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mercredi 13 décembre 2017

Paul IV - Bulle Cum ex apostolicum et le pape hérétique

Si vous avez des critiques constructives, faites-nous le savoir.

***Mea culpa. Un ami attentif nous a fait la remarque qu'à 9 minutes, il y a une erreur de photo. Un portrait de Pie XII aurait du y être  mais c'est Benoît XV.***

https://gloria.tv/video/DmUXBRwk1YSE62f6JT7Q1HKAP




mercredi 9 mars 2016

Une vidéo sur le "sédévacantisme" non catholique

Voici une vidéo de 1min17...
Derrière cette vidéo, l'auteur avait probablement une bonne intention malheureusement cette définition de l'Infaillibilité n'est pas catholique.
D'abord, regardons ce qu'en dit le Concile du Vatican :
« On doit croire, de foi divine et catholique, toutes les vérités qui se trouvent contenues dans la parole de Dieu écrite ou traditionnelle et que l'Eglise propose à notre foi comme divinement révélées, qu'elle fasse cette proposition par un jugement solennel ou par son magistère ordinaire et universel. » (Const. Dei Filius)
Il ne faut surtout pas oublier qu'il y a deux modes d'enseignement, l'enseignement pontifical extraordinaire et l'enseignement ordinaire.
Extraordinaire c'est-à-dire une définition solennelle faite en grande pompe telle qu'une bulle ou un concile. Il est tout autant infaillible dans son magistère ordinaire tel que les brefs, discours, encycliques, etc.
En conclusion, il n'est pas infaillible seulement ex cathedra.
« Dès que se fait entendre la voix du magistère de l'Eglise, tant ordinaire qu'extraordinaire, recueillez-la, cette voix, d'une oreille attentive et d'un esprit docile. » (Pie XII aux membres de l'Angelicum, 14 janvier 1958)
« On ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole [du Christ aux Apôtres] : « Qui vous écoute, m'écoute » (Luc X, 16), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs actes, les souverains pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens » (Encyclique Humani generis, 12 août 1950)
Un peu plus loin dans le vidéo nous pouvons y lire : « Le corps des évêques jouit également de ce privilège, soit qu'il s'agisse des évêques dispersés dans tout l'univers, lorsqu'ils sont unanimes à admettre et enseigner la même vérité, soit lorsqu'ils sont réunis en concile général. »
« Ces vérités, l’Église les enseigne quotidiennement, tant principalement par le pape, que par chacun des évêques en communion avec lui. Tous, et le pape et les évêques, dans cet enseignement ordinaire, sont infaillibles de l'infaillibilité même de l'Église. Ils diffèrent seulement en ceci : les évêques ne sont pas infaillibles par eux-mêmes, mais ont besoin de la communion avec le pape qui les confirme, mais le pape, lui n'a besoin de rien d'autre que de l'assistance du Saint-Esprit, qui lui a été promis. Ainsi il enseigne et n'est pas enseigné, il confirme et n'est pas, confirmé. »

Pour ce qui d'un concile, le concile ne peut être catholique sans l'accord du pape. Car seulement lui seul a eu la promesse du Christ lui-même de paître, "paie mes brebis" paie mes agneaux. Un concile sans pape est sujet a l'erreur. Dans le canon 227 du code droit canonique de 1917 du Chanoine Raoul Naz  nous pouvons y lire : « Les décrets du concile n'ont force obligatoire qu'après avoir été confirmés par le Pontife Romain et promulgué sur son ordre. »
Nous voulons aussi profiter de cette occasion pour rappeler à ceux qui croient que le pape n'est pas Infaillible quand il parle comme docteur privé. Ce qui est entièrement faux. « Il est probable et on peut le croire pieusement, que le souverain pontife, non seulement ne peut pas errer en tant que pape, mais aussi qu'il ne pourra point être hérétique ou croire avec pertinacité une quelconque erreur dans la foi en tant que simple particulier (particularem personam). Cela se prouve premièrement parce que cela est requis par la suave disposition de la providence de Dieu. Car le pontife non seulement ne doit pas et ne peut pas prêcher l'hérésie, mais aussi il doit toujours enseigner la vérité, et sans doute le fera-t-il, étant donné que Notre Seigneur lui a ordonné d'affermir ses frères [...]. Cependant, je le demande, comment un pape hérétique affermirait-t-il ses Frères dans la foi et leur prêcherait-il toujours la vraie foi ? Dieu pourrait, sans doute, arracher d'un coeur hérétique une confession de vraie foi, comme en un autre temps, Il a fait parler l'ânesse de Balaam. Mais cela serait plutôt de la violence et nullement conforme avec la manière d'agir de la divine providence, laquelle dispose toutes choses avec douceur. Cela se prouve deuxièmement de par l'événement, car jusqu'à ce jour, nul n’a été hérétique [...] ; donc c'est un signe que cela ne peut pas arriver. Pour plus d'informations consulter le manuel de théologie réalisé par Pighius" (Saint Robert Bellarmin : De romano pontifice).

Imaginez-vous un évêque qui rencontre le Pape en privé, seul à seul, et lui poserait une question sur un point doctrinal en particulier et ce pape lui répondrait une hérésie. Cet évêque répéterait l'hérésie parmi son entourage, en autre, ses curés. Les curés propageront la même hérésie aux fidèles. Le grand pourfendeur de l'hérésie serait le pape lui-même. Le pape devra combattre sa propre hérésie?
Etant catholique, dès qu'il accepte le pontificat, l'Esprit-Saint le protège contre toute hérésie, penser le contraire serait absurde.


mercredi 23 septembre 2015

samedi 15 août 2015

curé Paul Schoonbroodt - La validité du sacerdoce catholique en voie d'extinction



source : http://www.dailymotion.com/video/xk7p2t_la-validite-du-sacerdoce-catholique-en-voie-d-extinction_people

jeudi 23 avril 2015

Du modérantisme ou de la fausse modération – conférence

 
 

Voici une conférence faite par les Amis du Christ-Roi de France, nous vous invitons tous à l'écouter avec crayons à la main.

