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dimanche 20 mai 2018
mercredi 13 décembre 2017
Paul IV - Bulle Cum ex apostolicum et le pape hérétique
Si vous avez des critiques constructives, faites-nous le savoir.
***Mea culpa. Un ami attentif nous a fait la remarque qu'à 9 minutes, il y a une erreur de photo. Un portrait de Pie XII aurait du y être mais c'est Benoît XV.***
https://gloria.tv/video/DmUXBRwk1YSE62f6JT7Q1HKAP
***Mea culpa. Un ami attentif nous a fait la remarque qu'à 9 minutes, il y a une erreur de photo. Un portrait de Pie XII aurait du y être mais c'est Benoît XV.***
https://gloria.tv/video/DmUXBRwk1YSE62f6JT7Q1HKAP
Libellés :
Dogme de l'Infaillibilité,
Encyclique/Bulle,
Fou-thèse de Cassiciacum,
FSSPX,
Vidéo
mercredi 11 octobre 2017
Jean la grenouille
Cela est autant valable pour la résistance
Source : http://www.slideserve.com/kalei/histoire-de-jean-grenouille-tradi-fid-le-de-la-fsspx
lundi 2 mai 2016
Abbé Anthony Cekada : le sédévacantisme, les R&R et Mgr Lefebvre
Source : https://www.facebook.com/catholiquesedevacantisme/videos/768198939947486/
Libellés :
Dogme de l'Infaillibilité,
FSSPX,
Vidéo
vendredi 9 octobre 2015
Saint François de Sales démolit la position de la FSSPX

La position de la FSSPX
est de dire que les « pasteurs » de l’église conciliaire ont juridiction
ordinaire tandis que les membres de la FSSPX auraient une juridiction
extraordinaire. Cela revient à dire qu’il y aurait deux Eglises catholique, ce
qui est une négation du Credo. C’est croire non plus en l’Eglise UNE, sainte,
catholique et apostolique mais en deux Eglises, l’une hérétique (ou dans
l’erreur) mais possédant tout de même juridiction ordinaire (non-sens) et
l’autre qui serait la véritable Eglise mais qui ne posséderait que juridiction
extraordinaire. Cette position est réfutée par Saint François de Sales dans sa Lettre
ouverte aux protestants.
Saint François de Sales,
Docteur de l’Eglise, Lettre ouverte aux protestants : « Je dis, secondement, que
jamais aucune mission extraordinaire ne doit être reçue, étant désavouée de
l’autorité ordinaire qui est en l’Eglise de Notre Seigneur. Car,
1.- nous sommes obligés
d’obéir à nos pasteurs ordinaires sous peine d’être publicains et païens
(Matthieu, 18 :17). Comment donc pourrions-nous ranger nous sous autre
discipline que la leur ? Les extraordinaires seront tenus pour néant, puisque
nous serions obligés de ne pas les entendre, dans le cas où, comme j’ai dit,
elles seraient désavouées des pasteurs ordinaires.
2. Dieu n’est point
auteur de divisions, mais d’union et de concorde (I Corinthiens, 14 : 33),
principalement entre ses disciples et ministres ecclésiastiques, comme Notre
Seigneur montre clairement en la sainte prière qu’il fit à son Père dans les
derniers jours de sa vie mortelle (Jean, 17 : 11 et 21). Comment donc
autoriserait-il deux sortes de pasteurs, l’un extraordinaire, l’autre ordinaire
? Quant à l’ordinaire qu’elle soit autorisée cela est certain ; quant à
l’extraordinaire, nous le présupposons : ce seraient donc deux Eglises
différentes, qui est contre la plus pure parole de Notre Seigneur, qui n’a
qu’une seule épouse, qu’une seule colombe, qu’une seule parfaite (Cantiques, 6
: 8.). Et comment pourrait être le troupeau uni, conduit par deux pasteurs
inconnus l’un de l’autre, à divers repaires, à divers huchements (appels) et
redans (retranchements), et dont l’un et l’autre voudraient tout avoir ? Ainsi
serait l’Eglise, sous diversité de pasteurs ordinaires et extraordinaires,
tirassëe (tiraillée) ça et là en diverses sectes. Et quoi ? Notre Seigneur
est-il divisé (1 Corinthiens, 1 : 13) , ou en lui-même ou en son corps qui est
l’Eglise ? Non, pour vrai, mais, au contraire, il ni a qu’un Seigneur
(Ephésiens, 4 : 5), lequel a bâti son corps mystique avec une belle variété de
membres très bien agencés, assemblés et serrés comtement, par toutes les
jointures de la sousministration mutuelle; de façon que de vouloir mettre en
l’Eglise cette division de troupes ordinaires et extraordinaires, c’est la
ruiner et perdre. Il faut donc revenir à ce que nous disions, que jamais la
vocation extraordinaire n’est légitime quand elle est désavouée de l’ordinaire. »
lundi 7 septembre 2015
Bergoglio, le FSSPX et la juridiction
dimanche 23 novembre 2014
Pour en finir avec 40 ans de lefebvrisme ! - Petrus
Suite à la lecture de cette article, qui fera très certainement scandale, nous vous recommandons de vous mettre à lire les bons auteurs antilibéraux principalement du 19ième siècle, le cardinal Pie, cardinal Gousset, monseigneur Gaume, l'abbé Rohrbacher, l'abbé Aubry, l'abbé Alexis Pelletier, Jules-Paul Tardivel, Louis Veuillot, les encycliques de Grégoire XVI à Pie XII, etc.
Quarante ans. Voilà tout juste quarante ans que Mgr Lefebvre publiait sa célèbre déclaration du 21 novembre 2014. Dans Itinéraires, Jean Madiran était allé jusqu’à écrire qu’elle était « la charte de l’Eglise militante ». Elle est en réalité le principal acte fondateur du lefebvrisme et tous ceux qui se réclament du fondateur d’Ecône aujourd’hui encore font totalement leur cette déclaration. C’est le cas de Suresnes et de Menzingen qui ont commémoré le quarantième anniversaire de cette déclaration en la relayant sur les sites Internet de La Porte latine et de Dici. Les dissidents anti-fellaysiens de l’Union sacerdotale Marcel Lefebvre (USML) se réclament, eux aussi, ouvertement, de cette déclaration. Le Père Bruno, coordinateur national de l’USML, a placé ce même texte sur le site officiel de l’Union, France fidèle, et écrit que « ce texte magnifique est la charte de notre combat. (…) Nous faisons nôtre (cette déclaration) ».
De prime abord l’on pourrait s’étonner : comment se fait-il que des frères ennemis qui ont une vision diamétralement opposée sur le principe d’un accord avec la « Rome moderniste » puissent se réclamer, avec un même enthousiasme et une belle unanimité, de la déclaration du 21 novembre 1974 ? La réponse est simple : c’est que dans cette déclaration, acte fondateur du lefebvrisme, on trouve résumée, concentrée toute l’incohérence fondamentale du mouvement et de la pensée lefebvristes. Dans ce document Mgr Lefebvre reconnaît en Paul VI et dans ceux qui l’entourent au Vatican à la fois la Rome moderniste (à laquelle il faut désobéir) et la Rome éternelle (à laquelle il faut être fidèle). On ne peut en effet comprendre autrement cette déclaration car ceux qui pensaient et disaient que la Rome moderniste n’était en rien la Rome éternelle et qu’elle était donc illégitime, hérétique, apostate et sans aucune autorité ont été systématiquement chassés de la FSSPX. Cela vaut toujours aujourd’hui car expulser tous les prêtres ou séminaristes convaincus de sédévacantisme est vite devenu un sport national (et même international) au sein de ladite Fraternité. Au reste, dans cette déclaration que les esprits superficiels et faux jugent magnifique alors qu’elle est théologiquement nulle et absurde, tout à fait à l’image de son auteur, Mgr Lefebvre reconnaît publiquement l’autorité de Paul VI qu’il qualifie de « saint Père » , de « Souverain Pontife » de « successeur de Pierre » Par trois fois, dans cette déclaration, le fondateur de la FSSPX reconnaît publiquement en Montini le vicaire du Christ. Chapeau bas ! Pis (si l’on puit dire), dans ce texte, Mgr Lefebvre introduit le principe du libre-examen protestant consistant à trier dans les discours et les actes de celui qu’il reconnaît comme successeur de Pierre : « si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes (ceux de Paul VI reconnu par lui comme pape) ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église. » Autrement dit Mgr Lefebvre s’érige en magistère parallèle tout en reconnaissant l’autorité de Paul VI. C’est à lui que revient désormais le soin de trier (au nom de quelle autorité ? de quelle infaillibilité ? de quelle légitimité ?) ce qui est catholique, ce qui est acceptable, ce qui est conforme à la Tradition et ce qui ne l’est pas dans les paroles et les actes de ceux qu’il reconnaît comme vicaires du Christ. Il s’agit là d’une revendication exorbitante car quel est le garant infaillible de la Tradition sinon le magistère, sinon le pape qui est, rappelons-le, la règle vivante et prochaine de la foi. C’est au pape qu’il appartient de dire avec autorité ce qui est conforme à la Tradition et ce qui ne l’est pas, ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas. Si l’on pense et agit autrement, on n’est plus catholique. Là où est Pierre, là est l’Eglise.
