mardi 23 juin 2020
mardi 9 juin 2020
La vérité sur le racisme aux USA
samedi 30 mai 2020
Sainte Jeanne d'Arc, priez pour nous
dimanche 24 mai 2020
Maxime Leblanc - Nouvelle réponse à Jean-Claude Dupuis (2)
Suite à mon article ici, j’ai reçu une réponse de M. Jean-Claude Dupuis et pour être honnête je suis plutôt déçu. Je m’attendais à une réponse beaucoup plus profonde venant d’un historien ayant plusieurs années d’expérience. Étrangement, j’ai l’impression de lire un article qui avait paru dans l’Ami de la religion, un journal gallican qui est devenu un organe du « catholicisme » libéral. Il y a aussi des raccourcis décoiffants. Certes, il faudrait laisser une chance, à notre historien qui a l’insulte facile, de se reprendre.
D’abord M. Dupuis nous invite par honnêteté intellectuelle de publier sa réponse, ce qui sera fait. A-t-il été honnête intellectuellement de son côté? A-t-il employé cette médecine avec sa réponse? Médecin guérit-toi, toi-même. Il a relevé ici deux pages de citations qui semblent problématiques de toutes les œuvres de Mgr Gaume qui compte plus ou moins 80 livres.
Ensuite, je laisse ma réponse au bas des commentaires de M. Dupuis.
RÉPONSE DE JEAN-CLAUDE DUPUIS :
Voici ma réponse en pièce jointe. Je vous invite à la publier sur votre blog par honnêteté intellectuelle. Vous avez le droit de ne pas être d'accord avec moi, mais je vous saurais gré de ne pas m'insulter en disant que je n'ai pas lu les auteurs dont je parle.
Mgr Gaume écrivait dans son ouvrage Du catholicisme dans l’éducation (édition 1884) :
Au risque d’être taxé de novateur [oui, Mgr Gaume était un « novateur » par rapport à la tradition pédagogique de l’Église], exprimons encore une autre pensée, que nous nous empressons de mettre sous le patronage de deux noms célèbres [Eckstein et Ballanche : deux gnostiques]. Toute l’activité du monde savant se concentre aujourd’hui sur l’Orient (…) Initier la jeunesse à la connaissance des langues de l’antique Orient [allusion au sanskrit pour ceux qui savent lire entre les lignes] telle est la tâche sacrée [le « sacré » touche à la religion] que les circonstances lui imposent (…) Écoutons là-dessus un homme dont la voix n’est que l’écho de l’Allemagne savante [la « science » allemande du XIXe siècle était obnubilée par l’Inde, ce qui a conduit au nazisme] : « L’étude de la poésie, de la philosophie, de la tradition religieuse de l’Orient, dit M. le baron d’Eckstein, fera comprendre d’une manière plus vaste la littérature classique. Cette étude répandra une lumière inattendue sur les écrits de Moïse et des prophètes. (…) Plus les livres religieux des Perses et des Indiens nous seront connus, plus s’affermiront les bases de notre foi, à la vérité desquelles ces écrits apportent de magnifiques témoignages. [Étudier la Bible à l’aide des Védas?] (…)
Voici maintenant un autre philosophe non moins profond, et dont les paroles sont encore plus explicites sur le sujet qui nous occupe : « Il est impossible, dit M. Ballanche, de se le dissimuler plus longtemps : les études littéraires doivent prendre une direction nouvelle, être assises sur d’autres fondements... La langue latine n’a plus rien à nous apprendre (…). Bannissons donc dès à présent le latin de la première éducation. [Mgr Gaume précise en note qu’il trouve cette affirmation trop absolue, mais qu’il est d’accord pour dire que le latin et le grec doivent occuper une place secondaire dans l’éducation, la première place revenant aux langues orientales.] Le temps est venu de commencer à introduire dans les premiers rudiments de l’éducation l’étude des langues orientales : de se former de nouvelles traditions littéraires. (…) Je le répète, le latin est épuisé, le grec le sera tout à l’heure... Les langues orientales contiennent des trésors que nous commençons à peine à soupçonner … »
[Je pourrais appuyer mes autres affirmations sur Mgr Gaume par des citations, mais je vous invite plutôt à lire directement l’ouvrage, qui ne « sonne pas très catholique ». Bien des gens étaient mélangés au XIXe siècle, comme de nos jours d’ailleurs.]
Voici donc ma réponse :
Dans un précédent courriel, j’ai posé des questions claires qui méritaient des réponses claires. J’ai obtenu des citations de deux auteurs que Mgr Gaume prenait pour référence, qui ne prouvent rien aux accusations qui sont portées contre lui.