Pour nous, canadiens-français, nous ne pouvons qu'être fiers qu'on n'oublie pas l'abbé Pelletier.

Si Dieu le veut, un livre se fera sur ce dernier avec ses œuvres d'ici quelques mois, sur la question des classiques et un deuxième sur le libéralisme.

Nous remercions de grand cœur les ACRF ainsi que Notre Dame des Anges de faire connaître ce grand antilibéral.
 

mercredi 8 avril 2015

Pie XII - Pâques 17 avril 1949 (extrait vidéo)

 

« Voici le jour que le Seigneur a fait, réjouissons-nous dans l'allégresse ! » (Ps 117, 24). Quels que soient les souvenirs des peines passées, les souffrances présentes, les menaces pour l'avenir, chaque année la fête de Pâques vient rappeler à ceux qui pleurent, à ceux qui tremblent, que le Christ, mort et enseveli, est ressuscité triomphant, et c'est bien à raison que, en ce jour, les chrétiens échangent, dans la foi et l'espérance, leurs vœux et leurs félicitations pascales. Quelle satisfaction pour Notre cœur paternel de pouvoir les échanger avec vous, chers fils et chères filles de toute la terre, dans l'intimité d'une communication, dont il ne Nous avait pas été donné de jouir auparavant !
 
Bien grande fut l'émotion le jour du 12 février 1931, où, pour la première fois, portée par les ondes de la « radio », la parole de Notre Prédécesseur Pie XI d'immortelle mémoire fit entendre aux extrémités de l'univers l'évangile de la paix et de l'amour dans la réconciliation des cœurs divisés. On ne la lisait plus seulement, cette parole, froidement consignée sur les pages des journaux : désormais, la voix du Père commun parvenait directement à chacun de ses fils, jusqu'au jour où, déjà défaillante, elle fit à Dieu l'offrande de sa vie pour conjurer l'orage alors menaçant. Souvent, Nous-même, après lui, Nous sommes mis, par la « radio », en contact avec le monde entier.
 
Quel chemin parcouru au long de ces dernières années ! Ce contact par la voix ne comblait pas encore tout Notre désir. Toujours, Nous ressentions au fond de Notre âme cette aspiration que l'Apôtre saint Paul exprimait de façon si touchante : « Dieu m'en est témoin, disait-il : sans cesse, je fais mémoire de vous dans mes prières je désire tant vous voir ! » (Rm 1, 9). Et Nous savons la réciprocité de ce désir. Étape par étape, les progrès de la science et de la technique, « radio » et cinéma, en ont acheminé la réalisation vers cette télévision, dont Nous jouissons à présent. De nouveaux progrès se feront encore, mais, dès maintenant, les mes fidèles ne croiront-elles pas éprouver, en maintes circonstances, quelque chose de ce que devait sentir au cœur l'aveugle-né, dans l'instant où il lui fut donné de ne plus seulement entendre la voix de sa mère, mais de contempler enfin les traits de son visage aimé ?
 
Grande joie du cœur, oui, mais avantage plus précieux encore que la simple satisfaction sensible. Nous attendons de la télévision des conséquences de la plus haute portée par la révélation toujours plus éclatante de la vérité aux intelligences loyales.
 
Au dernier Noël, dans un rayon encore restreint, de nombreux fidèles retenus à la maison par l'infirmité ou par le devoir, ont pu, grâce à la télévision, suivre, par la vue et par l'ouïe, la messe de minuit célébrée par leur vénéré Cardinal à Notre-Dame de Paris. Ce fut pour eux une vive joie et un immense bienfait. Que sera-ce quand l'univers pourra contempler directement, dans le temps même où elles se déroulent, les manifestations de la vie catholique ! On a dit au monde que la religion était à son déclin, et, à l'aide de cette nouvelle merveille, le monde verra les grandioses triomphes de l'Eucharistie et de Marie ; on lui a dit que la Papauté était morte ou mourante, et il verra les foules déborder de toutes parts de l'immense place Saint-Pierre pour recevoir la bénédiction du Pape et pour entendre sa parole ; on lui a dit que l'Église ne comptait plus, et il la verra, persécutée ou glorieuse, mais partout vivante ; on lui a dit qu'il ne trouverait de secours, de bonté, de dévouement que grès d'une philanthropie que ni la foi ni la charité divine n'inspirent et n'animent, et il verra les disciples du Christ vouer leur vie, jusqu'à la mort incluse, au service des malades, des vieillards, des prisonniers, des lépreux, sous tous les climats, partout où le corps souffre, où le cœur gémit, où l'âme est en détresse. Alors le monde détrompé lèvera les yeux, contemplera dans le ravissement la lumière qui du front maternel de l'Église rayonne sur lui et il rendra gloire à Dieu.
 
Puisse Notre voix, bien-aimés fils et filles, parvenir une fois de plus à vos oreilles, puissent, en même temps, pour la première fois, Notre regard et les vôtres se rencontrer dans l'échange de l'affection paternelle et filiale, tandis que, en cette solennité de Pâques, Nous adressons à chacun de vous Nos vœux de sainte joie, à ceux qui souffrent Nos souhaits de chrétienne sérénité et de paix, à tous, avec l'expression de Notre grand amour, Notre Bénédiction apostolique.