, par la ferme espérance, par la charité parfaite et la vie d'oraison, en attendant qu'il repose avec plénitude dans votre contemplation, ô éternelle vérité !

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II.

L'HOMMAGE A LA VÉRITÉ

IL FAUT LA METTRE EN PRATIQUE

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Beati qui audiunt verbum Dei et custodiunt illud, (Saint- Lue, XI, 28).

Bienheureux ceux qui écoutent la parole de Dieu (la vérité), et qui la gardent !

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Connaître la vérité, être persuadé de sa valeur, l'admirer, la désirer, c'est bien, mais elle a droit à d'autres hommages. L'homme se doit à elle tout entier, et elle fera son bonheur. Bienheureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, c'est-à-dire la vérité apportée sur la terre par le Fils de Dieu, et qui la mettent en pratique ! Celui qui est la Vérité porte plainte contre ceux qui admirent la loi divine et l'enseignent aux autres, mais la contredisent par leur vie. Ils disent, et ne font pas. Dicunt, et non faciunt.

Pour rendre à la vérité les hommages qui lui sont dûs, il faut :

I. Être un.
II. Être humble.
III. Veiller et prier.

I

IL FAUT ÊTRE UN

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La participation, par une même foi, à la même vérité enseignée par l'Église de Jésus.Christ qui est une, c'est le premier principe de l'unité des enfants de Dieu.

Cette même foi doit être le premier principe de l'unité de chaque chrétien dans toute sa vie.

Il doit être un.

Mais, observe Joseph de Maistre, être un, et n'être qu'un, c'est ce qu'il a de plus difficile. Comment donc réaliser cette unité ?

a) N'être qu'un, c'est d'abord adhérer de tout son esprit et de tout son cœur à la vérité intégrale et pure, sans diminution, sans altération. La vérité répugne à tout alliage de mensonge. Elle est intransigeante par sa nature même. Sine dolo lac concupiscite, dit Saint Pierre Convoitez le lait pur de la vérité évangélique, exempt de toute erreur.

Dans son Encyclique sur l'éducation de la jeunesse, Pie XI déplore une absence si complète, à notre époque, de principes clairs et sains, même sur les problèmes les plus fondamentaux. C'est pourquoi il veut rappeler « les premiers principes ».

Or la vérité la plus fondamentale est celle-ci : Dieu est un pur Esprit, éternel, infiniment parfait, Créateur du ciel et de la terre, et Souverain Seigneur de toutes choses.

S'il y a une vérité primordiale, claire et saine, c'est bien celle de la Souveraineté de Dieu. C'est d'elle que découlent toutes les obligations de l'homme, tous ses devoirs. C'est la foi à cette vérité qui doit donner à toute la vie du chrétien son harmonieuse unité.

Malheureusement cette vérité essentielle est, diminuée, déformée, chez un grand nombre de ceux qui ont reçu le saint baptême. Ils veulent, de nos jours, concilier avec la souveraineté de l'homme proclamée par la Révolution la souveraineté de Dieu. Dès lors l'incohérence des idées engendre la confusion dans les esprits. Sacrifiée aux opinions en vogue, à l'orgueil du siècle, à l'idole de l'Humanité, que devient la vérité ?

Avec un soin jaloux de la gloire de Dieu, qui est la Vérité et qui ne change pas, le chrétien doit s'appliquer constamment à conquérir, à conserver, à faire triompher en lui ce que Saint Hilaire appelle la chaste virginité de la vérité, - castam veritatis virginitatem.

b) N'être qu'un, c'est, de plus, mettre un accord parfait entre la pratique de sa propre vie et la loi de Jésus-Christ. Autrement l'unité est rompue. Il y a dualisme, contradiction.

Le chrétien est un, quand le corps, les sens, sont soumis à l'esprit, et que l'esprit est soumis au Verbe de Dieu.

Il est un quand il conforme à la loi angélique seulement sa vie privée et domestique, mais encore sa vie civile et sociale

Alors, par ses exemples, il est lumière dans le Seigneur. Vos estis lux in Domino. (Epl. V.8). Il est la bonne odeur du Christ (IL Cor. i5): Il attire à la vérité, il gagne à Jésus-Christ les âmes de bonne volonté.

« Le Dieu de Cécile est le vrai Dieu, disaient les soldats qui la gardaient, puisqu'il a une telle servante ».

Et ils se convertirent.

Hélas ! combien de chrétiens n'ont pas cette unité! « Ceux qui vivent mal et portent le nom de chrétiens, dit Saint Augustin, font injure au Christ» Mais ceux qui s'appliquent à n'être qu'un en observant sa loi, lui font honneur : ils rendent hommage à la vérité !

c) Il faut encore n'être qu'un par la droiture et la pureté d'intention, qui, en toutes choses, cherche Dieu seul, oriente et ordonne tout vers sa gloire. Là est l'unité parfaite, sans déviation, sans dualité.

Il y a déviation, dualité, quand on se recherche soi-même dans-la pratique des vertus, des bonnes œuvres : alors l'amour-propre replie sur lui-même l'homme, le chrétien. Si c'est pour être vu et admiré qu'il opère le bien, l'acte est sans valeur au regard du Dieu de vérité qui sonde les cœurs. Si le motif est louable, mais si l'amour-propre glisse, dans I' exercice du bien, des préoccupations de vaine gloire d'acte est vicié plus ou moins.

L'unité fait défaut. La droiture d'intention donne à l'œuvre sa complète unité. C'est la charité parfaite. C'est la simplicité, excluant toute duplicité, tout levain pharisaïque. Creusons davantage cette idée.