On voit donc que le lefebvrisme s’en prend aux fondements mêmes de l’Eglise, vicie gravement l’acte de foi. Car si nous croyons les vérités de foi (objet de la révélation), c’est parce que Dieu les a révélées (auteur de la révélation) et que l’Eglise nous les enseigne (règle de la foi). L’Eglise jouit donc d’une infaillibilité doctrinale. Faire sien le discours lefebvriste, ce n’est rien moins que s’en prendre à la pierre sur laquelle repose l’Eglise. Il faut vraiment que les traditionalistes soient relativistes et se désintéressent complètement des questions doctrinales pour avoir sans cesse à la bouche du saint Marcel par-ci, du saint Marcel par-là (rappelons d’ailleurs que Mgr Williamson a fondé une initiative Saint Marcel, que l’abbé Philippe Laguérie, une fois exclu de la FSSPX en 2004 et auquel Suresnes avait envoyé des vigiles et des chiens pour le chasser du prieuré de Bruges, avait fondé une cultuelle saint Marcel, que ses partisans avaient animé un site nommé Fraternité canal historique et que ceux qui entourent aujourd’hui Richard Williamson sont regroupés dans l’Union sacerdotale Marcel Lefebvre. Comme s’il s’agissait déjà d’un saint canonisé par la sainte Eglise ! Même l’abbé Abrahamowicz a créé en Italie une Domus Marcel Lefebvre. Décidément on n’en sort pas ! ) Comme me le confiait plaisamment un vieux prêtre sédévacantiste, il ne faut pas trop attendre des prêtres qui quittent aujourd’hui la FSSPX (ou qui en ont été chassés) car après avoir été 10, 20, 30 ou 40 ans dans une fosse septique ou une fosse à purin, c’est normal qu’ils sentent mauvais ! Ou, comme me le disait pareillement une dame à la pointe du combat sédévacantiste ultra (ça j'adore !) depuis un demi-siècle « que vouliez-vous qu’il sortît de bon d’une source empoisonnée comme Lefebvre ? » Difficile de lui donner tort.
Nous l’avons déjà souvent écrit : Monseigneur Lefebvre, c’est comme le Bazar de l’Hôtel de Ville de Paris : on y trouve tout… et son contraire ! C’est pourquoi, dans les divisions actuelles de la FSSPX et des communautés amies, l’on se lance à la figure des déclarations contradictoires, mais toutes parfaitement authentiques, de Mgr Lefebvre pour justifier sa position. Chacun s’érige ainsi en disciple authentique du défunt fondateur de la FSSPX, en gardien de l’Ordre du temple lefebvrien sans jamais se poser la question de savoir si ces divisions fratricides n’ont précisément pas pour origine les incohérences, les atermoiements et, disons-le, la duplicité de Mgr Lefebvre dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas un modèle d’invariance. En avril 2012 les évêques de la FSSPX se sont envoyés sans aménité des lettres cinglantes avec des citations contradictoires mais authentiques de Mgr Lefebvre. Les accordistes mettent en avant les nombreuses déclarations et prises de position du fondateur d’Ecône en faveur des accords avec les occupants du Vatican, les anti-accordistes mettent en exergue les déclarations, aussi nombreuses, du même Mgr Lefebvre contre les accords. Mais tous restent inconditionnellement lefebvristes sans se poser de questions ! C’est t’y pas beau !
Si Mgr Lefebvre a dit tout et son contraire, c’est qu’il n’a pas osé franchir le Rubicon. Par tempérament diplomate, libéral et consensuel, par lâcheté, par crainte des conséquences, bref pour des raisons essentiellement mondaines. Or il n’est rien de pire que ceux qui ne vont pas au bout de leur combat. Dieu vomit les tièdes. La tiédeur, c’est déjà une forme de trahison, peut-être la pire qui soit. Il faut rappeler que Mgr Lefebvre n’a réagi que très tardivement à la révolution dans l’Eglise. Il a ainsi refusé d’apposer sa signature au Bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci (en fait le texte avait été rédigé par le père Guérard des Lauriers autrement plus doctrinal que le fondateur de la FSSPX, même si sa thèse ne nous convainc nullement !), il a signé tous les textes de Vatican II contrairement à ce qu’il avait affirmé mensongèrement pendant des années (il a fallu attendre la biographie de Mgr Tissier de Mallerais pour mettre fin à cette légende) et il a demandé (et obtenu) les autorisations nécessaires à de (pseudo-) autorités conciliaires pour la création de la Fraternité et du séminaire en 1970. Mgr Lefebvre n’était donc pas un briseur de barrage, un valeureux combattant de la foi. Là où nous aurions eu besoin d’un athlète de la foi, nous avons eu un diplomate. Là où il aurait fallu un confesseur de la foi, nous avons eu un prélat pragmatique et naviguant à vue. Là où il aurait fallu un pourfendeur infatigable de l’hérésie et de l’apostasie, nous avons eu un politicien essayant de négocier une place au sein de l’église conciliaire. Là où il aurait fallu former des âmes de feu, des âmes qui brûlent, prêtes à tous les sacrifices, toutes les persécutions, n’ont été promues que des lavettes énamourées devant Monseigneur (Mgr a dit, Mgr a fait, Mgr pense…), des tartuffes, des hommes sans consistance, sans conviction, sans colonne vertébrale, des Lorans, des Schmidberger, des Simoulin, des Bouchacourt, des de La Rocque, digne héritier du défunt colonel de La Rocque connu pour son modérantisme et son strict légalisme à l’égard de la IIIe République maçonnique, des Fellay qui, dans le civil, n’aurait pas pu espérer mieux qu’être chef de rayon à la Migros !
Si tous ces gens n’étaient pas aveuglés par le culte sectaire qu’ils vouent à un simple évêque sans juridiction et qu’ils étaient un tant soit peu capables d’esprit critique, de distance critique à l’égard de leur maître à penser, ils auraient compris que les crises à répétition de la FSSPX depuis quarante ans n’ont d’autre origine que les incohérences doctrinales de Mgr Lefebvre, que sa versatilité. Selon ses intérêts du moment, selon ses interlocuteurs, selon ses auditeurs, il était capable de dire tout et son contraire. Y compris à l’intérieur d’un même discours, d’une même homélie. Il serait d’ailleurs instructif de faire un livre sur les contradictions permanentes du ci-devant archevêque de Dakar. Sur la page de droite on mettrait les déclarations de rupture avec le modernisme et avec le Vatican, sur la page de gauche celles en faveur d’un accord pratique. Le résultat serait édifiant. Et il est faux de dire que ces contradictions ne seraient que l’effet d’un retard à l’allumage, de l’obscurité de la situation et qu’elles se seraient dissipées peu à peu, le temps l’aidant à voir plus clair. En septembre 1987 il déclare que Rome est dans l’apostasie, que tous ces gens ont quitté ou quittent l’Eglise, qu’on ne peut pas collaborer avec eux, même s’ils donnent un évêque, même s’ils lèvent les sanctions contre la FSSPX. Et presque aussitôt après cette déclaration apparemment très ferme, il s’engage dans des discussions avec le Vatican qui aboutissent à la signature du protocole d’accord le 5 mai 1988. Lequel n’est guère moins lamentable que le protocole signé 24 ans plus tard par Mgr Fellay.
Dans les deux déclarations on reconnaît et on approuve explicitement le nouveau code de droit canon de 1983, la validité de la nouvelle messe et de tous les nouveaux sacrements, l’autorité de l’occupant du siège de Pierre et même Vatican II. Dans le document signé par Mgr Lefebvre, il est ainsi écrit : « Nous déclarons accepter la doctrine contenue dans le numéro 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du concile Vatican II sur le Magistère ecclésiastique et l’adhésion qui lui est due ». Dans la déclaration de Mgr Fellay, on peut lire : « le concile Vatican II à son tour éclaire — c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement — certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise, implicitement présents en elle ou non encore formulés conceptuellement. » Certes Mgr Lefebvre a retiré sa signature dès le lendemain (6 mai 1988) mais, comme Mgr Fellay après lui, il ne s’est jamais vraiment rétracté sur le fond. Il aura même plusieurs déclarations ultérieures où il affirme que ce préambule n’était pas vraiment mauvais ni inacceptable car sinon il ne l’aurait pas signé. Ce qui a finalement empêché l’accord à l’époque, c’est le manque de confiance envers ses interlocuteurs romains et nullement la doctrine, la foi, les principes intangibles. Le désaccord s’est fait sur la composition des membres de la commission romaine qui devait être chargée de la « tradition » et à cause des doutes qu’avait Mgr Lefebvre dans la volonté de ses interlocuteurs de lui accorder un évêque issu de la FSSPX pour assurer la survie de son œuvre. Pour justifier qu’il soit quand même passé à l’acte en faisant des sacres sans mandat tout en reconnaissant publiquement l’autorité de Jean Paul II et en se disant en communion avec lui au canon de la messe, c’est-à-dire dans la partie la plus importante, la plus sacrée du saint sacrifice, et alors même qu’un an plus tôt il confiait dans un entretien avec Michel Reboul dans Monde et vie que s’il sacrait des évêques sans mandat pontifical il serait schismatique, Mgr Lefebvre eut une argumentation lamentable digne de sa personnalité : « les tentes sont louées », « les gens ont payé l’hôtel », bref on ne peut plus faire marche arrière.