Étrangement, j’ai trouvé de grandes similitudes entre l’article de M. Dupuis et la critique du livre Du catholicisme dans l’éducation parue dans l’Ami de la religion. Je rappelle que ce journal est un organe libéral. Est-ce la source où M. Dupuis a puisé? Révélateur? Par honnêteté intellectuelle, une des bases primordiales d’un historien est de citer ses sources. Avec la méthode de critique sur des citations nous pourrions rendre plusieurs personnages le contraire total de ce qu’ils sont. Par exemple, un auteur anticommuniste pourrait « devenir » un communiste par les simples citations qu’il met pour exprimer une idée ce qui n’équivaut guère à le cautionner. Honnêteté intellectuelle?
Je mets les pages de la critique parue dans le journal ainsi que la réponse de Mgr Gaume.
Maintenant, je répondrais aux commentaires laissés par M. Dupuis :
« la « science » allemande du XIXe siècle était obnubilée par l’Inde, ce qui a conduit au nazisme »
Il y a tout un raccourci ici, c’est un commentaire complètement inutile qui n’a aucun lien avec Mgr Gaume.
« Mgr Gaume précise en note qu’il trouve cette affirmation trop absolue, mais qu’il est d’accord pour dire que le latin et le grec doivent occuper une place secondaire dans l’éducation, la première place revenant aux langues orientales. »
Voici la note de bas de pages du livre Du catholicisme dans l’éducation au complet de Mgr Gaume :
« Ce précepte de M. Ballanche nous paraît trop absolu : le latin est la langue de l’Église catholique; il doit tenir dans l’éducation des jeunes chrétiens une place proportionnée à l’importance des vérités qu’il est chargé de transmettre. »
Ai-je besoin d’en dire plus? Honnêteté intellectuelle?
L’autre note de bas de page qui ne doit pas être mêlée avec celle ci-dessus :
« M. Ballanche veut dire, sans doute, que le grec ne devra plus occuper qu’un rang très-secondaire dans la première éducation, et nous sommes tout-à-fait de son avis. »
J’aimerais bien savoir où Mgr Gaume a-t-il dit que la première place revenait aux langues orientales. Honnêteté intellectuelle?
N’oublions surtout pas que Mgr Gaume a publié une trentaine de livres d’auteurs chrétiens latins et grecs aux éditions Gaume et frères.
Je continue ?
Voici un Bref de Grégoire XVI donné à Mgr Gaume en 1842. Souvenons-nous que Mgr Gaume a écrit Du Catholicisme dans l’éducation en 1835.
BREF À MONSEIGNEUR GAUME
GREGOIRE XVI, PAPE
A NOTRE CHER FILS J. GAUME, PRÊTRE, CHANOINE DE L’EGLISE CATHÉDRALE DE NEVERS
Cher Fils, salut et bénédiction apostolique.
C'est pour Nous un bonheur et une coutume de décerner des éloges, des récompenses honorables et des témoignages de Notre bienveillance Pontificale, surtout aux ecclésiastiques qui, distingués par le talent et la vertu, professent un attachement inébranlable pour cette Chaire de Pierre, et mettent toute leur gloire à bien mériter de la Religion catholique. C'est pourquoi, sachant d'une manière certaine qu'étant orné des plus belles qualités de l'esprit et du cœur, et recommandable par une piété, une intégrité de vie et une gravité de mœurs connues de tous, vous n'omettez ni soin, ni travail, ni effort pour procurer le bien de la religion catholique à laquelle les ouvrages que vous avez publiés n'ont pas rendu un médiocre service, et que vous professez pour Nous et pour ce siège Apostolique un dévouement et une vénération singulière : pour toutes ces causes, Nous avons jugé convenable de vous donner une preuve de Notre bienveillance à votre égard. Voulant donc vous honorer d'un honneur particulier, après vous avoir absous, à cette fin seulement, et vous déclarant absous de toute excommunication, suspense, interdit et autres censures ecclésiastiques, sentences et peines portées, de quelque manière et pour quelque cause que ce soit, si par hasard vous en aviez encouru quelqu'une, en vertu de Notre Autorité Apostolique, Nous vous créons et nommons, par les présentes Lettres, chevalier de l'Ordre de la Milice Dorée, dernièrement restauré par nous et environné d'un nouvel éclat ; Nous vous associons à cet ordre, et vous mettons au rang et au nombre des Chevaliers qui le composent. En conséquence, Nous vous accordons et octroyons de porter la croix de l'Ordre, d'user et de jouir de tous et de chacun des privilèges, prérogatives, faveurs, dont usent et jouissent les autres Chevaliers du même ordre, ou dont ils peuvent et pourront user et jouir, sauf les facultés supprimées par le Concile de Trente, approuvé par l'autorité de ce Siège Apostolique : nonobstant les constitutions et décrets apostoliques et autres dispositions contraires, quelles qu'elles soient. Or, Nous voulons que vous portiez l'insigne de l’Ordre, c'est-à-dire la Croix d'or octangulaire, ayant au milieu, sur un champ émaillé d'argent, l'image du Souverain Pontife saint Sylvestre, suspendue à la poitrine avec un ruban rouge et noir, liséré de rouge, sur la partie gauche de l'habit, suivant l'usage ordinaire des Chevaliers, et d'après la forme prescrite par Nos Lettres Apostoliques, en date du 31 octobre de l'an 1841, concernant le même ordre ; autrement vous perdriez les privilèges de cet indult. Et afin que vous connaissiez de plus en plus Notre bienveillance à votre égard, Nous avons ordonné que la Croix elle-même vous fût remise de Notre part.