II.
IL FAUT ÊTRE HUMBLE

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Dieu se détourne des orgueilleux. « Il donne sa grâce aux humbles. Humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu ! (I. Pet. V. 5. 6). »

Dieu a l'orgueil en abomination.

Il l’a châtié dans l'ange rebelle.

Jésus a dit de Lucifer : Le diable n'est pas demeuré dans la vérité. In veritate non stetit.

Il a oublié son néant. Il s'est cru, par lui-même, quelque chose de grand ; épris de sa propre beauté, il a refusé l'hommage dû à son Créateur. Séduit par lui-même, il a séduit un tiers des anges. Dieu, les a précipités dans l'enfer.

Dieu a châtié l'orgueil dans l'homme. « Vous serez comme des Dieux », a dit le serpent. Ève séduite a séduit à son tour le premier homme. La malédiction du Seigneur les a frappés.

« Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme…, et dont le cœur se retire du Seigneur : il est comme une bruyère dans une lande, il ne verra point venir le bonheur, il occupera les lieux brûlés du désert une terre salée et sans habitants ». Ainsi parle le Seigneur par la bouche de Jérémie. (XVII, 5. 8).

L'histoire du monde est pleine de chutes retentissantes qui ont suivi les grandes révoltes des hommes contre la vérité, oubliant qu'ils sont poussière et qu'ils retourneront en poussière.

Dans les temps modernes l'homme a dit son non serviam. - Je ne servirai pas !

Faisant de la révolte une doctrine et un code officiel par la proclamation de ses prétendus droits, il a osé substituer sa propre Souveraineté à celle du Seigneur son Dieu !

Il n'est pas demeuré dans la Vérité !

La Révolution est avant tout une doctrine; celle de la révolte.

Albert de Mun, en ses beaux jours, eut le courage de le dire à la tribune de la Chambre des Députés.
C'est pourquoi la Révolution, comme l'a dit Joseph de Maistre, est essentiellement satanique.

Aussi le chrétien doit-il absolument se refuser à pactiser avec elle, et toujours s'humilier sous la main puissante de Dieu.

Le Cardinal Mercier, dans sa superbe Pastorale «La Leçon des Événements » ne parle pas autrement.
Voici ce qu'il écrit

«Le Roi-Prophète avait prédit la révolte des nations contre Dieu et contre son Christ. Il les avait entendues s'écrier : Rompons leurs entraves, secouons leur joug. Mais Celui qui habite dans les cieux, se rit d'elles... » (Ps. 2).

«-L'histoire moderne a traduit en réalités la prophétie de David et l'annonce de l'Apocalypse. ;
En 1517, il y a, date pour date, quatre siècles, le moine Luther s'insurgea contre l'Église du Christ et détacha d'elle un gros tiers des nations européennes. Privée de la direction et de la sauvegarde du magistère infaillible, la raison humaine tomba du protestantisme, dans le rationalisme, à telle enseigne qu'il n'y a peut¬-être plus un seul dogme de foi sur lequel les chefs religieux des Églises protestantes demeurent d'accord, et que plus une seule Faculté de Théologie des Universités allemandes ne professe la divinité de Jésus-Christ.

« La Révolution française propagea le rationalisme dans le monde et l'inocula aux pouvoirs publics.
La parole de Léon XIII n'est pas moins formelle :

« Cette audace d'hommes perfides, qui menace chaque jour de ruines plus graves la société civile, et qui excite dans tous les esprits l'inquiétude et le trouble, tire sa cause et son origine de ces doctrines empoisonnées qui, répandues en ces derniers temps parmi les peuples comme des semences de vices, ont donné, en leur temps, des fruits si pernicieux. En effet, vous savez très bien Vénérables Frères, que la guerre cruelle qui, depuis le seizième siècle, a été déclarée contre la foi catholique par des novateurs, visait à ce but, d'écarter toute révélation et de renverser tout l'ordre surnaturel, afin que l'accès fût ouvert aux inventions ou plutôt aux délires de la seule raison.

« Tirant hypocritement son nom de la raison, cette erreur, qui flatte et excite la passion de grandir, naturelle au cœur de l'homme, et qui lâche les rênes à tous les genres de passions, a spontanément étendu ses ravages, non pas seulement dans les esprits d'un grand nombre d'hommes, mais dans la société civile elle-même. « Alors, par une impiété toute nouvelle et que les païens eux-mêmes n'ont pas connue, on a vu se constituer des gouvernements, sans qu’on tînt nul compte de Dieu et de l'ordre établi par Lui ; on a proclamé que l'autorité publique ne prenait pas de Dieu le principe, la majesté, la force de commander, mais de la multitude du peuple, laquelle, se croyant dégagée de toute sanction divine, n'a plus, souffert d'être soumise à d'autres lois que celles qu'elle aurait portées elle-même conformément à son caprice.

Puis, après qu'on eut combattu et rejeté comme contraires à la raison les vérités surnaturelles de la foi, l'Auteur même de la Rédemption du genre humain est contraint, par degrés et peu à peu, de s'exiler des études, dans les universités, les lycées et les collèges, ainsi que de toutes les habitudes publiques de la vie humaine. Enfin, après avoir livré à l'oubli les récompenses et les peines éternelles de la vie future; le désir ardent du bonheur a été renfermé dans l'espace du temps présent. Avec la diffusion au loin et au large de ces doctrines, avec la grande licence de penser et d'agir qui a été ainsi enfantée de toutes parts, faut-il s'étonner que les hommes de condition inférieure, ceux qui habitent une pauvre demeure ou un pauvre atelier, soient envieux de s'élever jusqu'aux palais et à la fortune de ceux qui sont plus riches ? Faut-il s'étonner qu'il n'y ait plus nulle tranquillité pour la vie publique ou privée et que le genre humain soit presque arrivé à sa perte ? »

(Léon XIII, Quod Apostolici)

L'humilité nous fait trouver grâce devant le Seigneur, et demeurer dans la vérité.