Le jour des sacres, dans son homélie, Mgr Lefebvre avait demandé que soient gravés sur sa tombe ces fameux mots de saint Paul : « Tradidi quod et accepi » J’ai transmis ce que j’ai reçu. Ses disciples ont évidemment obéi à sa recommandation. Et ses sectateurs encore aujourd’hui se pâment devant cette déclaration. Or là encore il s’agit d’une imposture : où Mgr Lefebvre a-t-il appris qu’un concile œcuménique promulgué par un vrai pape pouvait être faillible et seulement pastoral ? Où a-t-il lu que l’on pouvait sacrer des évêques contre la volonté explicite et publique de celui que l’on reconnaît comme le vicaire du Christ ? Où a-t-il appris que le magistère ordinaire et universel de l’Eglise n’était pas nécessairement infaillible ou que, pour qu’il le soit, il faut un consensus non seulement dans l’espace mais aussi dans le temps ? Où a-t-il appris que l’on pouvait maintenir un séminaire, former et ordonner des prêtres contre l’ordre formel de l’autorité que l’on considère comme légitime ? Où a-t-il appris que l’on pouvait conférer le sacrement de confirmation dans n’importe quel diocèse du monde sans même en référer à ceux que l’on reconnaît comme évêques résidentiels légitimes ? Où a-t-il appris que l’on pouvait se dire catholique et désobéir en tout à celui que l’on reconnaît publiquement comme vicaire du Christ ? Dans quel manuel de théologie catholique a-t-il appris que les canonisations faites par un vrai pape pouvaient ne pas être infaillibles, qu’une messe, qu’un code de droit canon, qu’un catéchisme, qu’un rituel de sacrements promulgués par le pape pour l’Eglise universelle pouvaient être nocifs et dangereux pour la foi ? Où a-t-il appris que l’on pouvait chasser à vie de sa prétendue fraternité et sans aucune hésitation des prêtres, des diacres que l’on a soi-même ordonnés au seul motif qu’en conscience ils ne peuvent se dire en communion au canon de la messe avec des occupants du siège de Pierre qui détruisent l’Eglise ? Où a-t-il appris que l’on pouvait sans aucun problème de conscience les jeter à la rue sans se soucier de leur survie, de leur couverture sociale, de leur détresse, de leur déréliction ? En cela, soit dit en passant, Mgr Fellay est un digne héritier de Mgr Lefebvre. Et c’est cet homme misérable que l’on présente comme un saint, comme un héros et un athlète de la foi, comme le sauveur de l’Eglise et de la Tradition. Alors qu’il en a été le plus redoutable et efficace fossoyeur.
Comme l’écrivait avec sévérité mais avec justesse feu le père Barbara : après Jean XXIII, Paul VI et Jean Paul II (et, ajouterions-nous aujourd’hui, Benoît XVI et François), Mgr Lefebvre a été l’un des principaux destructeurs de l’Eglise militante, le plus redoutable adversaire du sédévacantisme et donc de la vérité catholique. Combien de prêtres et de laïcs m’ont déclaré qu’ils seraient devenus sédévacantistes sans Mgr Lefebvre auquel ils faisaient, à tort, toute confiance ? Il n’y a certes pas de quoi se vanter de ce bilan calamiteux. Chaque fois qu’il fallait faire un choix crucial, Lefebvre fit le mauvais : sur la validité de la messe et des nouveaux sacrements, sur l’autorité des occupants illégitimes du siège de Pierre, sur l’acceptation de la liturgie et du bréviaire de Jean XXIII, sur le choix des hommes aux postes-clés.
La Fraternité Saint-Pie X, c’est un peu comme le Parti communiste de la grande époque. Il faut suivre inconditionnellement la ligne du parti, même quand celle-ci change (et elle change souvent). Si l’on n’obéit pas, on est expulsé sans pitié. Faire l’histoire de la Fraternité depuis quarante ans, c’est écrire l’histoire de ses purges, de ses exclusions. Il n’est donc pas étonnant que tout ce milieu soit de moins en moins crédible sur le plan humain, intellectuel et doctrinal. Un édifice ainsi construit sur du sable ne peut donner de bons fruits. Ce qui maintient encore en vie la FSSPX, c’est la force de la structure et la tyrannie de sa direction. De sorte qu’elle peut durer encore un certain temps : après tout, les partis politiques eux-mêmes, malgré leurs trahisons, leurs crimes, les scandales multiples qui les éclaboussent, se maintiennent durablement en vie et traversent les décennies. Mais si la structure demeure sur le plan légal, on peut s’interroger : que restera-t-il dans vingt ou trente ans du lefebvrisme, une fois que la FSSPX et les communautés amies auront été complètement absorbées par l’église conciliaire, lorsque ce seront les faux prélats conciliaires qui conféreront les ordinations, les confirmations ? Rien probablement. Ou si peu. Mgr Lefebvre n’aura rien sauvé du tout. Pas même la messe puisque ce seront des « évêques » conciliaires invalides qui assureront demain les ordinations au sein de la FSSPX. Et même s’ils utilisent le rite traditionnel, cela ne sera d’aucun effet puisque ces “évêques” conciliaires ne sont ni prêtres ni évêques ayant été ordonnés et sacrés dans le cadre du nouveau rituel des ordinations et des sacres du 18 juin 1968 de Montini.
Un certain nombre de prêtres à la base ne sont pas en phase avec l’actuelle politique de Menzingen mais ils suivent quand même car ils ne savent pas où aller. Ils sont perdus et le courage n’est pas leur vertu première. Il faut dire qu’avec un tel fondateur ils ont été, si j’ose dire, à bonne école. Et que dire des quatre évêques, plus lamentables les uns que les autres, y compris Richard Williamson qui accorde le plus grand crédit à de pseudo-apparitions mariales à une fidèle illuminée de la FSSPX et qui multiplie dans ses Kyrie eleison les attaques stupides et absurdes contre le sédévacantisme montrant ainsi une fois de plus que s’engager à ses côtés est une totale impasse. Mgr Lefebvre, c’est clair, a bien choisi ses évêques. Ils sont et mourront lefebvristes, qu’on se le dise, même s’ils se détestent entre eux ! Quant aux prêtres hostiles à la politique de Menzingen, ils préfèrent se soumettre à la terreur plutôt que de subir les simulacres de procès qu’a ainsi connu un abbé Pinaud ou un abbé Salenave. Comme dans les procès staliniens il fallait que le “coupable” reconnût sa faute, demandât pardon au tyran de Menzingen, à l’associé de l’affairiste milliardiaire et sioniste Maximilien Krah. On n’essaie pas de convaincre l’accusé qu’il se trompe, qu’il a tort sur le plan doctrinal, qu’il est dans l’erreur. Non, il doit confesser sa faute, demander publiquement pardon au grand timonier, promettre de ne plus recommencer et obéir en tous points à la ligne du parti. C’est ainsi que Mgr Lefebvre procédait à son époque : il refusait de rencontrer ceux qui l’avaient quitté ou qu’il avait exclu avant qu’ils ne fassent repentance et lui demandent pardon. L’abbé Seuillot nous a affirmé par exemple que c’est ainsi que Mgr Lefebvre avait procédé dans son cas. De sorte que l’entretien n’eut jamais lieu. Avec l’abbé Zins c’est encore pire : il avait fait croire à ce dernier qu’il accepterait de le rencontrer ; l’abbé Zins, désargenté, avait fait un long voyage pour le voir et finalement il s’est arrangé pour ne jamais le rencontrer, le faisant longuement poireauter. Mais à part ça, c’est sûr, Marcel Lefebvre est un saint qui est au paradis !
On notera d’ailleurs que dans la si mal nommée Fraternité les procédés sont les mêmes à gauche qu’à droite : on a chassé sans ménagement l’abbé Aulagnier en 2003 (par un simple fax, difficile d’aller plus loin dans la sécheresse administrative) parce qu’il approuvait les accords de Campos. C’est d’autant plus un comble que c’est Menzingen qui a demandé aux prêtres de Campos de s’asseoir à ses côtés à la table des négociations avec le Vatican en 2000-2001. Et l’accord que l’abbé Aulagnier voulait faire sincèrement avec le Vatican, tout le monde sait aujourd’hui que Mgr Fellay y travaillait déjà à l’époque. Mais Paul Aulagnier avait simplement eu le tort de se déclarer trop tôt et trop ouvertement accordiste. Mgr Fellay, lui, voulait arriver au même objectif par la ruse, le mensonge et la duplicité. D’où l’orchestration pendant quinze ans d’un double discours : un discours ad intra contre les accords dans ses homélies, ses conférences, dans Cor unum. Et un discours ad extra (à travers notamment sa discrète et efficace courroie de transmission, le GREC) en faveur d’un rapprochement et d’un accord avec la “Rome moderniste”. Il est difficile d’aller plus loin dans la manipulation. Naturellement, pendant de longues années, les troupes lefebvristes n’y ont vu que du feu. Et maintenant que Fellay est débarrassé de Mgr Williamson, des dominicains d’Avrillé, des bénédictins de Nova Friburgo et des prêtres les plus remuants contre toute perspective d’accord, tout indique que la FSSPX va se rallier dans les mois ou, plus probablement, dans les quelques années qui viennent à la secte conciliaire.