Donné à Rome, à Saint-Pierre, sous l'anneau du Pêcheur, le 29 mars de l'an 1842, et de notre Pontificat le douzième.
A. Gard. LAMBRUSCHINI.
« Bien des gens étaient mélangés au XIXe siècle, comme de nos jours d’ailleurs. »
Si des gens étaient « mélangés » comme vous dites, et vous incluez Mgr Gaume, dois-je comprendre que les Papes qui lui ont attribué des Brefs étaient mélangés aussi? C’est déjà une grande grâce de recevoir un seul bref, imaginez en recevoir 6 comme Mgr Gaume, celui que vous dites écrire une œuvre qui « ne sonne pas très catholique ». Où est la condamnation de ce livre?
Mgr Gaume allait porter lui-même à la Congrégation de l’Index ses ouvrages traitant de la question des classiques. À ce que je sache, aucun de ses livres ne s’est retrouvé à l’Index, mais il a plutôt reçu des Brefs d’approbation, une décoration et ensuite nommé protonotaire apostolique.
Était-il si mélangé que le prétend M. Dupuis? Honnêteté intellectuelle?
Il y aurait bien d’autres choses à rajouter, mais je vais m’arrêter ici. À une prochaine fois peut-être.
Maxime Leblanc
samedi 16 mai 2020
Maxime Leblanc - Réponse à Jean-Claude Dupuis sur la question des Classiques
Voici un article de M. Jean-Claude
Dupuis auquel j’ai annoté (en rouge) quelque questionnement. Suite à un court
échange avec M. Dupuis pour avoir des réponses à mes questions j’ai eu pour
seule réponse un renvoi vers un article de l’abbé Athanase Sauget auquel La
Voix des Francs numéro 25 avait déjà répondu. (Voir à la fin de l’article)
Suite à l’envoi de la réponse de La
Voix des Francs j’ai reçu comme réponse : « Non, je n’ai pas eu le temps. […de
lire l’article] »
Je m’interroge sur le sérieux du
billet de M. Dupuis dépeignant Mgr Gaume comme un ésotériste, « apparemment »
antilibéral, « traditionnaliste » condamné par Grégoire XVI ainsi que « des
tendances gnostiques des modes médiévales contemporaines. »
Il n’a certainement rien compris de
la question des classiques de Mgr Gaume mais il peut se rassurer, il n’est pas
le premier.
Beaucoup l’ont condamné sans même
avoir pris le temps de le lire et pourtant Pie IX l’a défendu à maintes
reprises et aussi indirectement en défendant, en autre, Mgr d’Avanzo et le
Cardinal Gousset pour ne nommer qu’eux.
« Mon
éloge d’Antigone et de la culture classique en général a pu scandaliser les
« gaumistes », en supposant qu’il s’en trouve encore.
Mgr
Jean-Joseph Gaume (1802-1879) était un brillant polémiste contre-révolutionnaire
français. Dans Le vers rongeur des sociétés modernes ou le paganisme dans
l’éducation (1851), il soutenait que la Révolution française était le fruit des
études littéraires gréco-latines. Les élites européennes s’étaient détournées
de Dieu parce que les collèges classiques leur avaient inculqué le culte des
héros de l’Antiquité païenne plutôt que celui des saints du Moyen Âge. Mgr
Gaume suggérait de remplacer l’enseignement du latin classique de Cicéron par
celui du bas-latin de saint Augustin. Une authentique civilisation chrétienne,
disait-il, devait s’imprégner de la Bible et de la Patrologie plutôt que
d’Homère et de Virgile. (Où Mgr Gaume a-t-il dit qu’il voudrait remplacer les
auteurs classiques par celui du bas?!-latin de saint Augustin?)