Elle est le fondement de la vie chrétienne et la mère de toutes les vertus.

« Ne cherche pas, dit Saint Augustin, une autre voie pour trouver et posséder la Vérité que celle qui a été préparée pour nous par Celui qui, étant Dieu, connaît la faiblesse de nos pas. C'est d'abord l'humilité, c'est ensuite l'humilité, c'est en troisième lieu l'humilité ; c'est ma réponse à toutes vos questions. D'autres choses sont prescrites, mais si l'humilité ne précède, n'accompagne, ne suit tout ce que nous faisons de bien, c'est-à-dire le bien que nous nous proposons, l'acte que nous accomplissons, l'œuvre une fois accomplie, l'orgueil nous arrache des mains le bien que nous avons fait et qui nous réjouit ».

Saint Léon le Grand n'est pas moins formel : « Tout l'enseignement de la sagesse, chrétienne, dit-il, consiste non dans l'abondance des paroles ni dans l'artifice de la discussion, ni dans la convoitise de la louange et de la gloire, mais dans l'humilité vraie et volontaire que Jésus¬-Christ a choisie et enseignée du sein de sa Mère jusqu'au supplice de la Croix ».

Puisque la voie de l'humilité est la seule qui puisse conduire à l'acquisition et à la possession de la vérité, soyons fermement résolus à la suivre. Aimons à dire avec Saint Augustin : « Seigneur, faites que je vous connaisse et que je me connaisse ; que je vous connaisse pour vous aimer, et que je me connaisse pour me haïr !

III
IL VAUT VEILLER ET PRIER

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«Veillez et priez ... car l'esprit est prompt, mais la chair est faible ».

La chair, c'est ici l'homme tout entier, avec sa fragilité de créature, accrue par la chute originelle.

Il est faible contre les séductions des sens et de l'esprit, surtout à cette époque où triomphe un orgueil qui a bien osé proclamer la raison souveraine ! Oh ! que l'homme est facilement charmé par cet opium intellectuel !

Il faut veiller toujours !

Il faut prier toujours !

C'est la vérité que nous ne pouvons nous sauver sans la prière ; que Dieu est l'auteur de tous les biens ; que, fidèle à ses promesses, il donne sa grâce' à ceux qui l'invoquent et que la prière humble et confiante obtient tout et transporte les montagnes.

Le Seigneur est ma lumière. Dominus illuminatio mea !

Le Seigneur est ma force. Dominus fortitudo mea !

Rendons à la vérité cet hommage que nous reconnaissons n'être rien de nous-mêmes, donc n'être capable de rien, mais que nous espérons tout de la miséricordieuse bonté du Seigneur et de ses magnifiques promesses !

Veillez et priez sans cesse, dit le Seigneur en Saint Luc (XXI, 36), afin que vous soyez trouvés dignes d'échapper à tous ces maux qui doivent arriver, et de paraître debout devant le Fils de l'homme ! - debout, comme il convient à ceux qui, puisant leur force dans la vérité, ont soutenu, pour elle, jusqu'à la fin, le bon combat et se présentent pour être couronnés !

III
LE COMBAT POUR LA. VÉRITÉ
IL FAUT LA DÉFENDRE, LA PROPAGER

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Pugnate cum antiquo serpente, et accipietis regnum œternum. - Combattez contre l'antique serpent, et vous recevrez un royaume éternel. (Brev. rom. Office des apôtres).

Par sa doctrine et sa liturgie, par toute son histoire et par les exemples de ses Saints, l'Église nous enseigne la nécessite de la lutte, nous dresse au combat.

I
L'ENNEMI DE LA VÉRITÉ

Dans l'Encyclique Humanum genus, Léon XIII nous découvre le champ de bataille où l'humanité, partagée en deux camps, ne cesse de combattre ; l'un « pour la vérité et la vertu », l'autre « pour tout ce qui est contraire à la vérité et à la vertu ». Le premier est le royaume de Dieu sur la terre ; le second est le royaume de Satan.

Le principe constitutif de chacun a été défini par Saint Augustin : « Deux amours ont donné naissance à deux cités : la cité terrestre procède de l'amour de soi porté jusqu'au mépris de Dieu ;la cité céleste procède de l'amour de Dieu porté jusqu'au mépris de soi ».

« Dans la suite des siècles, ces deux cités n'ont cessé d'être en lutte, avec des tactiques variées et des armes diverses, avec plus ou moins d'impétuosité.

« A notre époque, les fauteurs du mal se sont coalisés puissamment sous l'impulsion d'une société répandue dans le monde entier et fortement organisée, la secte des francs-maçons. Ils rivalisent d'audace, contre l'auguste Majesté de Dieu »,

Léon XIII cite le psaume 82e : Seigneur, voici que vos ennemis s'agitent bruyamment, et que ceux qui vous haïssent ont levé la tête ; ils ont ourdi contre votre peuple des complots pleins de malice ! La haine qu'ils ont contre Dieu voudrait l'anéantir. Mais Dieu ne meurt pas, disait Garcia Moreno en tombant sous le poignard d'un homme de la secte. Si Dieu ne meurt pas, ils veulent le faire mourir dans son Église, le tuer dans les âmes !

