« C'est une grande chose d'avoir, au sein même de l'Église catholique, la foi dans son intégrité »
-Saint Augustin

« L'ignorance est notre pire ennemi. »
-Saint Pie X

« La vérité vous rendra libre »
-Jean 8, 32

mercredi 9 mars 2016

Une vidéo sur le "sédévacantisme" non catholique

Voici une vidéo de 1min17...
 
Derrière cette vidéo, l'auteur avait probablement une bonne intention malheureusement cette définition de l'Infaillibilité n'est pas catholique.
 
D'abord, regardons ce qu'en dit le Concile du Vatican :
« On doit croire, de foi divine et catholique, toutes les vérités qui se trouvent contenues dans la parole de Dieu écrite ou traditionnelle et que l'Eglise propose à notre foi comme divinement révélées, qu'elle fasse cette proposition par un jugement solennel ou par son magistère ordinaire et universel. » (Const. Dei Filius)
 
Il ne faut surtout pas oublier qu'il y a deux modes d'enseignement, l'enseignement pontifical extraordinaire et l'enseignement ordinaire.
Extraordinaire c'est-à-dire une définition solennelle faite en grande pompe telle qu'une bulle ou un concile. Il est tout autant infaillible dans son magistère ordinaire tel que les brefs, discours, encycliques, etc.
 
En conclusion, il n'est pas infaillible seulement ex cathedra.
 
« Dès que se fait entendre la voix du magistère de l'Eglise, tant ordinaire qu'extraordinaire, recueillez-la, cette voix, d'une oreille attentive et d'un esprit docile. » (Pie XII aux membres de l'Angelicum, 14 janvier 1958)
 
« On ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole [du Christ aux Apôtres] : « Qui vous écoute, m'écoute » (Luc X, 16), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs actes, les souverains pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens » (Encyclique Humani generis, 12 août 1950)
 
Un peu plus loin dans le vidéo nous pouvons y lire : « Le corps des évêques jouit également de ce privilège, soit qu'il s'agisse des évêques dispersés dans tout l'univers, lorsqu'ils sont unanimes à admettre et enseigner la même vérité, soit lorsqu'ils sont réunis en concile général. »
 
« Ces vérités, l’Église les enseigne quotidiennement, tant principalement par le pape, que par chacun des évêques en communion avec lui. Tous, et le pape et les évêques, dans cet enseignement ordinaire, sont infaillibles de l'infaillibilité même de l'Église. Ils diffèrent seulement en ceci : les évêques ne sont pas infaillibles par eux-mêmes, mais ont besoin de la communion avec le pape qui les confirme, mais le pape, lui n'a besoin de rien d'autre que de l'assistance du Saint-Esprit, qui lui a été promis. Ainsi il enseigne et n'est pas enseigné, il confirme et n'est pas, confirmé. »
 
Pour ce qui d'un concile, le concile ne peut être catholique sans l'accord du pape. Car seulement lui seul a eu la promesse du Christ lui-même de paître, "paie mes brebis" paie mes agneaux. Un concile sans pape est sujet a l'erreur. Dans le canon 227 du code droit canonique de 1917 du Chanoine Raoul Naz  nous pouvons y lire : « Les décrets du concile n'ont force obligatoire qu'après avoir été confirmés par le Pontife Romain et promulgué sur son ordre. »
 
 
Nous voulons aussi profiter de cette occasion pour rappeler à ceux qui croient que le pape n'est pas Infaillible quand il parle comme docteur privé. Ce qui est entièrement faux. « Il est probable et on peut le croire pieusement, que le souverain pontife, non seulement ne peut pas errer en tant que pape, mais aussi qu'il ne pourra point être hérétique ou croire avec pertinacité une quelconque erreur dans la foi en tant que simple particulier (particularem personam). Cela se prouve premièrement parce que cela est requis par la suave disposition de la providence de Dieu. Car le pontife non seulement ne doit pas et ne peut pas prêcher l'hérésie, mais aussi il doit toujours enseigner la vérité, et sans doute le fera-t-il, étant donné que Notre Seigneur lui a ordonné d'affermir ses frères [...]. Cependant, je le demande, comment un pape hérétique affermirait-t-il ses Frères dans la foi et leur prêcherait-il toujours la vraie foi ? Dieu pourrait, sans doute, arracher d'un coeur hérétique une confession de vraie foi, comme en un autre temps, Il a fait parler l'ânesse de Balaam. Mais cela serait plutôt de la violence et nullement conforme avec la manière d'agir de la divine providence, laquelle dispose toutes choses avec douceur. Cela se prouve deuxièmement de par l'événement, car jusqu'à ce jour, nul n’a été hérétique [...] ; donc c'est un signe que cela ne peut pas arriver. Pour plus d'informations consulter le manuel de théologie réalisé par Pighius" (Saint Robert Bellarmin : De romano pontifice).
 

Imaginez-vous un évêque qui rencontre le Pape en privé, seul à seul, et lui poserait une question sur un point doctrinal en particulier et ce pape lui répondrait une hérésie. Cet évêque répéterait l'hérésie parmi son entourage, en autre, ses curés. Les curés propageront la même hérésie aux fidèles. Le grand pourfendeur de l'hérésie serait le pape lui-même. Le pape devra combattre sa propre hérésie?
Etant catholique, dès qu'il accepte le pontificat, l'Esprit-Saint le protège contre toute hérésie, penser le contraire serait absurde.
 
 

 

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