La
question des classiques païens a soulevé la controverse, en France et au
Québec. L’abbé Alexis Pelletier (1837-1910) a propagé le gaumisme chez nous. Le
clivage opposait généralement les catholiques ultramontains (gaumistes) aux
catholiques libéraux (anti-gaumistes). Mais ce n’était pas toujours clair. Les
jésuites, très ultramontains, défendaient néanmoins les études anciennes, qui
formaient la base de leur ratio studiorum.
Le
Saint-Siège n’a pas vraiment tranché le débat, car c’était une question
pédagogique plutôt que théologique. Dans Inter multiplices (1853), Pie IX a dit
que l’on pouvait étudier le latin « tant dans les ouvrages si remplis de
sagesse des saints Pères de l’Église que chez les auteurs païens les plus
célèbres, purifiés de toute souillure ». Le Souverain Pontife ne condamnait pas
le gaumisme, mais il confirmait que la pédagogie humaniste n’avait pas fait
fausse route en enseignant la littérature païenne. Il recommandait seulement de
censurer les passages immoraux de certaines œuvres, ad usum Delphini.
(Avez-vous seulement lu Mgr Gaume pour bien comprendre? Avez-vous bien discerné
ce qu’il disait sur la question des classiques?)
L’Église
catholique a toujours récupéré ce qu’il y avait de bon dans la culture non
chrétienne. « Tout ce qui est vrai est mien, disait saint Augustin, car tout ce
qui est vrai est chrétien. » Saint Thomas d’Aquin a complété, et non pas
rejeté, la philosophie d’Aristote.
Certains
protestants ont parfois eu tendance à condamner en bloc la culture profane sous
prétexte que la Bible pouvait répondre à toutes les questions. Leur mentalité
ressemble à celle du calife Omar, qui fit brûler la bibliothèque d’Alexandrie
(643) en disant : « Le Coran suffit ! »
Le
gaumisme se rattachait au christianisme romantique du XIXe siècle, qui
dénonçait la prétendue « dérive rationaliste » de l’Église du Concile de Trente
(1542-1563) au nom d’une religiosité sentimentale qui se réclamait d’un Moyen
Âge imaginaire. En réalité, l’Église médiévale n’a jamais condamné la
littérature gréco-latine. Les moines recopiaient fidèlement les œuvres païennes
de l’Antiquité.
Mgr
Gaume était apparemment antilibéral. Mais son rejet total de la culture antique
visait à promouvoir une sorte de christianisme ésotérique. (Citation?) Il
adhérait au « traditionalisme philosophique » de l’abbé Félicité de Lamennais
(1782-1854), le père du catholicisme libéral français. (Preuve?) Dans son
ouvrage Du catholicisme dans l’éducation (1835), Mgr Gaume fait l’éloge de
Platon, mais il ne consacre qu’une demi-phrase à saint Thomas d’Aquin. Il va
même jusqu’à soutenir que l’on devrait étudier le sanskrit plutôt que le grec
et le latin. (Citation?) Cela dit tout.
Léon
XIII écrivait dans Aeterni patris (1879) : « Il est dans l’ordre de la divine
Providence que, pour rappeler les peuples à la foi et au salut, on recherche
aussi le concours de la science humaine : procédé sage et louable, dont les
pères de l’Église les plus illustres ont fait un usage fréquent, ainsi que
l’attestent les monuments de l’Antiquité ».
J’admire
le Moyen Âge, mais je me méfie des tendances gnostiques des modes médiévales
contemporaines. »
mercredi 22 avril 2020
Pédophilie, satanisme et MK Ultra
jeudi 9 avril 2020
Les changements liturgiques du Pape Pie XII : Un catholique peut-il rejeter les lois promulguées par un Pape légitime ?
Les
modernistes, dans leur tentative de détruire la liturgie catholique, introduisirent
progressivement et astucieusement la "Nouvelle Messe", aussi appelée Novus Ordo, les nouveaux sacrements et
les changements liturgiques qui découlaient de Vatican II. En conséquence, les
catholiques sont devenus réticents à changer la liturgie. Malheureusement,
certains traditionalistes sont allés plus loin, rejetant même les changements
légitimes introduits par le Pape Pie XII, qu'ils considèrent comme un Pape
légitime.