On distingue deux formes principales de lutte contre l'Église. Elles ne s'excluent pas, mais l'une a la prédominance, selon les circonstances, suivant les lois que s'est données la sagesse diabolique : ce sont la violence et la séduction.

La violence a prévalu de Néron à Dioclétien, la séduction, sous Julien l'Apostat. En ces derniers temps, au Mexique, la violence a été préférée. La séduction prévaut dans l'Europe Occidentale. Dans la Russie Soviétique, la violence et la séduction opèrent simultanément avec la rage et l'astuce portées à leur paroxysme. La séduction a la préférence des habiles de la secte, des dirigeants effectifs qui sont les hommes du Pouvoir occulte ; c'est l'art infernal de ruiner la foi, fondement de l'Église et premier principe de la vie chrétienne. Au lieu de faire des martyrs par la violence, on fait, par la séduction lente et progressive, des apostats. Le poison du naturalisme est infusé à tous ; il a pour effet de réduire à néant la notion même de Dieu.

C'est ce que condamne encore le Cardinal Mercier, dans « La Leçon des Événements».

« Les crimes publics seront tôt ou tard punis...

« La violation du jour du Seigneur, les abus du mariage offensent Dieu assurément, mes Frères, et n justifient son courroux. Mais il n'en faut point douter, le principal crime que le monde expie en ce moment c'est l'apostasie officielle des États et de l'opinion publique.

« Au nom de l'Évangile, à la lumière des encycliques des quatre derniers Papes : Grégoire XVI, Pie IX, Léon XIII, Pie X, je n'hésite pas à déclarer que cette indifférence religieuse qui met sur le même pied la religion d'origine divine et les religions d'invention humaine, pour les envelopper toutes dans le même scepticisme, est le blasphème qui, plus encore que les fautes des individus et des familles, appelle sur la société le châtiment de Dieu. Qui pourrait résister à la logique rigoureuse de l'Éminent Prince de l'Église. Avec tous les Papes des temps modernes, il réprouve et fustige le naturalisme, d'ordre privé et d'ordre public.

Or, le naturalisme prend sa forme la plus flatteuse dans la doctrine des droits de l'homme qui est celle de la Révolution.

C'est bien au nom de la Souveraineté du peuple que s’accomplit, de nos jours, l'œuvre de séduction, sous le couvert du triangle maçonnique, image du Dieu-nature, et avec la devise : Liberté, égalité, fraternité.

Pour exercer cette séduction, la secte se sert de moyens nombreux et variés. Parmi les principaux, il en est deux dont nous devons parler, ici l'enseignement d'Etat laïque et la mauvaise presse. L'enseignement laïque apprend à l'enfant à se passer de Dieu, à le mépriser, à violer ses commandements sans remords.

Saint Jean, dans son Apocalypse, a la, vision d'une femme mystérieuse dont la beauté est céleste : elle va mettre au monde un enfant mâle : un dragon roux se tient prêt à le dévorer. Cet enfant représente la société chrétienne que l'Église doit enfanter.

L'application est facile. Quand un enfant vient au monde, quand il devient, par le baptême, enfant de l'Église, le dragon est là, concrétisé dans la secte maîtresse de l'État sans Dieu : il l'attend pour le saisir et perdre son âme. Tous doivent subir le régime du poison par l'enseignement laïque obligatoire, afin que soit anéantie la civilisation chrétienne, et que le dragon triomphe sur ses ruines
Saint Vincent de Paul vit un mendiant en train de déformer les membres d'un petit enfant pour le rendre apte à des exercices de saltimbanque. « Misérable s'écria-t-il avec indignation, je vous avais pris pour un homme ! » Il arracha des bras de son bourreau le pauvre petit et le porta à l'œuvre des Enfants trouvés.

Si le Saint vivait de nos jours, témoin de la guerre d'extermination des âmes de millions de petits français par l'école athée, quels frémissements d'horreur ne ressentirait-il pas !

Tout a été dit sur la mauvaise presse, puissant organisme de perversion et de séduction universelles. Mais tous l'ont-ils compris ? La presse qui corrompt les esprits et les cœurs est toujours pernicieuse, mais combien son action est plus désastreuse, quand elle est inspirée et dirigée par une secte organisée avec une habileté infernale en vue de propager partout le poison qui tue les âmes !

II.

Le COMBAT pour la VÉRITÉ est NÉCESSAIRE

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Témoins de l'œuvre satanique accomplie par la Contre-Église, les serviteurs de Dieu, soldats de Jésus-Christ, que doivent-ils penser ? que doivent-ils faire

1°  Ils doivent être intimement persuadés de la nécessité d'une croisade pour la vérité, opposée à la campagne de mensonge entreprise pour la ruiner.

Jamais peut-être, sauf au temps des anciennes croisades contre l'infidèle, l'appel des Pontifes romains n'a retenti avec autant de force et d'insistance. Qu'on relise les principales Lettres Apostoliques citées précédemment. Ce ne sont pas seulement les pasteurs des âmes, ce sont aussi les laïques, comme auxiliaires du clergé, qui sont provoqués à l'Action Catholique, à la défense et à la propagande de la vérité, à la guerre sainte. Il faut redire le cri des anciens croisés : Dieu le veut!