On le voit : la Fraternité Saint-Pie X n’aura servi historiquement qu’à canaliser et à neutraliser la résistance catholique à Vatican II et aux détestables réformes qui en sont issues. Comme le Front national aura réussi à neutraliser la résistance française au mondialisme et à la destruction de la France. Il faut vraiment avoir une cervelle de colibri pour ne pas le voir.
Que faut-il donc faire pour ceux qui veulent rester intégralement catholiques dans les ténèbres actuelles ? Prier, se sanctifier, garder la foi dans toute son intégrité, voir clair sur l’hérésie moderniste et sur l’imposture du lefebvrisme. En résumé l’église conciliaire n’est pas l’Eglise catholique, les occupants du siège de Pierre depuis Jean XXIII ne sont pas les vicaires du Christ, Mgr Lefebvre n’est pas le sauveur de la tradition mais son fossoyeur. Tout le reste n’est que balivernes.
Petrus.
samedi 18 octobre 2014
La naïveté crasse d'un prêtre
Un article de l'abbé François
Knittel de la FSSPX vu sur un site des Dominicains d'Avrillé peut
nous surprendre un peu, mais à y réfléchir, nous montre
l'ambiance à l'intérieur des murs de cette communauté.
Nous vous montrons l'article de
l'abbé Knittel et d'une note de bas de page ensuite nous répondons par un
autre article que l'abbé Basilio Méramo a écrit en 2007.
Le P. Alberto Soria Jimenez, moine bénédictin de
l'Abbaye de la Sainte-Croix en Espagne a soutenu en 2013 à l'université
Saint-Damase de Madrid une thèse doctorale sur Les principes
d'interprétation du motu proprio Summomm Pontificum. Ce travail vient
d'être publié en espagnol avec une présentation du cardinal Antonio Cañizares,
préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des
sacrements. Les 13 pages de la présentation sont fort instructives. En voici un
bref résumé. Toutes les citations entre guillemets sont tirées de cette
présentation.
UN TRAVAIL DE RÉFÉRENCE EN DROIT CANON
En guise de préambule, le cardinal observe que le
P. Soria ne célèbre pas lui-même selon le rite traditionnel. Il est donc un
observateur extérieur et neutre dont l'impartialité ne saurait être mise en
doute. En outre, la variété et l'amplitude des sources utilisées et des auteurs
consultés attestent la richesse de son étude.
Notre bénédictin procède à une analyse minutieuse
de la terminologie utilisée dans le motu proprio afin de déterminer la mens
legislatoris, c'est-à-dire l'esprit du législateur. Pour ce faire, il met en
œuvre les moyens classiques dont usent les canonistes pour interpréter les lois
: cerner le sens proprement juridique des mots utilisés, recourir aux lieux
parallèles dans la législation de l'Église, tenir compte de la fin et des
circonstances de la loi.
Il s'en suit que "ce travail constitue une
référence aussi bien pour l'étude que pour l'application de Summorum Pontificum
et de l'Instruction Universæ Ecclesiæ".
UNE RÉPONSE AUX OBJECTIONS
Nombreuses furent les réactions suscitées par la
publication du motu proprio du 7 juillet 2007. Ces réactions, le P. Soria les
rapporte longuement, qu'elles soient favorables ou non aux mesures édictées par
Benoît XVI. Or, " parmi les textes cités, de nombreuses critiques
manifestent une conception du Concile et de la réforme liturgique qui témoigne
clairement à quel point la diffusion généralisée de l'"herméneutique de
rupture" au sujet de ces événements, loin d'être fantasmagorique, est une
réalité bien concrète ". Le cardinal va s'attacher à répondre aux trois
principales critiques opposées au motu proprio.
1ère objection : le motu proprio serait une
initiative personnelle de Benoît XVI.
Les faits montrent, au contraire, que le motu
proprio résulte d'une lente maturation jalonnée par plusieurs étapes : la
pétition signée en 1971 par des représentants du monde de la culture pour que
le rite traditionnel soit conservé, la réunion de la commission cardinalice en
décembre 1986 pour dresser un premier bilan de l'Indult de 1984, la publication
du motu proprio Ecclesia Dei et l'érection de la commission éponyme en 1988.
2e objection : la querelle liturgique serait une
affaire de curés.
De fait, " la législation fut au départ
très limitée. Elle ne prenait en compte que la dimension cléricale, ignorant
quasi totalement les laïcs, étant donné que la préoccupation principale était
disciplinaire et n'entendait que contrôler les éventuelles désobéissances à la
loi qui était promulguée. ", Mais, " avec le temps, la question a
revêtu un aspect toujours plus pastoral pour aller à l'encontre des besoins des
fidèles, ce qui se traduit par un notable changement de ton de la terminologie
utilisée : on ne parle plus, ainsi, du "problème" que poseraient
prêtres et fidèles attachés au rite dit tridentin, mais bien de la
"richesse " que sa conservation représente ".
Du plan purement disciplinaire, on est passé au
domaine théologique et pastoral. Ce faisant, " le motu proprio a modifié
la situation précédente, en faisant comprendre que la célébration de la forme
extraordinaire devrait être normale ".
3e objection : la célébration de la messe
traditionnelle serait en opposition avec Vatican II.
En réalité, la désobéissance et le refus ne sont
pas là où on l'imagine : " Lorsque sont dénoncées des attitudes ou des
positions de "refus du Concile ", c'est toujours à sens unique,
c'est-à-dire à propos de ceux qui n'acceptent pas l'état actuel de la liturgie
alors que, la plupart du temps, les comportements et pratiques qui provoquent
ce refus ne viennent pas du Concile en soi, pas plus qu'il ne s'agit de mises
en œuvre de ses principes, mais, au contraire, de comportements et de pratiques
qui le trahissent en ce qu'ils sont diamétralement opposés à ce qu'exprimât
l'assemblée conciliaire. Personne ne parle, ou alors avec bien moins de
sévérité, de la désobéissance et du "refus", malheureusement si
fréquent, opposés aux grands principes clairement exposés par le Concile
".
Certes, " il y a eu une réforme [c'est-à-dire]
un changement dans les formes, mais pas une véritable rénovation, telle que
l'envisageait Sacrosantum Concilium ". On pense spontanément à la
suppression du latin, à la disparition du chant grégorien, à la célébration
face au peuple et à la communion dans la main : toutes choses dont on ne
trouve aucune trace dans la constitution conciliaire sur la liturgie [8C].
Mais, ajoute le cardinal, que dire de ceux qui, au
lieu de rendre un culte au Père éternel (SC, n° 7), confisquent la liturgie au
profit de leur créativité ? De ceux qui, loin de considérer " comme égaux
en droit et dignité tous les rites légitimement reconnus " (SC, n°4),
méprisent la liturgie romaine traditionnelle? De ceux qui, oublieux de la
dimension publique du culte catholique (SC, n° 27), s'accommoderaient sans
scrupule d'une célébration de la liturgie traditionnelle en l'absence de
fidèles?
Un constat s'impose: "Il est plus Que jamais
nécessaire d'accroître la vie liturgique, grâce à une formation adéquate des
ministres et de tous les fidèles ".
UN PRÉALABLE NÉCESSAIRE
Le préfet de la Congrégation pour le culte divin
élargit ensuite la perspective en montrant que "la réconciliation
liturgique est une nécessité urgente préalable à l'évangélisation et à l'œcuménisme
". A ses yeux, " la réalisation "pratique" de cette
réconciliation au sein de l'Église est nécessaire pour continuer de manière
crédible sur le chemin de l'évangélisation et de l'œcuménisme ".
En se réconciliant avec sa tradition liturgique,
l'Église renforce la crédibilité de son désir d'unité entre chrétiens. Comment
ramener les autres à l'unité de l'Église quand celle-ci souffre elle-même
de divisions ? " La prémisse ut unum sint [qu'ils soient un] 'suppose le
ut unum maneant [qu'ils demeurent un] ". " Par sa législation,
Benoît XVI a manifesté son amour paternel et sa compréhension envers ceux qui
se sentent spécialement attachés à la tradition liturgique romaine et qui
couraient le risque de devenir, de manière définitive, des marginaux dans
l'Église ".
Le motu proprio est un signal fort [1], non
seulement pour les chrétiens séparés, mais aussi pour tous les hommes appelés
au salut. Deux indices le confirment. D'une part, l'intérêt particulier de la
jeunesse pour le rite traditionnel qui ouvre, de manière assez inattendue, de
nouvelles perspectives apostoliques. D'autre part, la multiplication des
vocations sacerdotales et religieuses dans les milieux attachés à la liturgie
traditionnelle est gage d'avenir pour l'évangélisation. Voilà des " signes
des temps " qui demandent réflexion et docilité !