Ils
soutiennent à tort que certains de ces changements, y compris la Semaine Sainte
Réformée, ont été les premiers pas vers le Novus
Ordo, grâce à l'implication de Monseigneur Annibale Bugnini, ainsi que
quelques retouches faites par d'autres modernistes. Ces âmes fortement têtues
ne rejettent pas complètement les changements ; elles se rassemblent et
choisissent ce qu'elles vont accepter et ce qu'elles vont rejeter. Par exemple,
ils observent la réforme du jeûne eucharistique du Pape et la permission de dire
des Messes du soir : qui leur a donné l'autorité pour déterminer ce qu'il faut
suivre concernant les rites liturgiques, les décrets, les rubriques ?
Le
Pape Pie XII a promulgué plusieurs changements liturgiques, dont les suivants :
1)
Pendant de nombreux siècles, l'Église catholique a exigé que les gens jeûnent à
partir de minuit sans manger ni boire quoi que ce soit, y compris de l'eau,
avant de recevoir la communion. En 1950, le Pape Pie XII a modifié les lois sur
le jeûne pour les boissons non alcoolisées et pour les repas et les boissons alcoolisées.
Vous pouvez boire de l'eau et prendre des médicaments à tout moment avant de
recevoir la Sainte Eucharistie. Le résultat de ces mouvements est que les
catholiques peuvent recevoir Notre Seigneur plus fréquemment dans la Sainte
Communion. Les prêtres américains qui récitent souvent plusieurs Messes ou
Messes du soir le dimanche ont apprécié ces changements.
2)
Sa Sainteté a permis la célébration de la Messe l'après-midi et le soir - un changement
très notable par rapport à l'observance précédente.
3)
En 1955, il simplifia les rubriques du bréviaire romain et du missel en changeant
la classe de certaines fêtes et en supprimant quelques octaves et veilles. Il a
mis en œuvre les réformes bréviaires que le Pape Saint Pie X a faites pour le
bréviaire monastique.
4)
En 1955, le Pape Pie XII approuva la Nouvelle Semaine Sainte, au cours de
laquelle certaines des cérémonies qui avaient été modifiées au fil des ans furent
restaurées. Il a également facilité la participation des travailleurs aux cérémonies
du Jeudi saint, du Vendredi saint et de la Veillée pascale en les ramenant à
leur heure originale et appropriée. Dans les temps apostoliques, l'Église
catholique célébrait la liturgie du Jeudi Saint, du Vendredi Saint et de la Veillée
pascale « aux mêmes heures du jour où ces mystères sacrés se sont produits.
Ainsi, l'institution de l'Eucharistie a eu lieu le soir du Jeudi Saint, la Passion
et la Crucifixion ont eu lieu dans les heures qui ont suivi midi le Vendredi
Saint et la Veillée pascale a eu lieu dans la nuit du Samedi Saint, se terminant
le matin du jour pascal avec le Jubilé de la Résurrection de Notre Seigneur.
«
Au cours de Moyen Âge...[l'Église], pour diverses raisons pertinentes, a commencé
à faire, dans les premières heures, les représentations liturgiques de l'époque,
puis, vers la fin de cette période, tous ces services liturgiques ont été transférés
au matin. Cela n'a pas été sans nuire à la signification liturgique et à la confusion
entre les récits évangéliques et les cérémonies liturgiques qui s'y rattachent
». (Décret de la Sacrée Congrégation des
Rites, pp. 1-2, 16 novembre 1955)
Les
services liturgiques solennels du Jeudi Saint, du Vendredi Saint et de la Veillée
pascale ont eu lieu le matin dans des églises presque vides parce que peu de
gens pouvaient y assister. Les écoliers ont dû supplanter les hommes lors de la
cérémonie de lavement des pieds le Jeudi Saint parce qu'ils devaient travailler.
Grâce à la restauration de la Semaine Sainte par le Pape Pie XII, l'Église est
maintenant pleine et les fidèles viennent en grand nombre pour assister aux
cérémonies et recevoir la Sainte Communion.
En
1951, le Pape Pie XII restaure la Veillée pascale pour la nuit, en son temps :
«
Pendant des siècles, l'Église a vu l'incongruité de la célébration de la Veillée
pascale - un service dont les textes [par exemple alléluia] et les symbolismes
[par exemple Lumen Christi] se
penchent manifestement vers les heures du soir - aux premières heures du Samedi
Saint matin, quand le Christ ne s'était certainement pas encore levé. » (John Miller,
C.S.C., "The History and Spirit of Holy Week", The American Ecclesiastical Review, p. 235.)