Il faut être convaincu aussi de la vérité de cette parole de Jésus : Celui qui n'est pas avec moi est contre moi. (Saint Mathieu, XII, 30). Un chrétien ne peut pas se tenir en dehors des deux camps, dans la neutralité.

2° Il faut vouloir, d'une volonté ferme, efficace, celle qui prend les bons moyens.

Que veut-on dans le camp de Satan ? Ruiner la vérité.

Que doit-on vouloir dans le camp de Dieu ? Défendre la vérité, la propager, et ainsi étendre le royaume de Dieu.

Le terrain propre du combat est donc celui de la vraie doctrine, d'abord.

Les moyens à prendre sont multiples, mais il faut en signaler deux très spécialement : l'enseignement, la presse.

A. - A l'enseignement sans Dieu et contre Dieu il faut opposer la vérité sur Dieu et sur ses Droits.

Les personnes vouées à l'enseignement de la jeunesse s'efforceront constamment d'inculquer à fond le principe primordial de la Souveraineté de Dieu. Maîtres et maîtresses feront découler de ce principe toute la loi de Dieu, chacun de ses commandements. Là est la source de toutes les obligations qui lient la conscience de l'homme ; là est la lumière qui lui montre le pourquoi de tous ses devoirs.

C'est le moyen d'extirper dans sa racine la monstrueuse doctrine de la Souveraineté de l'homme avec ses conséquences subversives.

« Il faut, par tous les moyens, a dit Pie X dans l'Encyclique E supremi apostolatus, et au prix de tous les efforts, déraciner entièrement cette monstrueuse et détestable iniquité, propre au temps où nous vivons, par laquelle l'homme se substitue à Dieu, rétablir dans leur ancienne dignité les lois très saintes et les conseils de l'Évangile, proclamer hautement les vérités enseignées par l'Église… »

C’est l'œuvre fondamentale de la Vérité qui aujourd'hui s'impose à toute âme droite et loyale ; c'est l'œuvre qui, seule, peut accomplir la contre-révolution. Sans elle, le monde est voué à l'anarchie et à la tyrannie effroyable des Soviets. Alors le règne de l'Antéchrist est commencé, en; attendant son apparition triomphale.

On conçoit l'importance d'une saine éducation de la jeunesse ; c'est l'œuvre des œuvres.

« La plus belle œuvre que l'on puisse faire dans le siècle où nous vivons, disait le Curé 'd'Ars, c'est l'éducation chrétienne de la jeunesse. »

Dom Bosco, dans ses sermons, à Paris et partout, disait de même :

« La plus importante des bonnes œuvres, c'est l'éducation chrétienne de la jeunesse. »

Mais la base indispensable de l'éducation chrétienne, c'est la vérité.

B. - A la presse qui insulte Dieu et calomnie l'Église il faut opposer la presse qui dit la vérité sur Dieu, souverain Maître; sur l'Église - de Jésus-Christ; sur l'homme, sur le monde, la presse qui dit la vérité et ne la contredit jamais ; qui, tout en gardant les règles de la prudence chrétienne, soutient. courageusement le bon combat pour la cause de Dieu, de Jésus-Christ, de l'Église ; celle qui ne cherche pas d'abord à plaire au monde…

Sous des formes très diverses, la mauvaise presse empoisonne la société.

La presse chrétienne sera industrieuse pour propager, par tous les moyens convenables, la vérité, et pour combattre le mensonge.

3° Dans la pratique de la vie quotidienne, chacun doit tenir compte de sa condition, de ses devoirs d'état, des circonstances providentielles ; chacun doit passer partout¬ en faisant le bien, comme il est dit du Seigneur, selon son possible partout donner le bon exemple ; chacun doit contribuer ainsi à la diffusion de la vérité, dans toute sa vie privée, domestique, sociale.

Il n'est personne qui n'ait souvent l'occasion d'exercer de diverses manières, les unes ou les autres des œuvres de la miséricorde. Saint Thomas en énumère quatorze : sept œuvres corporelles, sept spirituelles.

Les œuvres corporelles de la miséricorde sont les suivantes :

Vêtir celui qui est nu, donner l'hospitalité, visiter les malades, consoler et racheter les captifs, ensevelir les morts.

Les aumônes spirituelles sont celle-ci

Instruire un ignorant, prier pour le prochain, consoler un affligé, reprendre un pécheur; supporter celui qui est à charge, conseiller son prochain dans le doute.

Il y a là ample matière à réflexions.

Quelle âme chrétienne ne peut, en bien des cas, donner un bon conseil, consoler un affligé, instruire un ignorant? Tous peuvent prier. A une œuvre de miséricorde corporelle, combien de fois on pourra unir la bonne parole, la vérité salutaire !

Il faut être bien convaincu de trois choses :

1°- La meilleure aumône que l'on puisse faire est celle de la vérité; elle est la perle précieuse. Nous l'avons vu dans le premier entretien.

Donner la vérité an prochain, c'est donner Jésus-¬Christ à Jésus-Christ. C'est Lui que l'on donne, car il est lui-même la Vérité. C'est à Lui que l'on fait l'aumône : « En vérité, je vous le dis, toutes, les fois que vous avez fait cela à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ».

L'aumône d'un verre d'eau ne sera pas sans récompense. L'aumône de la vérité, à l'occasion du verre d'eau, doublera la récompense.