Abbé François KNITTEL
[1] Le pape Benoit XVI décida un
peu plus tard, en 2007, de libérer la messe traditionnelle latine par un motu
proprio intitulé « Summorum pontificum
» et de lever en 2009 les « excommunications » émises contre les quatre
évêques de la FSSPX. http://sspx.ca/fr/un-beau-myst%C3%A8re Cette citation
vient du site de la fraternité dans le district du Canada. Ce motu proprio est
l'œuvre du serpent Benoit XVI, ce cadeau du pape(?) est vraiment un présent
empoisonné par son esprit fourbe. Que les prêtres et les fidèles relisent les
sermons de Mgr Lefebvre sur le serpent qu’est Ratzinger.
La doctrine de l'Église est aussi
sinon plus importante que la Messe de toujours, ce motu proprio est ainsi
insuffisant en plus il faut se posé la question s'il y a vraiment Église à
Rome ou une église qui a pour chef un antéchrist en François.
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À propos du Motu proprio: Qu’en penser?
L’état d’attentisme et d’optimisme qui entoure ce
document est incroyable, ceci est comme une marque ou un signe de relâchement
général du combat au sein du cercle des fidèles traditionalistes dont il semble
qu’ils ne soient pas dotés de la même consistance spirituelle et doctrinale de
jadis, lesquels enracinent solidement les principes. Cela s’apparente à une
forme d’anémie spirituelle ou de détérioration des neurones qui paraissent
empêcher une vue claire des choses. La Rome moderniste a toujours voulu et veut
neutraliser le doigt accusateur de sa trahison et de son apostasie et tente de
diluer, à défaut de ne pas pouvoir détruire, toute résistance traditionnelle de
nature à combattre ses erreurs.
La Fraternité Sacerdotale St Pie X se trouve être
la seule congrégation ecclésiastique d’envergure universelle (au niveau
mondial) à laquelle s’ajoutent tous les autres groupes qui s’opposent au
modernisme, même s’il y en a certains autres qui le font, mais qui sont
davantage limités à l’échelle internationale. Partant il est évident que
l’objectif principal consiste à détruire, annihiler ou absorber, ou à tout le
moins neutraliser cette résistance de quelle que manière que ce soit et il
apparait que la meilleure et la plus efficace soit celle de la lente, mais
importante désagrégation, dilution de cette force, par le biais de procédés
d’une grande action dialectique, qui permette le “solve et coagula” (dissoudre
et coaguler) typique de la Révolution Antichrétienne qui règne au sein même de
l’Eglise.
Un des procédés utilisés pour parvenir à vaincre la
résistance traditionaliste est ainsi de corrompre en diluant les concepts ou
les notions claires et précises qui ont été à l’origine de cette même résistance.
Le moyen sera de produire un changement dans la mentalité des fidèles fermes
dans la Tradition qui permette d’atteindre l’objectif tant désiré par les
ennemis infiltrés dans l’Eglise et qui la gouvernent en détruisant la Foi de
toujours et en créant une nouvelle Eglise post-conciliaire conformément aux
plans de la synarchie ou globalisation universelle, dirigés par le pouvoir
occulte de la Haute finance.
Le Motu proprio de Benoit XVI a pour finalité (dans
un acte d’audace réfléchie) d’envelopper, de diluer puis d’absorber le bastion
le plus fort de résistance au modernisme qui perdure encore en défendant la
Foi, laquelle est toujours plus rongée par les effets du Concile Vatican II.
L’on s’efforce de passer sous silence le rejet
frontal de la nouvelle messe en reconnaissant que la Messe Tridentine (de
toujours ou de Saint Pie V) n’a jamais été supprimée, mais en reconnaissant
aussi que la nouvelle messe demeure la forme ordinaire (commune ou générale) et
la Messe Tridentine la forme ou expression extraordinaire (spéciale et
particulière) d’un même rite.
Tout cela ne peut être admis du fait d’une erreur
de fond doctrinal manifeste, car Mgr Lefebvre avait bien précisé que la
nouvelle messe était un rite bâtard, mauvais, non catholique, proche de
l’hérésie, qu’il était protestantisé, contraire à la Sacro-sainte Tradition de
l’Église, alors comment pourrait-on dire aujourd’hui que c’est le même rite,
c’est absurde, comme il est également absurde de penser, de croire ou de dire qu’avec
le Motu Proprio la Messe Tridentine retrouve ses droits au point d’exulter un
Te Deum ou de considérer cela comme un triomphe posthume de Monseigneur
Lefebvre, alors même que le droit à la Messe de toujours ne peut consister,
dans le meilleur des cas, en une égalité juridique avec la nouvelle messe, les
deux comme forme ordinaire-ce qui constitue déjà un affront à l’exclusivité de
la Messe tridentine et catholique face à la nouvelle messe protestantisme ou
protestante suivant les manières dont on l’observe et on la qualifie, car si
nous nous arrêtons à la définition telle qu’elle figure dans l’article 7 de l’Institutio
Generalis du nouveau missel, nous nous trouvons face à la cène protestante dans
toute son expression. Or, il n’existe même pas d’égalité de droit (ce qui
serait déjà baisser les armes) sinon pire encore, des droits inégaux, la
nouvelle messe étant ce qui est commun ou ordinaire et la Messe tridentine, ce qui
est du ressort du spécial ou de l’extraordinaire.
Cela revient à affirmer que la concubine est la
femme ordinaire (de tous les jours) et l’épouse légitime (épouse extraordinaire,
celle des jours exceptionnels) et implique que l’épouse légitime n’est même pas
en rapport égal dame et maîtresse de maison avec la concubine.
Cela montre de surcroît qu’il s’agit d’un indult
universel camouflé, masqué en un droit spécifique extraordinaire. Avec tout
cela l’on fait en sorte, en raison du privilège obtenu, de payer le prix de la reconnaissance
de la concubine et d’accepter, bien que l’une étant l’ordinaire et l’autre
l’extraordinaire qu’elles soient toutes les deux les servantes d’un même
Seigneur. Quelle plus grande entourloupe que celle d’un démon habillé en ange de
lumière?
De plus, sous apparence de bien, l’on nous gratifie
de l’illusion d’un mirage, tel que par exemple, le fait de semer la division
dans le camp des modernistes ou que les prêtres modernistes pourront dire la
Messe Tridentine. Le premier élément, le même Benoit XVI se chargera de le
déblayer car comme lui-même nous en avertit, pour dire la messe tridentine sont
requises une culture liturgique et une connaissance minimale du latin que n’ont
pas la majeure partie des prêtres, restant ainsi acquis que la nouvelle messe,
tant de fait (situation réelle) comme de droit (norme juridique), est la norme
ordinaire.
L’apparent avantage consistant en ce que les
prêtres modernistes auront la possibilité (liberté) de dire la Messe Tridentine
est une autre illusion, produite par l’effet de mirage après avoir vécu
pratiquement pendant quarante ans dans le désert de l’abominable désolation à
cause de la révolution liturgique; A quoi peuvent bien nous servir-ou quel
bénéfice peut-on tirer des prêtres qui nous disent la vraie messe si leur doctrine
demeure toujours moderniste, car leur formation
philosophique et théologique est moderniste et cela est très difficile à faire
disparaître, à changer; Ce qui pourrait tout bonnement arriver est que l’on
favorise la confusion tels des sépulcres blanchis, blancs de l’extérieur et
pourris de l’intérieur, blanchis ou masqués en disant la Messe Tridentine mais
pourris de l’intérieur du fait de leur mentalité et de leur formation
moderniste, et ce, avec la circonstance aggravante de ne pas avoir la garantie
de la certitude infaillible de leurs ordinations sacerdotales conférées avec le
nouveau rite. Il ne se trouve aucun théologien en mesure de prouver la
certitude infaillible des ordinations avec le nouveau rite, il y a au minimum
un doute positif sur leur validité, si tant est que nous n’ayons une preuve de leur
invalidité pour des motifs théologiques sacramentels de poids que l’on ne peut
plus cesser de prendre en considération. De toutes les manières, sans entrer de
plein fouet dans la question, qu’il nous suffise de dire que les ordinations
sacerdotales conférées avec le nouveau rite sont dépourvues du sceau de la
garantie infaillible propre à exclure tout doute d’invalidité.
J’espère que ces réflexions seront utiles afin que
nous soyons consolidés dans la vérité et dans ses droits exclusifs sans amalgames
dialectiques entre le bien et le mal, entre la vérité et l’erreur, entre Dieu
et le Diable, entre le Christ et l’Anti-Christ, entre l’Eglise du Christ et la
nouvelle Eglise Synagogue de Satan ou de l’Anti-Christ.
Nous sommes encore en un temps pour verser nos
larmes en récitant un Miserere et que Dieu ait pitié de nos misères, sans que
nous nous laissions aller à l’illusion et au mirage d’un optimisme infondé qui
ne correspond pas à la réalité de la crise irréversible et ultime que nous
vivons.