Le
Pape Pie XII réduit le nombre de leçons récitées de douze à quatre, revenant à
la pratique de saint Grégoire le Grand. Le Pape a ordonné que le jeûne du Carême
se termine à minuit le Samedi Saint au lieu du soir pour compléter les 40 jours
de jeûne, et non les 39 jours de jeûne. Cette loi disciplinaire assure que le
Samedi Saint conserve son caractère de tristesse par la mort de Notre Rédempteur
couché dans le Saint Sépulcre.
5)
En 1954, le Pape Pie XII révisa l'Office divin en omettant plusieurs prières,
comme le Notre Père, l'Ave Maria et
le Credo avant les heures, les prières
des Laudes et des Vêpres à quelques exceptions près, le long Credo athanasien,
à l'exception du jour de la Très Sainte Trinité, etc. Selon la Sacrée Congrégation
des Rites, l'objectif proposé de ces modifications était « de réduire la grande
complexité des rubriques à une forme plus simple ».
Saint
Pie X avait déjà introduit certains de ces changements dans le bréviaire monastique.
Sous l'influence des bénédictins, le Pape Pie XII les étendit à tout le clergé.
En simplifiant les rubriques et en diminuant le nombre de prières, le bréviaire
est devenu plus facile pour les prêtres d'accomplir fidèlement et pieusement
leur obligation de réciter chaque jour l'office divin. Le clergé a accueilli
avec joie ces sages changements.
Le
Pape Pie XII approuva et promulgua officiellement ces changements. Bugnini n'avait
pas le pouvoir de promulguer quoi que ce soit. Faire référence à la Nouvelle
Semaine Sainte comme à la liturgie de Bugnini n'est pas très ingénieux et même
intellectuellement malhonnête. Quel que soit son rôle, cela n'enlève rien au
fait que plusieurs cardinaux et liturgistes orthodoxes ont été impliqués dans
la préparation de ces changements.
La
Sacrée Congrégation des Rites a été créée pour diriger la liturgie de l'Église latine.
Par Église latine, on entend la partie de l'Église catholique, de loin la plus grande,
qui utilise le latin dans ses cérémonies. Le Pape Pie XII a établi une commission
« pour examiner la question de la restauration de l'Ordo de la Semaine Sainte
et proposer une solution. Ayant obtenu la réponse, Sa Sainteté décréta, comme
l'exigeait la gravité de la question, que la question dans son ensemble soit
soumise à un examen spécial par les Cardinaux de la Sacrée Congrégation des
Rites ».
Lorsque
les Cardinaux se réunirent au Vatican en 1950, « ils examinèrent la question à
fond et votèrent à l'unanimité pour que l'Ordo de la Semaine Sainte restauré
soit approuvé et prescrit, sous réserve de l'approbation du Saint-Père. Sa
Sainteté daigna approuver ce que les Cardinaux avaient décidé. Puis, par mandat
spécial du Pape Pie XII lui-même, la Sacrée Congrégation des Rites a déclaré ce
qui suit...[donnant des directives spécifiques, y compris :] Ceux qui suivent
le rite romain sont obligés... de suivre l'Ordo de la Semaine Sainte Réformée,
établi dans l'édition officielle du Vatican ». (Décret de la Sainte Congrégation des Rites, pages 1-2, 16 novembre
1955)
Selon
le Pape Pie XII, les Réformes liturgiques qu'il a promulguées étaient « comme
un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme
un passage du Saint-Esprit dans son Église » (Actes du premier Congrès international de liturgie pastorale,
Assise - Rome, 18-22 septembre 1956, p. 224).
Le Christ a dit à saint Pierre et à tous ses successeurs : « Celui qui vous écoute,
M'écoute. » (Luc 10, 16) Il s'agit de l'obéissance à l'Autorité suprême légitime
de l'Église Catholique. Un vrai Pape a approuvé ces changements. Nous devons
accepter ces changements comme légaux et dignes d'un suivi, à moins que nous
puissions prouver que le Pape Pie XII n'était pas un vrai Pape.