2° Le fidèle propagateur de la vérité occupera une place élevée dans la gloire, selon cette promesse de la Sainte Ecriture : « Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du firmament, et ceux qui en auront conduit beaucoup à la justice seront comme les étoiles pendant l'éternité. » (Dan. XII, 3). Ce texte s'entend de ceux qui ont la science de Dieu et vivent fidèles à sa loi, comme ses bons serviteurs, qui sont ceux de la vérité. Ces promesses conviennent éminemment aux docteurs, aux apôtres, aux hommes apostoliques tels que Saint François d'Assise, Saint Vincent Ferrier, Saint François Xavier et tant d'autres. Mais elles s'appliquent aussi, secondairement, à tous les chrétiens zélés qui auront coopéré, par leurs paroles et par leurs exemples, à la propagation de la vérité. Ils brilleront, dans la gloire du paradis, comme des astres splendides.

3° Tout labeur a son fruit, disait Jean-Léon Le Prévost, fondateur d'un Institut voué à l'apostolat en faveur des classes ouvrières. Tout combat pour la vérité, toute œuvre pour sa diffusion procure la gloire de Dieu, la sanctification de celui qui l'accomplit, même s'il n'en voit pas les résultats. Celui qui sème n'est pas toujours appelé à faire la récolte. Qu'importe ! Ce que Dieu demande, c'est l'effort.

Quiconque, dans le bon combat pour la vérité, aura été courageux et persévérant jusqu'à la fin, recevra du Seigneur une magnifique récompense.

« Combattez contre l'antique serpent et vous recevrez un royaume éternel ! »

IV.
LES TRIOMPHES DE LA VÉRITÉ
LES SECRETS DE LA VICTOIRE

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I.
LES TRIOMPHES DE LA MÉRITE

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 I. Dieu, la Vérité première, triomphe toujours. Il est tout-puissant. En vain ses ennemis s'agitent, conspirent contre Lui. Il les domine tous du haut de son trône, il se rit de leurs efforts pour l'anéantir. Deus autem irridebit eos (ps. t y. 4). Il les voit tous s'effondrer et disparaître les uns après les autres. Il demeure, éternel, immuable, avec tous les droits de son inaliénable Souveraineté. En. Lui triomphe la Vérité.

2. Jésus-Christ qui est la Vérité, est un perpétuel triomphateur.

Dans tous les mystères de son Incarnation, de sa vie cachée, de sa vie publique, de sa Passion et de sa mort sur la Croix, il prépare, il commence, il mérite les grandes victoires sur les puissances des ténèbres, les triomphes de la vérité sur le démon, père du mensonge et sur son royaume de perdition.

Quand Jésus rend témoignage à la vérité devant le Sanhédrin en affirmant qu'il est le Fils de Dieu ; quand il attire sur lui, par sa déclaration solennelle, les malédictions de la synagogue et la condamnation à mort, c'est la vérité qui triomphe en Lui !

Quand, sur la Croix où il expire, il semble décidément vaincu ; quand, de son Cœur ouvert par la lance, jaillissent du sang et de l'eau, figures des sacrements, spécialement du Baptême et de l'Eucharistie, Jésus enfante son Église à la vie de la grâce, à la vérité : c'est le peuple saint, celui qui gardera la vérité, en qui elle triomphera ! Gens sancta, Gustodiens veritatem. (Isaïe XXVI - 2).

Quand Jésus sort du tombeau, glorieux ; quand il monte au ciel où il va préparer des places à ses élus quand il siège à la droite de Dieu le Père, plein de force et de majesté, ses victoires sont celles de la vérité !

Quand, conjointement avec le Père, il envoie le Saint-Esprit à ses apôtres réunis dans le cénacle, c'est avant tout pour prêcher la vérité, selon la mission qu'ils ont reçue de lui : Allez, enseignez toutes les nations, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai annoncé, et voici que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. Cette promesse signifie d'abord qu'il les assistera par son Esprit-Saint dans leur enseignement, de telle sorte qu'ils auront le privilège de l'infaillibilité, et que l'Église le possédera jusqu'à la fin des siècles. Quel continuel triomphe pour la Vérité !

Depuis l'heure de son Ascension jusqu'au dernier jour du monde, Jésus exerce son pouvoir de Souverain Juge, selon la parole dite par son Père : Asseyez-vous à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de vos ennemis l'escabeau de vos pieds (ps. 189 - v. i). Chacun de ses adversaires, au cours des siècles, vient tour à tour se briser contre Lui, Pierre Angulaire, et se trouve foulé sous ses pieds vainqueurs. Aux assises formidables du dernier juge¬ment, tous les impies seront à la fois l'escabeau de ses pieds, broyés sous son sceptre de fer. Quel triomphe pour la Vérité !

3. La Vérité remporte une victoire en chaque chrétien qui la garde fidèlement.

C'est la parole de Jésus-Christ. Elle a sa vertu propre, elle, est invincible.

« Toute chair est comme l'herbe, et tonte sa grâce, comme la fleur des champs. L'herbe se dessèche, la fleur se flétrit, mais la parole de Dieu demeure éternellement. Verbum Domini manet in œternum (Isaïe XL 6. 8., et 1ère ep. de Saint Pierre, I., 24, 25) ».

Oui, tout homme, par lui-même, est fragile ; mais voyez ce martyr au milieu des supplices : aux yeux d'un monde aveugle et stupide, c'est un vaincu. Devant Dieu et ses millions d'anges, devant l'Église militante et triomphante, c'est un vainqueur dont les lauriers sont immortels. Il rend à la Vérité le plus éclatant des témoignages ; il le signe de son sang. En lui la Vérité triomphe. C'est de sa force qu'il est revêtu.