Que la Très Sainte Vierge Marie nous protège et
qu’avec sa force devant la Croix nous demeurions forts dans la foi et dans
l’amour de son Divin Fils
Abbé Basilio Méramo
4 Août de
2007
mardi 4 février 2014
Monseigneur Lefebvre embarrassant
Ce sermon un peu poussiéreux que nous mettons à votre disposition
est d’une époque qu’on aimerait oublier à Menzingen ou tout le moins cacher. On
s’amuse à faire un Mgr Lefebvre comme il nous plaie tel un Jacques-Régis du
Cray alias Ennemond alias Côme de Pévigny. Ce triste personnage est repris
régulièrement sur tradinews qui sont censés faire un visage de ladite tradition,
mais qui dirige le monde vers un rallierisme avec des textes bien choisis. L’institut
du Bon Pasteur, la Fraternité Saint-Pierre et autres ne peuvent faire partie
de la Tradition puisqu’ils ont intégré une secte qui n’est pas catholique.
Nous n'utiliserons pas la méthode de plusieurs de prendre des textes et couper pour choisir les bouts qui feront notre affaire pour amener les fidèles vers une nouvelle pensée et par ceci faire le jeu du diable de l'hypocrisie.
Après cette petite précision, laissons Mgr Lefebvre nous
poser certaines questions tout à fait légitimes en ces temps et que plusieurs évitent
comme la peste.
Homélie
Monseigneur
Pâques
30 mars 1986
Mes bien chers amis,
Mes bien chers frères,
Permettez-moi, avant d’évoquer
quelques considérations sur cette belle fête de Pâques, sur les sentiments qui
doivent nous animer en ce beau jour, de compléter — surtout pour vous, mes
chers séminaristes, qui allez dans quelques instants prendre le chemin des
vacances — vous allez rencontrer vos parents, vos amis, et je ne voudrais pas
que ce que je vous ai dit jeudi dernier à l’occasion de la messe chrismale,
soit mal interprété par vous.
Nous le savons tous, mes bien
chers frères, mes bien chers amis, nous savons tous que nous sommes
actuellement devant une situation dans l’Église qui est de plus en plus
inquiétante. Ce n’est pas depuis aujourd’hui que le problème se pose. Le
problème se pose depuis le concile particulièrement et depuis l’application des
réformes du concile.
Or, nous assistons à une
espèce d’escalade de l’œcuménisme pratiqué par le pape et par les évêques. Ce
n’est pas un mystère ; c’est vu et su par tout le monde ; c’est présenté à la
télévision, par tous les moyens de communication sociale. Tout le monde est
bien au courant de cet œcuménisme qui est pratiqué aujourd’hui par les
autorités de l’Église.
Alors cet œcuménisme nous pose
– à vous j’en suis certain – chers fidèles, chers amis, un grave problème de
conscience. Pour nous, nous voulons et nous avons décidé – et je ne pense pas
que nous ayons l’intention de changer : nous voulons rester catholiques. Et le
catholicisme pour nous, signifie : garder la foi, les sacrements, le Saint
Sacrifice de la messe, le catéchisme que l’Église a enseigné, a légué, comme un
héritage précieux pendant dix-neuf siècles, à des générations et des
générations de catholiques. Nous-mêmes nous avons reçu dans notre enfance, dans
notre jeunesse, dans notre adolescence, notre âge mûr, nous avons reçu ce
précieux héritage et nous y sommes attachés comme à la prunelle de nos yeux, en
pensant que cette foi qui nous a été léguée et tous les moyens de garder la foi
qui nous ont été légués, d’entretenir la grâce en nous, sont un moyen nécessaire,
absolument indispensable pour sauver nos âmes, pour aller au Ciel. Ce n’est pas
pour autre chose que nous voulons demeurer catholiques : pour sauver nos âmes.
Alors, lorsque j’avais l’occasion
de vous dire jeudi dernier, mes chers amis, que nous avons l’impression de nous
éloigner toujours davantage de ceux qui pratiquent cet œcuménisme insensé,
contraire à la foi catholique — je devrais dire plutôt, que demeurant
catholiques et décidant de demeurer catholiques jusqu’à la fin de nos jours —
ce sont eux que nous voyons s’éloigner de nous, parce que nous demeurons
catholiques et qu’ils s’éloignent toujours un peu plus de la profession de
cette foi catholique qui est le premier précepte qui est celui d’un baptisé, de
professer sa foi.
Ce n’est pas pour rien que nos
parrain et marraine ont prononcé le Credo le jour de notre baptême – et que
nous-mêmes ensuite – à la confirmation que nous avons reçue, nous avons répété
par nous-mêmes, ce Credo, qui nous attache définitivement à la foi catholique.
Or, c’est un fait certain,
connu désormais de tout le monde, depuis surtout le voyage du pape au Maroc, au
Togo, dans les Indes, et dans les communiqués que le Saint-Siège officiellement
a fait paraître encore ces jours derniers, pour dire que le pape avait
l’intention de se rendre chez les juifs, pour prier avec eux, que le pape avait
l’intention de se rendre à Taizé pour prier avec les protestants et qu’il avait
l’intention – il l’a dit lui-même publiquement à Saint-Paul-hors-les-murs – de
faire une cérémonie qui réunirait toutes les religions du monde pour prier avec
elles, à Assise, pour la paix – à l’occasion de l’Année de la paix qui a été
proclamée par l’O.N.U. et qui pour l’O.N.U. doit avoir lieu le 24 octobre.
Voilà les faits. Vous les avez lus dans les journaux ; vous les avez entendus à
la télévision, pour ceux qui ont la télévision.
Que pensons-nous ? Quelle est
la réaction de notre foi catholique ? C’est cela qui compte, ce n’est pas notre
sentiment personnel, une espèce d’impression ou une constatation quelconque. Il
s’agit de savoir ce qu’en pense l’Église catholique ; ce que l’on nous a
enseigné ; ce que notre foi nous dit devant ces faits.
C’est pourquoi je me permets
de vous lire quelques mots très courts que j’ai recueillis dans le Dictionnaire
de Droit canonique, du chanoine Naz, qui est officiellement le commentaire du
Droit canon qui est la loi de l’Église depuis les premiers temps de l’Église.
Le Droit canon édité et publié sur l’ordre du pape Pie X et publié par Benoît
XV, le Droit canon est l’expression de la loi de l’Église qui a été la sienne
pendant dix-neuf siècles.
Que dit-il à propos de ce que
l’on appelle la communicatio in sacris, c’est-à-dire la participation à un
culte a-catholique, participation d’un culte non catholique ? Je crois que
c’est bien ce qui nous occupe ; c’est bien ce que nous voyons : la
participation du pape et des évêques à des cultes non catholiques.
Qu’est-ce qu’en dit l’Église ?
La communicatio in sacris,
comme le dit l’Église en latin : Elle est interdite avec les non-catholiques
par le canon 1258, paragraphe 1, qui dit : “Il est absolument interdit aux
fidèles d’assister ou de prendre part activement aux cultes des a-catholiques
de quelque manière que ce soit”. De quelque manière que ce soit.
Et voici comment il l’explique
— et cela je ne fais que copier ce qui se trouve dans le commentaire officiel
de la doctrine de l’Église — :
« La participation est active
et formelle quand un catholique participe à un culte hétérodoxe, c’est-à-dire
non catholique, avec l’intention d’honorer Dieu par ce moyen, à la manière des non-catholiques
».
Je répète... (Monseigneur
relit le paragraphe).
C’est exactement ce devant
quoi nous nous trouvons. Je pense réellement que les évêques et que le pape ont
l’intention d’honorer Dieu, par le culte non catholique, auquel ils
participent. Je ne pense pas me tromper.
« Une telle participation est
interdite, sous n’importe quelle forme – quo vis modo – parce qu’elle implique
profession d’une fausse religion et par conséquent le reniement de la foi
catholique.
« Il n’est permis ni de prier,
ni de chanter, ni de jouer de l’orgue dans un temple hérétique ou schismatique
en s’associant aux fidèles qui célèbrent leur culte, même si les termes du
chant et des prières sont orthodoxes ».
Ce n’est pas moi qui ai écrit
cela. C’est écrit en toutes lettres dans le Dictionnaire de Droit canonique par
le chanoine Naz, qui fait pièce officielle, qui a toujours été considérée dans
l’Église comme un commentaire tout à fait officiel et valable.
« Ceux qui participent ainsi
activement et formellement au culte des non-catholiques sont présumés adhérer
aux croyances de ces derniers. C’est pourquoi le canon 2316 les déclare
suspects d’hérésie et s’ils persévèrent ils sont considérés comme réellement
hérétiques. »
Ce n’est pas moi qui le dis,
encore une fois. Pourquoi cette législation de l’Église ? Pour nous aider à
pratiquer le premier commandement que nous avons de professer notre foi catholique.
Si nous professons notre foi
catholique, il nous est impossible, inconcevable de professer une autre foi, un
autre culte. Parce qu’en priant dans un autre culte nous faisons profession
d’honorer le dieu qui est invoqué par ce culte, par le culte d’une fausse
religion. Une fausse religion, c’est honorer un faux dieu ; un dieu qui est une
construction de l’esprit ou qui est une idole quelconque, mais qui n’est pas le
vrai Dieu.
Comment voulez-vous que les
juifs prient le vrai Dieu ? Ils sont formellement, essentiellement contre Notre
Seigneur Jésus-Christ, depuis précisément le jour de la Résurrection de Notre
Seigneur. Et même avant, puisqu’ils L’ont crucifié.