Celui
qui dit que le Pape Pie XII n'a pas approuvé la Semaine Sainte Restaurée, le
dit sans fondement. Il est ridicule de dire que le Pape Pie XII n'avait aucune idée
ce que la Sacrée Congrégation des Rites et le monde catholique tout entier faisaient
à propos de la Semaine Sainte. N'est-ce pas le même argument que certains
utilisent pour défendre les « Papes » post-conciliaires - que depuis la mort du
Pape Pie XII, les "Vicaires du Christ" ne savent pas ce qui se passe
dans l'Église Catholique ? L'argument selon lequel il était déjà âgé ou avait
un autre handicap pour diriger l'Église est également complètement absurde à
cause de la clarté de ses dernières encycliques, directives et discours de
l'année même de sa mort.
Le
Pape Pie VI stigmatisait comme « au moins erronée » l'hypothèse « que l'Église
pouvait établir une discipline dangereuse, préjudiciable, propice à la superstition
ou au matérialisme ». (Dz. 1578) Dans
l'article 22, canon 7, le Concile de Trente a condamné quiconque dit que les
cérémonies de l'Église sont un stimulus à l'impiété plutôt qu'à la piété.
Les
changements introduits par le Pape Pie XII sont légaux, saints et propices à la
sanctification et au salut des âmes. L'Église catholique a toujours enseigné qu'un
Pape valide ne peut promulguer une cérémonie liturgique ou une loi qui est
préjudiciable à la foi et à la piété et qui déplaît à Dieu. Dans de telles décisions,
le Pape est protégé par l'infaillibilité.
Les
théologiens enseignent que les lois disciplinaires universelles et les changements
liturgiques sont des objets secondaires d'infaillibilité. Monseigneur Van Noort
l'explique clairement : « L'axiome bien connu, Lex orandi est lex credendi (la loi de la prière est la loi de la
foi), est une application spéciale de la doctrine de l'infaillibilité de
l'Église en matière disciplinaire. Cet axiome dit en effet que la formule de la
prière approuvée pour l'usage public de l'Église universelle ne peut contenir
d'erreurs contre la foi et la morale. » (Église
du Christ, p.116)
Les
changements liturgiques du Pape Pie XII - l'institution de la fête de saint Joseph
le travailleur, la restauration de la Semaine Sainte, les lois du jeûne eucharistique,
etc. - ne conduisent point au péché. Si quelqu'un disait que ces changements
sont hérétiques ou conduisent au péché, il accuserait l'autorité doctrinale
infaillible de l'Église de pratiques sacrilèges et d'erreurs doctrinales qui
corrompent la foi, compromettent ses doctrines et blessent les âmes. Une telle
accusation nierait que le Christ protège Son Église et Sa sainte Liturgie du mal
et de l'erreur.
Le
Pape Pie XII interdit sans exception, dans un langage plus précis, aux prêtres d'utiliser
l'ancienne liturgie et condamne également l'antiquarisme (archéologie),
c'est-à-dire la pratique du retour aux observances liturgiques primitives pour
non-conformité aux rubriques concurrentes et aux lois ecclésiastiques, ce qui,
en une telle occasion, serait implicite dans la non-activité du Saint Esprit à
diriger l'Église. Le plus vieux n'est pas toujours le meilleur, surtout quand
il défie les ordres d'un vrai Pape.
La
raison pour laquelle nous suivons les changements liturgiques du Pape Pie XII
est l'autorité infaillible de l'Église pour enseigner. Les changements ont été autorisés
par un Vicaire infaillible du Christ et ont été officiellement promulgués pour
remplacer les anciens rites et lois existants. Puisque le Pape Pie XII était un
vrai Pape, nous devons obéir à ses ordres concernant la sainte Liturgie. L'obéissance
est la plus sûre, la plus cohérente et la règle de l'orthodoxie.
D'autre
part, ceux qui acceptent Pie XII comme un vrai Pape tout en refusant d'accepter
ses décrets liturgiques font preuve de rébellion et de désobéissance. En se
rassemblant et en choisissant ce qu'ils veulent, ils se placent comme l'autorité
suprême de l'Église catholique. Ils revendiquent le droit de juger le Pape, de
filtrer ce qu'il enseigne et de décider ce à quoi ils vont obéir et ce qu'ils vont
rejeter. Filtrer et choisir ce qui sera obéi et ce qui sera rejeté est une
erreur. C'est un sceau de rébellion que de nier l'obéissance au vrai Vicaire du
Christ ; la rébellion en matière d'obéissance à l'Autorité légitime est
toujours un danger pour la foi.