Tous les chrétiens ne sont pas appelés à l'honneur du martyre. Mais écoutons Saint Paul : Omnes qui pie volunt vivere in Christo Jesu, persecutionem patientur. (2e ép. à Tim. III. 12). Tous ceux qui, par une vie franchement chrétienne vivent dans le Christ-Jésus, souffriront persécution. Ne le voyons-nous pas tous les jours ? Les vrais chrétiens, soldats de Jésus-Christ, militants contre l'esprit d'erreur, étrangers aux mœurs relâchées du monde, ne sont-ils pas partout en butte aux critiques, aux reproches, aux tracasseries de ceux qui aiment à composer avec le siècle, et qui, sans rompre avec la religion, sont toujours prêts à faire aux enfants de ténèbres, de périlleuses concessions ?

Pour être le témoin fidèle de la vérité et demeurer tel au milieu d'une société esclave du mensonge, il faut du courage, il en faut beaucoup. Heureux celui qui persévère jusqu'à la fin sans rendre les armes, sans rougir de l'Évangile ! En lui aussi la Vérité est victorieuse !

II.
LES SECRETS DE LA VICTOIRE

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1° La foi. - Hœc est victoria quœ vincit mundum, fides nostra (1ère ep. de Saint Jean v. 4). La foi est le premier secret des victoires apostoliques, des triomphes de l'Église sur les ténèbres sorties des portes de l'enfer ; c'est en elle d'abord que tous les fidèles disciples de Jésus-Christ ont puisé leur force invincible.

C'est la foi, mais revêtue des qualités que voici :

A. - La foi pure et intégrale dans la vérité révélée de Dieu, enseignée par son Église, sans diminution, sans altération.

Altérée ou diminuée, la vérité perd sa force, elle ne soutient plus le chrétien ; il chancelle, il est hors de combat. Dans une allocution à l'occasion de la Béatification de Jeanne d'Arc; Pie X s'exprimait ainsi : « De nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais, c'est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens ».
D'où vient cette faiblesse ?

«Il y aura du courage, ajoute le Saint Père, quand la foi sera vive dans les cœurs... Le courage n'a de raison d'être que s'il a pour basé une conviction ».

Ce qui manque le plus, c'est en effet cette conviction qui est fondée sur la parole de Dieu, sur la Vérité.

« Si la génération actuelle a toutes les incertitudes et toutes les hésitations de l'homme qui marche à tâtons, c'est le signe évident qu'elle ne tient plus compte de la parole de Dieu, flambeau qui guide nos pas et lumière qui éclaire nos sentiers : lucerna pedibus meis verbum tuum et lumen semitis meis (ps. 118) ». Aujourd'hui, les erreurs libérales, si répandues, font perdre au chrétien la vraie notion de la Souveraineté de Dieu, elles obscurcissent son esprit, énervent sa volonté : elles ne sont aptes qu'à dissoudre ses forces morales.

B. La foi qui opère par la charité. Fides quœ per caritatem operatur. Les œuvres de la charité sont celles que prescrit ou conseille la loi de Jésus-Christ, dont la charité est la plénitude.

Sans la charité, les œuvres de la bienfaisance elles-mêmes n'ont aucune valeur pour la gloire de Dieu, aucun prix pour l'éternité. « Quand j'aurais une foi à transporter les montagnes, quand je donnerais tous mes biens aux pauvres, quand je livrerais mon corps au feu, si je n'ai la charité, tout cela ne me sert de rien. » (1ère Ép, aux Cor. XIII 4).

C. - La foi militante contre le mensonge. Quand l'ennemi prétend s'introduire partout et imposer à tous sa dictature, il est nécessaire de résister, il faut combattre. Or la Révolution, qui, avant tout, est une doctrine de mensonge, aspire à cette domination. Elle s'applique à faire pénétrer dans tous les esprits ses Droits de l'Homme, et elle y établit son règne à la faveur des ténèbres. La foi vigilante ne dépose pas les armes de la lumière, c'est-à-dire de la vérité, dont elle a été pourvue ; elle ne saurait oublier que les chrétiens sont nés pour le combat. (Léon XIII).

D. - La foi qui transporte les montagnes, parce qu'elle obtient tout du Dieu tout-puissant. C'est elle qui nous fait crier sans cesse vers Lui comme ses mendiants : mendici - Dei sumus ; dit Saint Augustin - mendiants qui sont nés enfants d'un Père infiniment bon, toujours disposé à les entendre favorablement ; foi qui a reçu de Jésus-Christ les plus magnifiques promesses !

Par cette foi doit être combattu et chassé des esprits le démon de la Révolution. C'est une œuvre plus salutaire, donc plus nécessaire encore que la délivrance du corps des possédés. A ce démon convient très bien ce que dit Saint Bède le Vénérable commentant la parole de Jésus relative à la foi qui transporte les montagnes et les jette dans la mer (S. Math. XXI. 21) : « Par ce nom de montagne on entend quelquefois le diable, à cause de son orgueil qui l'a mis en révolte contre Dieu. »

E. - Enfin la foi qui triomphe du monde est celle qui est le principe de toute la vie du chrétien, et dont on peut dire : Ex fade vivit : il vit de sa foi.

En toutes ses pensées, en tout son langage, en toute sa conduite, sa foi lui donne cette belle unité, si rare, mais si heureuse et si féconde, parce que c'est la Vérité qui la produit. A sa lumière, le chrétien ordonne toute sa vie privée, toute sa vie domestique, toute sa vie publique.