Mais d’une manière quasi
officielle, après la Résurrection de Notre Seigneur. Et ils se sont mis immédiatement
à persécuter les disciples de Notre Seigneur et cela pendant des siècles.
Comment peut-on prier le vrai Dieu avec les juifs ? Qui est Notre Seigneur
Jésus-Christ ? Le Verbe de Dieu. Il est Dieu. Nous n’avons qu’un seul Dieu :
Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et qu’un seul Seigneur : Notre
Seigneur Jésus-Christ.
Ce sont les évangélistes qui
nous rappellent cela à satiété. Si donc on s’oppose à Notre Seigneur
Jésus-Christ, comme le dit
explicitement saint Jean dans ses Lettres : “Qui n’a pas le Fils, n’a pas le
Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père.”
C’est normal, il n’y a qu’un
seul Dieu en trois Personnes. Si l’une des Personnes est déshonorée, est
refusée, on ne peut pas honorer les autres Personnes, c’est impossible. C’est
détruire la Sainte Trinité. Par conséquent, en déshonorant Notre Seigneur
Jésus-Christ, les juifs déshonorent la Sainte Trinité. Comment peuvent-ils
prier le vrai Dieu ? Il n’y a pas d’autre Dieu au Ciel, que nous connaissions,
qui nous ait été enseigné par notre foi catholique.
Voilà la situation devant
laquelle nous nous trouvons. Je ne l’invente pas. Ce n’est pas moi qui le veux,
je voudrais mourir pour qu’elle n’existe pas cette situation. Je voudrais
donner ma vie. Mais nous nous trouvons devant cette situation. Comment la juger
selon notre foi, suivant la doctrine de l’Église ? Nous nous trouvons vraiment
devant un dilemme grave, excessivement grave, qui, je crois, n’a jamais existé
dans l’Église : Que celui qui est assis sur le siège de Pierre, participe à des
cultes de faux dieux. Je ne pense pas que ce ne soit jamais arrivé dans
l’Histoire de l’Église.
Quelle conclusion devra nous tirer, peut-être dans quelques mois,
devant ces actes répétés de communication à des faux cultes ? Je ne sais pas.
Je me le demande. Mais il est possible que nous soyons dans l’obligation de
croire que ce pape n’est pas pape.
Car il semble à première vue — je ne veux pas encore le dire d’une
manière solennelle et formelle — mais il semble à première vue — qu’il soit
impossible qu’un pape soit hérétique publiquement et formellement.
Notre Seigneur lui a promis (au successeur de Pierre) d’être avec lui,
de garder sa foi, de le garder dans la foi. Comment celui auquel Notre Seigneur
a promis de le garder dans la foi définitivement et sans qu’il puisse errer
dans la foi, peut-il en même temps être hérétique publiquement et quasi
apostasier ?
Voici un problème qui vous concerne tous, qui ne concerne pas moi
seulement.
Si l’on nous a persécutés, si
maintenant on nous traite comme des gens qui sont presque hors de l’Église,
pourquoi ? Parce que nous sommes restés catholiques. Parce que nous avons voulu
rester catholiques. Et alors nous constatons que demeurant catholiques, ces
personnes s’éloignent toujours davantage de la doctrine catholique et par
conséquent s’éloignent de nous. Que voulez-vous que l’on y fasse ? Absolument
comme les juifs se sont éloignés de Notre Seigneur. Ils se sont éloignés de Lui
toujours davantage, jusqu’à devenir des ennemis jurés de Notre Seigneur
Jésus-Christ. Alors qu’ils auraient dû tous se réunir à Notre Seigneur ; alors
qu’ils auraient dû tous suivre la très Sainte Vierge Marie et les apôtres – à
l’exception faite de Judas bien sûr – mais tous les disciples de Notre
Seigneur, juifs, qui se sont convertis à Notre Seigneur et qui ont suivi Notre
Seigneur. Notre religion chrétienne a commencé avec des juifs, des juifs
convertis. Pourquoi y en a-t-il un certain nombre qui ont refusé de se
convertir malgré toute l’évidence des miracles de Notre Seigneur, l’évidence de
sa Résurrection ? Puisque les soldats qui étaient présents ont couru, effrayés,
après l’apparition de l’ange et les tremblements de terre qui avaient eu lieu ;
effrayés ils sont partis voir les Princes des prêtres pour dire ce qui était
arrivé. C’est-à-dire que Notre Seigneur n’était plus là ; qu’il était
ressuscité ; qu’il n’y avait plus rien dans le tombeau et qu’ils avaient
entendu un tremblement de terre effrayant. Ils venaient apporter leurs
constatations, leur témoignage.
Qu’est-ce qu’ont dit les
Princes des prêtres ? Au lieu de dire : Ah, vraiment, nous faisons amende
honorable ; nous nous sommes trompés ; nous adorons Notre Seigneur Jésus-Christ
s’il est ressuscité. Comment ne pas L’adorer ? Comment ne pas Le suivre ? – Non
– Qu’ont-t-ils dit aux soldats ? : “Voilà une forte somme d’argent et allez
dire dans tout Jérusalem que pendant que vous dormiez, les apôtres sont venus
prendre le Corps de Notre Seigneur”.
Alors, comme le dit très bien
saint Augustin, en souriant je pense, il dit : “Mais comment ont-ils pu dire
que les apôtres ont enlevé le Corps de Notre Seigneur Jésus-Christ, comment les
ont-ils vus puisqu’ils dormaient ?” Ils n’ont pas pu voir. Ils disaient même
que pendant qu’ils dormaient les apôtres sont venus enlever le Corps de Notre
Seigneur, donc ils ne les ont pas vus. Mensonge, mensonge, mensonge. C’est le
démon qui les a inspirés ; ils sont restés sous l’influence du démon.
Que faire, mes bien chers
frères, mes bien chers amis ? Prier. Devant cette situation de l’Église, nous
devrions prier matin et soir, jour et nuit, prier la très Sainte Vierge Marie
de venir au secours de son Église.
Car c’est un scandale
considérable – au vrai terme de scandale – scandale, c’est poussé au péché. Eh
bien par ce scandale de l’œcuménisme, par ce scandale de la participation aux
cultes de fausses religions, les chrétiens perdent la foi. Les catholiques
perdent la foi ; ils n’ont plus la foi dans l’Église catholique. Ils ne croient
plus qu’il n’y a qu’une seule religion vraie ; qu’il n’y a qu’un seul Dieu, la
Trinité Sainte et Notre Seigneur Jésus-Christ. La foi disparaît.
Quand l’exemple et le scandale
viennent de si haut, que celui qui est sur le siège de Pierre et que presque
tous les évêques... alors pauvres chrétiens, qui sont livrés à eux-mêmes ; qui
n’ont pas suffisamment de formation chrétienne, pour maintenir leur foi
catholique malgré tout, ou qui n’ont pas à côté d’eux des prêtres qui les
aident à garder cette foi, ils sont complètement désemparés.
Ou ils perdent la foi, ne
pratiquent plus, ne prient plus, ou ils s’engagent dans des sectes quelconques.
Alors nous devons beaucoup prier, réfléchir, demander au Bon Dieu de nous
garder dans la foi catholique, quoi qu’il arrive.
Ces événements ne dépendent pas
de nous, encore une fois. C’est comme un film de cinéma qui se déroule devant
nos yeux. Depuis le concile, nous voyons la situation s’aggraver, d’année en année,
toujours plus grave, toujours plus grave. Le synode a encore marqué un point
d’orgue – je dirai encore plus grave que les autres – parce qu’ils ont dit :
Nous continuons, nous continuons, malgré toutes les difficultés ; le concile a
été l’œuvre du Saint-Esprit, a été une Pentecôte extraordinaire, il faut
continuer. Continuons dans l’esprit du concile. Pas de restrictions, pas de
réprimandes, pas de retour à la Tradition.
Et nous voyons maintenant que
le fait que le synode ait dit : Il faut continuer dans l’esprit du concile, eh
bien nous voyons les étapes, maintenant se précipiter, aller encore plus vite.
Forcément puisqu’il n’y a pas eu d’objection à ces vingt années d’esprit du
concile mis en pratique. Maintenant, désormais, tous ceux qui sont d’accord
avec ces transformations dans l’Église, disent il n’y a pas de raison de ne pas
continuer plus rapidement encore. On en arrive à la destruction totale de
l’Église.
Mais je ne voudrais pas ne pas
évoquer quelques considérations sur la belle fête de Pâques que nous avons et
qui, justement, encouragent notre foi. Car voyez-vous l’Église catholique est la
seule, en définitive, qui nous parle de l’au-delà d’une manière certaine.
Oh, comme nous devons
remercier le Bon Dieu d’avoir la foi catholique. Pauvres âmes qui n’ont pas la
foi et qui errent – je dirai – dans l’aveuglement ; qui ne pensent qu’aux choses
d’ici-bas et qui lorsqu’elles pensent ou qu’elles ont l’occasion de penser aux
choses de l’avenir, ce qu’il en sera après la mort, préfèrent plutôt fermer les
yeux, fermer les oreilles, ne pas évoquer ces choses-là, pour ne pas avoir à y
penser.