Le
gallicanisme était une hérésie contre la juridiction papale, qui avait tendance
à limiter les pouvoirs du Pape. Elle a commencé au début du XVe siècle et s'est
répandue dans toute l'Europe. Par conséquent, beaucoup d'européens ont perdu leur
sens d'obéissance au Pape. En 1682, le clergé français formula les quatre articles
qui sont devenus obligatoires pour toutes les écoles et pour tous les professeurs
de théologie. Les quatre articles déclaraient que le jugement papal ne vaut
rien sans le consentement de l'Église. Les Papes Alexandre VIII et Pie VI et le
Concile du Vatican ont condamné le gallicanisme. Malheureusement, l'esprit du
gallicanisme prévaut encore aujourd'hui.
Ceux
qui rejettent les changements liturgiques du Pape Pie XII sont incohérents. S'ils
acceptent Pie XII comme Pape, ils doivent se réserver leur propre opinion sur
sa liturgie, mettre de côté leurs goûts et leurs aversions liturgiques, et simplement
lui obéir. La mentalité catholique est d'obéir aux supérieurs légaux dans tout
sauf le péché.
L'esprit
d'obéissance à l'autorité légitime a été exprimé par la mère de Lucie, une des
enfants de Fatima. Quand on a demandé à la mère de Lucie pourquoi le nouveau
pasteur n'autorisait pas la danse et l'ancien l'interdisait, elle a répondu : «
Je ne sais pas pourquoi l'ancien et le nouveau pasteur l'ont fait. Si le
nouveau curé ne veut pas des danses, mes enfants ne danseront pas. »
Nous
conclurons par un discours du Pape Saint Pie X devant les prêtres de l'Union
Apostolique :
«
Quand on aime le Pape, on ne discute pas au sujet des mesures ou des ordres
qu'il donne ; on ne recherche pas jusqu'où doit aller l'obéissance, et quelles
sont les choses dans lesquelles on doit obéir. Quand on aime le Pape, on n'objecte
pas qu'il n'a pas parlé assez clairement, comme s'il était obligé de répéter à
l'oreille de chacun ses volontés clairement exprimé, tant de fois, non seulement
de vive voix, mais encore par des lettres et d'autres documents publics ; on ne
met pas en doute ses ordres, sous le prétexte, si facile pour celui qui ne veut
pas obéir, que ce n'est pas le Pape qui commande, mais ceux qui l'entourent. On
ne limite pas le champ où son autorité peut et doit s'exercer. On ne préfère
pas à l'autorité du Pape celle d'autres personnes, si doctes soient elles, qui
ne sont pas du même avis que le Pape : car, si elles ont la science, elles n'ont
pas la sainteté, parce que celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec
le Pape. » (AAS 1912, p. 695)
Nous
devons nous rappeler que tout cela s'applique à un Pape légitimement et validement
élu, et non à un hérétique ou à un "Pape" invalidement élu - un faux Pape.
Biblio
:
https://www.cmri.org/span-may-catholics-reject-piusxii-liturgicalchanges.html
https://www.deepl.com/translator
La position doctrinale de la CMRI
sur la Semaine Sainte Restaurée
Les
prêtres de la CMRI, conformément au décret publié en novembre 1955, observent
la "Semaine Sainte Restaurée" qui fut ainsi ordonnée par le Pape Pie
XII pour tous ceux qui suivent le rite romain. Ils agissent aussi en obéissance
au décret infaillible du Concile Vatican I er de 1870, qui disait :
«
En conséquence, Nous enseignons et déclarons que l'Église Romaine possède sur
toutes les autres, par disposition du Seigneur, une primauté de pouvoir
ordinaire, et que ce pouvoir de juridiction du Pontife Romain, vraiment épiscopal,
est immédiat. Les pasteurs de tout rang et de tout rite et les fidèles, chacun
séparément ou tous ensemble, sont tenus au devoir de subordination hiérarchique
et de vraie obéissance, non seulement dans les questions qui concernent la foi
et les mœurs, mais aussi dans celles qui touchent à la discipline et au
gouvernement de l'Église répandue dans le monde entier. Ainsi, en gardant l'unité
de communion et de profession de foi avec le Pontife Romain, l'Église est un
seul troupeau sous un seul pasteur. Telle est la doctrine de la vérité catholique,
dont personne ne peut s'écarter sans danger pour sa foi et son salut...»
(Concile œcuménique de Vatican, Constitution dogmatique Pastor Æternus (sur l'Église du CHRIST), chap. III, IVe session,
18 juillet 1870, Denzinger n. 1830.)
Par
le Révérend Père Dominic Radecki, CMRI
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