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vendredi 30 janvier 2015

La psychanalyse ou l'idole vacillante

Le dernier numéro, de juin à août 2003, des Cahiers de St Raphaël, revue trimestrielle de l'Association Catholique des Infirmières, Médecins et Professionnels de Santé, appelée en abrégé ACIM, est d'autant plus réjouissant qu'il est décapant et hors de la pensée « correcte », conformiste. Pour les générations élevées sur les autels de Marx et Freud et pour ceux qui vont exprimer dans une naïve confiance leur détresse et leur mal-être dans les cabinets de « psy » on ne peut que leur dire : « l'idole freudienne vacille sur ses bases, elle sera bientôt à bas ». C'est le sous-titre de la revue : la psychanalyse est l'idole vacillante d'une catastrophe culturelle et médicale ».
Qu'est-ce que la psychanalyse ?
C'est le refus de l'âme. Comme on ne tue que ce que l'on remplace, Freud. qui était B'naï Brith, c'est-à-dire franc-maçon juif, depuis le 23 septembre 1897 (il est né en 1856 et mourra en 1939), a voulu faire disparaître la réalité de l'âme en lui substituant l'inconscient. Cette notion est très commode puisqu'on peut toujours objecter à quelqu'un que ses vraies pensées, ses vrais sentiments, ses vrais désirs, sont inconscients car, par définition, il n'en a pas conscience. C'est le principe de l'alchimie franc-maçonne : on détruit la vraie personnalité, l'âme, dans sa relation avec Dieu, pour la remplacer par un magma chaotique où la personne n'est plus que le jouet du « psy » et, par lui, des directives idéologiques dont il est porteur. Le Dr Jean-Pierre Dickès, président de l'ACIM, écrit dans son éditorial : « La psychanalyse parait... une tentative dérisoire de régler sans Dieu les difficultés de la condition humaine. Faut-il être naïf pour croire en cette ahurissante théorie d'un inconscient qui nous libère par le rêve, le lapsus ou le divan du psy ? Parodie de la seule Vérité qui rend libre » (p.5). D'ailleurs, c'est bien parce que la pseudo Vérité de la psychanalyse est aliénante que « les grands-prêtres de cette pseudo religion se suicident 285 fois plus que le reste de la population » : ainsi Freud demandera pour lui-même « le suicide assisté », Bettelheim se liera la tête dans un sac en plastique et Lacan, après avoir dissout l'école de psychanalyse française se fera euthanasier au potassium.
Le pouvoir destructeur de la psychanalyse
A la suite de Luther. Freud abolit la raison et la liberté : il pense que nous sommes régis par le déterminisme de nos pulsions dont la plus forte est la libido, l'énergie sexuelle liée à Thanatos, le principe de mort. Cela signifie que la sexualité n'est pas vue par Freud comme un pouvoir créateur de vie et expression d'amour mais comme un pouvoir destructeur par le refoulement qu'elle occasionne, aussi bien par sa répression en raison de normes sociales que par peur d'une force difficilement maitrisable en nous. Le Dr Philippe de Labriolle, psychiatre des hôpitaux CES de psychiatrie et de criminologie, écrit dans son article Avatars et avanies du tragique : « Nous n'avons pas vu un seul malade guéri par la psychanalyse, mais nous avons vu beaucoup de collègues non-malades fragilisés par leur psychanalyse et dépendants de leur psychanalyste jusqu'à en être dérisoires » (p.26). Le fameux « transfert » ou illusion amoureuse du patient envers son psychanalyste n'amène jamais que la vacuité d'un vain désir. Reste, comme le dit le Dr Labriolle, la vanité, en consultant les « psy », de se sentir faire partie d'une élite. Et puis, quel plaisir de parler de soi aussi longtemps que l'on veut sans être interrompu ! Godeleine Lafargue, docteur en philosophie, remarque que la gloire et l'argent sont les mobiles de Freud. Il déteste les malades : « Les patients, c'est de la racaille, je leur tordrais bien le cou à tous... dans la vie, je suis terriblement intolérant envers les fous » (p. 48). et le Dr Nghiem constate : « la psychanalyse a été construite à partir de 6 cas cliniques seulement... sans aucune vérification expérimentale » (p.51).
L'hérésie freudienne
L'article de l'abbé Alain Lorans,
L'hérésie freudienne », montre que Freud, en s'attaquant à l'homme, « image de Dieu, a cherché à rendre impossible la ressemblance. En dissolvant la partie supérieure de l'âme humaine, en sapant l'intelligence et la volonté, il a voulu interdire à l'homme toute ressemblance avec Dieu » (p 56). Comme le dit St Bernard, d'après Gilson (« La théologie mystique de St Bernard ») : « L'image de Dieu en nous ne peut se perdre ; c'est pourquoi l'homme reste l'homme avant comme après la faute : mais la ressemblance de Dieu en nous peut se perdre » (p. 54-55).
Même si la psychanalyse est le thème le plus important et le plus traité des derniers Cahiers St Raphaël, signalons aussi l'article du Dr Nghiem contre le Q.I. suppose mesurer l'intelligence, « Le culte de l'horreur » où Béatrice Sabran parle d'un livre où Mgr Rouet exalte la laideur, « Le rôle de la musique dans la psychothérapie »            de Pierrette Beutter, des critiques de livres, des nouvelles de l'ACIM et de très intéressantes brèves. La plus intéressante est peut-être celle qui affirme que le clonage humain est impossible car la technique du clonage entraîne « la disparition de 2 protéines indispensables à l'arrangement des chromosomes » (p.101).
Qu'il s'agisse de clonage ou de psychanalyse, une des explications de leurs inventeurs. apprentis sorciers, ne viendrait-elle pas du vers de Vigile ? : « Si je ne peux pas remuer le ciel, j'irai remuer les enfers ».
M.R.
 
source: Monde et Vie, n°719, 14 août 2003

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