« C'est une grande chose d'avoir, au sein même de l'Église catholique, la foi dans son intégrité »
-Saint Augustin

« L'ignorance est notre pire ennemi. »
-Saint Pie X

« La vérité vous rendra libre »
-Jean 8, 32

mardi 2 juin 2015

De la résistance au sédévacantisme‏ - Pelagius Asturiensis

En juillet je me suis livré à la question du « pape hérétique » et de la possibilité de la vacance du Siège, surtout pour me dissiper les mauvaises conceptions et les arguments clairement fautifs promus partout. Etant jusque-là « opinionniste », je voulais voir la vérité de ceux qui affirment catégoriquement que « le pape reste pape » malgré les exemples de l’hérésie et de l’apostasie flagrants et notoires.
 
Le 16 juillet je suis arrivé à la conviction ferme et certaine que le Siège Apostolique est vacant. Les arguments pro étant nombreux et probants (avec l’appui des canonistes, deux Docteurs de l’Eglise, deux papes), les arguments contra étant fautifs ou parfois tout simplement nuls, la conclusion s’est imposé d’elle-même. Toute lecture depuis cette date n’a fait que me rassurer dans cette certitude. Une citation de St Robert Bellarmin, Docteur de l’Eglise, résume bien l’argument théologie derrière la position sédévacantiste :
 
« Conséquemment, l’opinion qui est vraie est la cinquième, selon laquelle le Pape manifestement hérétique cesse de lui-même d’être Pape et la tête, de la même manière qu’il cesse d’être un chrétien et un membre du corps de l’Eglise; et pour cette raison, il pourrait être jugé et puni par l’Eglise. C’est la sentence de tous les anciens Pères, qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction, et c’est explicitement celle de Saint Cyprien… » (De Romano Pontifice II, 30. Je note, en passant, que St Bellarmin et « tous les anciens Pères » réfutent à l’avance la thèse dite de Cassiciacum.)
 
 
Le 22 août j’ai publié sur mon blog un article où j’ai expliqué les circonstances qui ont contribué à cette décision et les textes qui ont été décisifs dans celle-là. L’article lui-même n’est pas, bien évidemment, un traité de la position sédévacantiste. Voici sa traduction anglaise : From the Resistance to Sedevacantism.
 
 
Pour ceux qui souhaitent connaitre la position dite « sédévacantiste », je vous recommande les deux articles mentionnés là-bas : « Traditionalists,Infallibility and the Pope » (l’original en anglais) et « Le Siège est toujoursvacant » (traduction du « The Chair is Still Empty »).
 
Par ailleurs, jusqu’ici je n’ai jamais vu de texte ou polémique où un sédévacantiste (raisonnable, il y a des gens dérangés dans toute famille d’idées) n’ait pas pu répondre à toutes les objections de son adversaire. L’étude « canonique et théologique » de l’abbé Boulet est facile à réfuter quoique la confusion qui y règne rend la tâche un peu plus difficile.
 
 
De toute façon, la situation présente fait preuve de la parole divine de Notre Seigneur Jésus-Christ : « Percutiam pastorem, et dispergentur oves » (St Marc XIV, 27). Seul Dieu peut arrêter cette « abomination dans le Lieu Saint » par un châtiment mérité et la restauration et la glorification de l’Eglise, Epouse Immaculée de Christ. Et attendant, prions, étudions et travaillons à cette fin dans la mesure de notre possible, mais en considérant la hiérarchie apostate de l’église conciliaire comme dépourvu de toute autorité.
 
 
Adveniat regnum tuum.
 
In Christo Rege,
Pelagius Asturiensis
 

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