Pauvres gens qui dans leur
aveuglement et dans leur attachement aux choses de ce monde, ferment les yeux
sur les choses les plus belles qui nous attendent là-haut.
Aujourd’hui disent nos
offices, Notre Seigneur a ouvert la porte du Ciel. Mais regardons donc vers le
Ciel. Il nous ouvre les portes du Ciel, pourquoi ? Mais pour nous y amener
tous, bien sûr !
Pour que tous les hommes Le
suivent. Lui, puisqu’il a ouvert cette porte et qu’il est Lui-même LA
Porte. Ego sum ostium : Je
suis la Porte du Ciel. Mais regardons Jésus-Christ, regardons sa Résurrection, regardons
toutes les Âmes saintes qui L’entourent ; regardons tous ces justes de l’Ancien
Testament, qui vont bientôt monter avec Lui au Ciel et former déjà le corps des
Élus au Ciel.
Alors que nous enseigne l’Église
sur cet au-delà qui nous attend tous ? Cette vie (sur terre) est courte, est
brève.
L’Église nous dit qu’il y a
quatre possibilités pour les âmes, quatre lieux dans lesquels elles peuvent
être placées, dont trois définitifs et un provisoire.
Les lieux définitifs sont : le
Ciel, les Limbes et l’Enfer.
Le lieu provisoire, c’est le
Purgatoire.
Voilà ce que nous enseigne
l’Église. Il n’y a pas d’autres lieux. Ou c’est le bonheur éternel, immédiatement
acquis, ou c’est le bonheur éternel acquis par l’intermédiaire d’un séjour plus
ou moins prolongé au Purgatoire pour purifier nos âmes de nos péchés véniels,
des peines dues aux péchés que nous avons commis.
Ou ce sont les Limbes pour les
âmes de ceux qui n’ont pas péché personnellement et qui sont
morts avec le péché originel,
comme tous ces enfants qui meurent... hélas — quand on pense à tous ces
avortements, tous ces enfants sont privés de la grâce sanctifiante, privés du
bonheur éternel du Ciel — ils ne sont pas malheureux, mais ils sont tout de même
dans cette privation invraisemblable d’un bonheur ineffable, dont nous n’avons
aucune idée ici-bas. Cela ce sont les Limbes.
Et puis enfin l’Enfer.
Et saint Thomas donne une
comparaison, très moderne je dirai, parce qu’il dit : “Nos âmes lorsqu’elles quitteront
nos corps, ici-bas, iront chacune à leur place, comme les astres qui ont été
projetés dans le ciel par le Bon Dieu”. Chacun a pris sa place selon sa
gravité, suivant les lois de la gravitation, suivant son importance, il a pris
sa place. Comme nous dirions aujourd’hui pour les satellites. Nous lançons des
satellites qui, suivant leur poids, suivant leur grandeur, suivant leur
vitesse, prennent leur place sur orbite et tournent autour de la terre.
Eh bien les âmes aussi – d’une
certaine manière – prendront chacune leur place. Par rapport à quoi ? Par
rapport à leur relation avec Notre Seigneur Jésus-Christ.
Sommes-nous vraiment des
fidèles de Notre Seigneur Jésus-Christ ? L’aimons-nous de tout notre cœur ?
Mourrons-nous dans cet amour en disant : J’offre ma vie tout entière ; j’offre
tout, j’offre mes souffrances ; j’offre ma mort pour Notre Seigneur
Jésus-Christ ; pour être uni à Notre
Seigneur Jésus-Christ ; pour
réparer les fautes, par amour pour Notre Seigneur.
Alors, si vraiment nous
faisons un acte de charité parfaite avant de mourir, nos âmes tout
naturellement partiront dans le Ciel et se placeront dans le Ciel suivant notre
degré de charité ; plus ou moins près de Notre Seigneur, automatiquement, le
Bon Dieu n’aura même pas à nous juger. C’est nous-mêmes qui nous jugeons par la
charité que nous avons pour le Bon Dieu, pour Notre Seigneur et nous aurons le
bonheur éternel.
Si au contraire nous avons des
peines à expier, ce sera le Purgatoire. Et dans le Purgatoire, nous ne pouvons
rien faire par nous-mêmes. N’oublions pas cela, mes bien chers frères.
N’oublions pas que dans le Purgatoire, les âmes du Purgatoire ne peuvent rien
faire par elles-mêmes ; elles ne peuvent pas mériter ; elles sont fixées dans
ce qu’elles sont, simplement qu’elles ont un temps de peine à expier. Mais ce
temps peut être abrégé par nous, par les fidèles qui sont encore sur la terre. Nous
pouvons prier justement, il faut prier pour les âmes du Purgatoire. C’est une
grande raison de prier pour les âmes du Purgatoire. Parce que nous, nous
pouvons mériter pour elles, par nos prières, par nos sacrifices ; en offrant
nos sacrifices pour les âmes du Purgatoire, pour les âmes de nos parents, de
nos amis, de tous ceux qui souffrent au Purgatoire. Nous pouvons soulager leurs
peines. Elles ne peuvent plus pour elles-mêmes ; elles attendent la fin de
cette purification, de ce Purgatoire et elles souhaitent que ceux qui sont sur
la terre, leurs amis, leurs parents, prient pour elles afin de les délivrer le
plus vite possible de ces peines et qu’elles aillent rejoindre les élus au
Ciel.
Par contre, inutile de prier
pour les élus du Ciel ; inutile de prier pour ceux qui sont dans les
Limbes ; inutile de prier pour
ceux qui sont en Enfer, parce que dans ces trois lieux, l’état est définitif.
Mais comme nous ne le savons
pas, nous ne savons pas parmi nos parents, nos amis, ceux qui meurent, sont-ils
au Ciel ? Sont-ils au Purgatoire ? Hélas sont-ils en Enfer ? Nous ne savons
pas.
Alors nous devons prier pour
eux et le Bon Dieu se sert de ces prières pour ceux qui peuvent recevoir les
mérites de ces prières, si les personnes pour lesquelles nous prions ne sont
plus susceptibles de changer d’état ou de modifier leur état.
Par contre, ceux qui sont au
Ciel, peuvent prier pour nous. Et c’est pourquoi nous devons souvent invoquer
les saints du Ciel, invoquer particulièrement bien sûr Notre Seigneur, la très
Sainte Vierge Marie, les saints les plus puissants, ceux pour lesquels nous
avons une dévotion particulière, notre saint Patron, notre sainte Patronne,
pour leur demander de venir à notre secours. Eux peuvent intercéder auprès de
Notre Seigneur Jésus-Christ pour nous, pour nos âmes ; afin que nous
progressions dans la perfection ; afin que nous nous préparions à ce moment si
important, le moment le plus important de notre vie qui est notre mort. Pour
que nous soyons prêts à aller les rejoindre là-haut dans l’éternité.
Voilà ce que nous enseigne la
Sainte Église. Au moins les choses sont claires, simples, naturelles, bonnes
pour nous, qui nous encouragent à marcher dans le chemin de la perfection. Et
c’est pourquoi il est si profitable et je félicite tous ceux qui ici on déjà
fréquenté les exercices spirituels de saint Ignace, qui ont fait des retraites,
pour méditer sur nos fins dernières ; pour méditer sur ces magnifiques horizons
que le Bon Dieu nous présente à l’occasion de sa Résurrection.
Tout ce que nous connaissons
ici-bas n’est rien en comparaison de ce que nous connaîtrons si le Bon Dieu
nous accueille dans son Paradis. C’est Saint Paul qui le dit : “Il n’y a aucune
proportion entre ce que nous sommes ici et ce qu’il y a dans le Ciel”.
Alors, méditons ces choses et
efforçons-nous de pouvoir être accueillis – je dirai – par les anges, comme les
saintes Femmes ont été accueillies.
Voyez-vous la différence qu’il
y a eu entre les gardiens du tombeau de Notre Seigneur et les saintes Femmes
qui sont venues pour voir Notre Seigneur, les saints Anges eux-mêmes leur ont
dit : “Vous, approchez, parce ce que nous savons que vous cherchez Jésus-Christ
qui a été crucifié. Nous le savons. Alors, venez, venez voir là où il a été
déposé”.
Les femmes étaient effrayées,
le tremblement de terre, l’ange qui descend du Ciel, resplendissant de lumière
et de splendeur, elles sont épouvantées ; elles se seraient bien enfuies aussi,
comme les gardiens qui eux se sont enfuis, ont pris la fuite. Non, à elles, les
anges ont dit : “non, nous savons que vous, vous cherchez Notre Seigneur
Jésus-Christ”.
Puissions-nous aussi entendre
: “Nous savons que vous, vous recherchez Notre Seigneur Jésus-
Christ”. Que nos saints Anges
gardiens nous disent cela, lorsque nous arriverons à notre dernier moment. Lorsque
le Bon Dieu nous appellera, puissions-nous être reçus comme cela par les anges
et non pas nous enfuir et aller avec ceux qui sont avec le Prince du mensonge,
comme l’ont fait ces pauvres soldats en allant trouver les Princes des prêtres.
Demandons à la très Sainte
Vierge Marie de nous guider au cours de notre vie, pour qu’un jour nous
puissions aller partager son bonheur dans le Ciel.
Au nom du Père et du Fils et
du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
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