C'est la foi revêtue de ces divers caractères qui est louée si magnifiquement dans le XIe chapitre de l'épître aux Hébreux. On ne saurait trop le relire et le méditer.

C'est cette foi qui donne aux soldats de Dieu leur belle assurance : tel David marchant contre Goliath ; tels Ananie, Azarie, Misaël, devant les fureurs du roi Nabuchodonosor ; tels, les apôtres ; tels, les martyrs.

C'est elle qui est le fondement de toutes les saintes espérances, et dont il est écrit : les saints qui espèrent dans le Seigneur seront pleins de courage ; ils élèveront leur vol comme les aigles et n'auront jamais de défaillance, (Isaïe XL, 31 et Office des martyrs).

2° La patience est un autre secret de la victoire. Elle-même a son fondement dans la foi. La patience vous est nécessaire, dit Saint Paul (Ép. aux Héb. X. 36).

Le Seigneur en fait la huitième des béatitudes, qui est le complément et le couronnement de toutes les autres.

Quel exemple lui-même en a donné dans toute sa vie cachée, dans toute sa vie publique, dans toute sa passion !

Gloire à votre patience, Seigneur! (Liturgie de l'Église grecque pour la Semaine Sainte). Les apôtres, les Saints, ne cessent d'enseigner la patience par leurs exemples, par leurs paroles, par leurs écrits.

« Parce que tu as gardé ma parole sur la patience, dit le Seigneur dans l'Apocalypse, je te garderai de l'épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre, voici que je viens bientôt. Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne te ravisse ta couronne ! » Au chapitre XIIIe de l'Apocalypse, Saint Jean montre la séduction exerçant une telle puissance de fascination que la multitude des habitants de la terre en subit les charmes. Saint Jean ajoute : c'est ici que doivent, se manifester la patience et la foi des saints.

3e Un des grands secrets de la victoire, essentiel aussi dans son ordre, c'est une dévotion vraie à la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée.

Dans le plan de la Rédemption, la Sainte Vierge, après le Sauveur et avec Lui, occupe la première place ; elle est sa Mère, elle est Mère de Dieu !

Par la vertu de son Fils et avec Lui, elle a toujours triomphé de l'antique ennemi; père du mensonge, séducteur de la première Ève, par elle, du premier Adam ; par celui-ci, du genre humain.

Toujours victorieuse de l'erreur et du péché, elle donne la victoire aux enfants de Dieu devenus les siens, soldats de la milice du Christ Jésus. Par elles leur viennent toutes les grâces, donc celle de la foi, celle de l'amour de la vérité, celle de la charité parfaite, celle de la patience, et, s'il faut mourir, celle du martyre.

Elle est la Vierge puissante, la Tour de David, où sont suspendus mille boucliers, armure des forts d'Israël. Elle est la Reine du Très Saint Rosaire, la Triomphatrice immortelle, celle qui a vaincu seule toutes les hérésies, et qui donnera seule à l'Église la victoire sur la Révolution !

Gaude, Maria Virgo, cunctas hœreses sola interemisti in universo mundo !
Dignare me laudare te, Virgo sacrata, da mihi virtutem contra hostes tuos !

Méditez ces leçons, et persuadez-vous bien :

1° que c'est une grande chose et une grâce inestimable de connaître et de posséder la vérité.

2° que c’est, en conséquence, une seconde chose très importante, une faveur inappréciable, d'être appelé à la communiquer au prochain, ne fût-ce qu'à une âme, pour son bonheur et pour la gloire de Dieu !

3° que, conséquemment, c'est encore une troisième chose très grande et une grâce de choix d'être appelé à souffrir pour la vérité, à l'exemple de Jésus-Christ.

Le disciple n'est pas plus grand que, le Maître. (Saint Mathieu, X, 24). Mais la conformité avec le divin modèle lui donne une incomparable grandeur.

Le bon soldat de la vérité est traité par le monde moderne comme la balayure du monde. (I. Cor. IV, 13).

Mais au tribunal du juge suprême, qui est celui de la vérité, quelle revanche lui est préparée par la divine Sagesse ! Quelle récompense, s'il est fidèle, lui est assurée ! Aux jours obscurs de l'épreuve, sous les mépris, sous les reproches, sous les huées, il avait l'apparence d'un vaincu.

Mais déjà la vérité triomphait en lui.

Maintenant la vérité le couronne.

Avant de mourir avec sérénité dans la paix des élus, il a pu dire avec Saint Paul :

J'ai combattu le bon combat, j'ai consommé ma course, j'ai gardé la foi ! (2.Tim. IV, 7).

Au paradis, quelle réception, quelles acclamations, quel triomphe !


C'est le triomphe éternel de la vérité ! Alleluia !

(1) Notamment les Encycliques suivantes: Mirari vos, de Grégoire XVI; Quanta Cura de Pie IX, avec le Syllabus qui y est annexé; celles de Léon XIII sur l'origine du pouvoir civil, Diutarnum; sur la constitution chrétienne des États, Immortale dei; sur la Liberté humaine, Libertes; sur la consécration du genre humain au Sacré-Coeur, Annum Sacrum; sur la condition des ouvriers, Rerum Novarum; sur l'action populaire chrétienne Graves de communi; La lettre de Pie X sur le Sillon; son Motu Proprio sur l'action populaire chrétienne; l'encyclique Pascendi de Pie X sur le modernisme; les encycliques de Pie XI sur l'action catholique et sur l'éducation de la jeunesse.

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